L’évaluation des informations judiciaires : l’approche des Archives nationales du Québec

Les Archives nationales du Québec réalisent une évaluation des informations produites par les tribunaux qui s’inspire notamment de la théorie de la macro-évaluation.

Ce type d’évaluation s’intéresse aux processus en étudiant les missions assurées par une ou plusieurs organisations, puis dans un deuxième temps aux différents acteurs, et enfin aux documents produits dans le cadre d’une même fonction.

Une telle démarche d’évaluation implique un questionnement sur le rôle et la richesse informationnelle des documents considérés face à l’activité de l’ensemble des producteurs relevant de la même fonction. L’objectif de la macro-évaluation consiste à obtenir un nombre appréciable et suffisant de preuves documentaires, celles-ci devant refléter de la manière la plus concise possible les répercussions d’une fonction sur la population et l’interaction entre les citoyens et cette fonction.

Bien que la macro-évaluation réoriente l’évaluation en la faisant passer du document vers son contexte de création, elle conserve l’examen des documents comme étant l’étape définitive primordiale. Cette analyse de contenu informationnel produit par les tribunaux s’appuie sur le cadre conceptuel des Archives nationales du Québec. Celui-ci se compose de six dimensions regroupant chacun des critères d’évaluation qui leur sont propres. Il s’agit de la représentativité, la rareté, la preuve crédible, la communicabilité, l’exploitabilité et le contexte organisationnel.

Certains principes de la macro-évaluation et le cadre conceptuel constituent ainsi les fondements de l’évaluation des informations judiciaires du Québec réalisée par les Archives nationales du Québec.

Sophie Côté
Archiviste, BAnQ