« La lune t’embrasse fort »

Alan Glass, né à Montréal en 1932, fait la connaissance de Solange Legendre (1929-2004) à l’École des beaux-arts de Montréal en 1949. Au début des années 1950, les deux étudiants se retrouvent à l’École des beaux-arts de Paris et y nouent des liens profonds d’amitié.

Alors que Solange Legendre rentre à Montréal en 1955, Alan Glass choisit d’élire domicile à Mexico quelques années plus tard. Malgré la distance qui les sépare, les fidèles amis ne se perdent pas de vue et vont s’écrire régulièrement pendant plusieurs décennies. La volumineuse correspondance d’Alan à Solange peut être consultée aux Archives nationales à Montréal, dans le fonds de la conceptrice de costumes. 

Un avant-goût

Lettre d’Alan Glass à Solange Legendre, rentrée à Montréal, dans laquelle il décrit son logement parisien (p. 1), octobre 1955. Archives nationales à Montréal, fonds Solange Legendre (P846, S1, SS2, D4).
Lettre d’Alan Glass à Solange Legendre dans laquelle il parle de l’arrestation de Pauline Julien et de Gérald Godin (p. 1), [octobre 1970]. Archives nationales à Montréal, fonds Solange Legendre (P846, S1, SS2, D4).
Lettre d’Alan Glass à Solange Legendre dans laquelle il parle de la libération de Pauline Julien et de Gérald Godin (p. 1), [octobre 1970]. Archives nationales à Montréal, fonds Solange Legendre (P846, S1, SS2, D4).
Texte d’Alan Glass dans lequel il dit avoir rêvé de Solange Legendre (p. 1), 11 septembre 1985. Archives nationales à Montréal, fonds Solange Legendre (P846, S1, SS2, D4).
Texte de Solange Legendre dans lequel elle parle du rêve d’Alan Glass où elle apparaissait, 12 septembre 1985. Archives nationales à Montréal, fonds Solange Legendre (P846, S1, SS2, D4).
Lettre d’Alan Glass à la sœur de Solange Legendre, Odette (dont il orthographie le prénom « Audette »), dans laquelle il s’inquiète de l’état de santé de Solange (elle a été victime d’un accident vasculaire cérébral) et parle du tremblement de terre qui a secoué Mexico en septembre, 3 octobre 1985. Alan Glass signe « Alune ». Archives nationales à Montréal, fonds Solange Legendre (P846, S1, SS2, D4).
Lettre d’Alan Glass à Solange Legendre dans laquelle il parle de la fille de Jacqueline Lamba et d’André Breton, Aube, et d’une peinture de Foujita qui lui rappelle le Paris des années 1950 (p. 1), 5 mai 1986. Archives nationales à Montréal, fonds Solange Legendre (P846, S1, SS2, D4).
Dessin [d’Alan Glass] inspiré d’une citation d’André Breton, juin 1986. En 1958, André Breton et Benjamin Péret organisent la première exposition d’Alan Glass à la galerie Le Terrain Vague, à Paris. Alan Glass signe « Alune ». Archives nationales à Montréal, fonds Solange Legendre (P846, S1, SS2, D4).

Au fil des années, de nombreuses expositions ont été consacrées au travail d’Alan Glass, artiste multidisciplinaire de renommée internationale qui vit toujours à Mexico. Ses œuvres font également partie de collections prestigieuses. À Saint-Bruno-de-Montarville, ville de son enfance, une salle d’exposition du Vieux Presbytère porte son nom depuis 2016.

Pour en savoir plus


Marthe Léger, archiviste, Archives nationales à Montréal


Cet article est la version révisée d’un texte publié dans le blogue Instantanés de BAnQ le 23 août 2017, sous le titre Alan Glass et Solange Legendre : des amis indéfectibles.