Charlotte Tassé : une vie consacrée à l’Institut Albert-Prévost et à la formation des infirmières

L’infirmière diplômée Charlotte Tassé, originaire d’Henryville (Québec), a consacré sa vie professionnelle au développement et au rayonnement de l’Institut Albert-Prévost [1].

Charlotte Tassé, directrice du Sanatorium Prévost, 1938. BAnQ Vieux-Montréal (P307, S3, SS1, D7). Photo : Albert Dumas.

Elle a aussi œuvré à l’amélioration des connaissances médicales en santé mentale et à la valorisation de la profession d’infirmière. Tout en assurant la direction de l’Institut Albert-Prévost, Charlotte Tassé l’oriente de plus en plus vers l’enseignement des soins infirmiers. En effet, la formation des infirmières a toujours été une de ses grandes préoccupations. Dès 1919, elle crée, au sein du Sanatorium Prévost qui vient d’ouvrir ses portes, une école d’infirmières qu’elle dirige jusqu’à sa fermeture en 1947. Elle fonde également la revue La garde-malade canadienne-française. Sa grande réussite demeure toutefois la création, le 4 septembre 1950, de la toute première école de « gardes-malades auxiliaires » de la province de Québec dont la devise est « s’oublier pour soulager ».

I

Dépliant publicitaire du cours de gardes-malades auxiliaires, vers 1960. BAnQ Vieux-Montréal (P307, S2, SS2, D2).

Diplôme de l’École de gardes-malades auxiliaires de l’Institut Albert-Prévost, vers 1960. BAnQ Vieux-Montréal (P307, S2, SS2, D2).

Il existe le Prix d’excellence Charlotte-Tassé, remis tous les deux ans par l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec. Le Centre de formation professionnelle Charlotte-Tassé, à Longueuil, offre également le programme de formation d’infirmières et d’infirmiers auxiliaires.

Pierre tombale de la famille Tassé, cimetière de Saint-Georges d’Henryville. Photo : Pierre Leduc.

« Charlotte Tassé I.L. Elle aima les malades, les infirmières, les gardes-malades 1893-1974 », inscription sur la pierre tombale de la famille Tassé, cimetière de Saint-Georges d’Henryville. Photo : Pierre Leduc.

Marthe Léger, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal


[1] Le Sanatorium Prévost est devenu l’Institut Albert-Prévost en 1955.


En complément :

https://www.banq.qc.ca/histoire_quebec/parcours_thematiques/CharlotteTasse/index.jsp

« S’oublier pour soulager : la devise de l’étudiante ‘‘garde-malade’’ » À rayons ouverts, numéro 101, hiver 2018, p. 30.

KLEIN, Alexandre. « Charlotte Tassé et la naissance des infirmières auxiliaires », La Presse, 6 septembre 2020.