Carole David – Prix Athanase-David 2020

Le 4 novembre dernier, on annonçait les prestigieux Prix du Québec 2020, remis par le Gouvernement du Québec à des personnalités marquantes dans les domaines culturels et scientifiques. Le Prix Athanase-David, la plus haute distinction du Gouvernement du Québec en littérature, est décerné à un(e) écrivain(e) québécois(e) pour l’ensemble de son œuvre. Cette année, le prix a couronné l’œuvre de l’écrivaine Carole David.

Son tout premier livre, publié en 1986, Terroristes d’amour, a remporté le prix Émile-Nelligan, remis chaque année à un(e) poète de moins de 35 ans. Jusqu’à sa plus récente œuvre, Comment nous sommes nés, publiée en 2018 et qui a remporté le Grand Prix du livre de Montréal en 2019, Carole David a marqué la littérature par sa poésie et ses nouvelles, qui touchent au féminisme et à la culture populaire.

Voici des suggestions afin de vous faire découvrir et explorer l’œuvre de cette importante écrivaine québécoise, toutes disponibles dans les collections numériques de BAnQ.

Recueils de poésie

Comment nous sommes nés (Les Herbes rouges, 2018)
Aussi disponible en format audio, lu par l’autrice 

Grand Prix du Livre de Montréal, 2019

« Ils forment une «parade clinquante», ce sont «des armes dangereuses, un baiser / à retardement». Enfants réels ou allégoriques, ils disparaissent sous nos yeux. Pour les attraper au moment crucial, Comment nous sommes nés déploie ses phrases amples, ses vers durs, monnaie qui brille au fond de la fontaine. Suspendus entre ciel et terre, entre deux époques; au bowling, au centre commercial, au ciné-parc, les personnages de ces poèmes arrivent à la fin de leur histoire. Ici où le merveilleux se défigure, ils tentent d’échapper à l’emprise de ceux qui les aimaient. «Qui bat des ailes?» Flottant parmi les fantômes, la poète abandonne sa voix à ces créatures sans langage qui, en s’émiettant, la métamorphosent.» (quatrième de couverture)

L’année de ma disparition (Les Herbes rouges, 2015)

Prix des libraires 2016

Grand prix Québecor du Festival international de la poésie 2016 « Je suis entrée dans le boisé de mon enfance avec l’intention d’y rester. J’étais douée pour une existence hasardeuse, je ne m’appartenais plus corps et biens. Des photographies, des objets perdus ont suffi à me faire disparaître. J’ai donné un congé définitif aux vies qui m’habitaient. Je ne sais rien de ce que j’écris. Ces poèmes sont l’écume de ma chute. C. D. » (quatrième de couverture)

Manuel de poétique à l’intention des jeunes filles
(Les Herbes rouges, 2010)

Prix Alain-Grandbois, 2011

Prix de l’Académie de la vie littéraire au tournant du XXIe siècle, 2010 « En lisant, en vivant, des images apparaissent et disparaissent ; on entend des voix, on s’en remet à elles ; certaines sont là depuis l’enfance et l’adolescence, d’autres ont surgi dans des moments de bonheur, mais aussi dans des moments où, désespéré, on cherche un ailleurs dans les mots. En lisant, en écrivant, icônes, études, méditations sont la somme personnelle de l’expérience de la lecture, de la possibilité de rêver et de se forger sa propre image du monde. Lus, écrits, seule et en silence, fort et devant public, les poèmes de ce manuel célèbrent les figures mythiques et tutélaires penchées sur le berceau des petites filles. De l’espace domestique à l’espace de l’écriture, ces voix se conjuguent en une seule. » (quatrième de couverture)

Vous retrouverez également un texte de Carole David dans le volume 1 d’un collectif de poésie jeunesse publié en 2011 aux éditions de La courte échelle, Poésie.

Romans et nouvelles

Histoires saintes (Les Herbes rouges, 2013)

« Le style d’Histoires saintes est dépouillé au maximum. Fidèle à son dévouement au moment présent, Carole David nous livre des personnages qui n’ont souvent pas de nom, et qui arrivent avec le strict minimum d’information sur leur passé. Il y a de l’étrangeté ici, des moments de crise qui permettent un flash qui illumine leur vie. Le résultat est une connaissance intime et intense, un passage brusque de l’ordinaire au monstrueux. David Homel, La Presse » (extrait de la quatrième de couverture)

Hollandia (Héliotrope, 2011)

« Que reste-t-il du Lancaster pulvérisé en plein vol au-dessus d’Utrecht ? L’oncle de Joanne était à bord. Joanne, elle, n’était pas née encore. Enfant, elle agite la main quand un avion passe dans le ciel en criant, Mononcle Phil. Tandis que son père creuse un abri antiatomique. Elle aura un fils, Max, avec un Américain qui fuit la guerre du Vietnam. Max fait des modèles à coller et passe ses nuits devant l’écran à jouer à des jeux de guerre. Mais depuis son anniversaire qu’il vient de fêter avec sa mère, il a disparu. Dans cette novella aérienne, où l’on entend le lointain fracas des armes, Carole David retrouve le fil invisible qui relie les générations entre elles. » (quatrième de couverture)

Impala (Les Herbes rouges, 2007)

« Telle est la force de ce roman exceptionnel, où chaque phrase, chaque mot sont réfléchis et pesés, même quand il s’agit de décrire l’insoutenable sujétion des femmes au désir et à l’empire des hommes. Il y a dans Impala tous les ingrédients à la fois d’un vieux film policier et d’un affreux mélodrame, mais qui seraient tournés avec la rigueur classique d’un Bergman. Un premier roman, déjà une œuvre majeure. – Réginald Martel, La Presse » (extrait de la quatrième de couverture)

Pour aller plus loin

Dans la Collection patrimoniale de BAnQ numérique, vous trouverez l’intégrale de L’endroit où se trouve mon âme : récits, publié aux Herbes rouges en 1991.

L’ensemble des œuvres écrites par Carole David est repérable au catalogue de BAnQ. Quelques-uns de ces titres ont aussi été traduits en anglais.

Sur Érudit, on peut repérer plusieurs textes signés Carole David, publiés dans différentes revues culturelles québécoises, dont le texte « Nous allons au cinéma ce soir », publié dans le numéro de juillet 2020 de la revue 24 images.

Vous retrouverez sur Internet les prescriptions littéraires de Carole David, une initiative de l’Association des libraires du Québec.

Voyez également l’entrevue qu’elle a donnée à l’occasion de la remise du Prix Athanase-David.

par Esther Laforce, bibliothécaire
Arts et littérature, Grande Bibliothèque

Pour utiliser les ressources numériques de BAnQ, il faut être abonné à BAnQ et s’authentifier.
Abonnez-vous.