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Cette magie dont le monde a besoin

22 mai 2016 par Gilbert Turp | Catégorie(s) : Non classé

Elle est si optimiste qu’elle en devient bouffonne. Son sourire éclate. Elle est contente car elle a organisé des ateliers de création avec les camelots de l’Itinéraire, le journal de la rue, et cela a abouti à des lectures publiques au festival de littérature de Métropolis Bleu. Elle a aussi pensé à un atelier d’écriture de poèmes inspirés des œuvres exposées puis elle a ensuite pensé à un atelier de dessins inspirés à leur tour des poèmes. Cela a abouti à une exposition dans une galerie : les visages de l’espoir.

 

ic ou ailleurs

 

Elle rit beaucoup, souvent. Elle aime rire et voit partout des raisons de le faire. Quand elle s’emballe, elle parle très vite de sa voix douce et chantante. Une colombine. Je réfère à la Commedia dell’arte parce qu’elle faisait du théâtre en Italie, de la comédie surtout. Elle a également enseigné dans une école secondaire où elle animait des ateliers de création sur la vie heureuse, la joie d’exister. Ils étaient si drôles ses adolescents qui font semblant d’être blasés et qui ne savent pas quoi faire de leur corps encombrants. Avec eux, elle a acquis la conviction que la joie de vivre se sème et qu’il faut la semer pour espérer la récolter.

Mais un mystère nichait au creux de son existence, quelque chose qui palpitait comme un oiseau dans son cœur. Un ami metteur en scène lui suggéra d’en faire un spectacle et, pour le rêvasser avant de l’écrire, elle est partie en pèlerinage à Compostelle. Dix-sept jours plus tard, sa longue marche lui apportait l’envie de ne plus rien calculer, de se laisser bercer par les directions imprévues de l’existence. C’est à ce moment-là qu’elle a rencontré ce couple d’artistes de Montréal en chemin – deux personnes chaleureuses, gentilles et invitantes. Cette rencontre lui a fait l’effet d’une porte entrouverte et elle n’eut plus qu’à décider de la pousser toute grande pour se retrouver ici. Comme par magie.

 

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Aquarelles de Caroline Bopileau

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