Portail BAnQ Nétiquette
Instantané, le blogue des archivistes.

Archives

Meurtre de Kamouraska – L’autodafé d’un manuscrit embarrassant


En 1840, un instituteur de Kamouraska du nom de Charles Dolbigny a tenté de publier, avec l’aide du journal Le Canadien, un roman à propos du meurtre de Kamouraska intitulé Un drame de l’enfer, ou l’assassinat d’Achille Taché. L’histoire de ce crime a fortement inspiré, plus d’un siècle après, l’auteure Anne Hébert dans son roman Kamouraska, comme nous l’avons présenté dans notre précédent blogue : « Kamouraska » d’Anne Hébert, où la réalité rivalise avec la fiction. Contrairement à madame Hébert… Lire la suite
 

Philippe Gaultier de Comporté et le développement des connaissances sur la Nouvelle-France


Philippe Gaultier de Comporté est né à Sainte-Éanne, dans le Poitou, vers 1641. Soldat dans le régiment de Carignan, il débarque à Québec en 1665. Entre 1668 et 1685, il obtient successivement la charge de commissaire des magasins du roi, de préposé à la recette du 10% sur les marchandises qui arrivent au Canada, de prévôt de la Maréchaussée et, à titre provisoire, de commissaire de la Marine. Il meurt à Québec le 22 novembre 1687. En 2009, BAnQ acquiert… Lire la suite
 

« Kamouraska » d’Anne Hébert, où la réalité rivalise avec la fiction


Le roman Kamouraska d’Anne Hébert relate l’histoire d’Elisabeth d’Aulnières qui se remémore les événements dramatiques de 1839 qui ont conduit à l’assassinat de son mari, Antoine Tassy, seigneur de Kamouraska, par Georges Nelson, son amant. Nelson médecin à Sorel, fit en traîneau à travers la neige et le froid le trajet aller-retour de 700 km entre Sorel et Kamouraska afin de commettre son crime. Ce classique de la littérature québécoise publié en 1970, a remporté le Prix du livre de… Lire la suite
 

Les origines d’une légende irlandaise… montréalaise !


Nous sommes le matin du 27 juin 1879. Des policiers se présentent au 242, rue William à l’angle de la rue Murray. Ils y découvrent une véritable scène d’horreur : le corps décapité d’une femme irlandaise, Mary Gallagher. Dans un seau, tout près du poêle, sa tête gît dans le sang. Dans un lit, dans la même pièce, les policiers trouvent une jeune femme qui prétend dormir : il s’agit de Susannah Kennedy, amie et collègue de travail de la victime. C’est… Lire la suite
 

Aurore Gagnon, l’enfant martyre.


Le 12 février 1920, Aurore Gagnon, dite l’enfant martyre, âgée de 10 ans, meurt de façon mystérieuse dans son village natal de Sainte-Philomène-de-Fortierville, dans le comté de Lotbinière. Issue du mariage de Télesphore Gagnon et de Marie-Anne Caron, cette dernière meurt à l’Asile Saint-Michel-Archange de Beauport, le 23 janvier 1918, alors qu’Aurore n’a que 8 ans. Étrangement, trois jours plus tard, l’archevêque de Québec accorde au veuf la permission de se remarier. Gagnon épouse le 1er février 1918, Marie-Anne Houde,… Lire la suite
 

Archives du mois – Un clin d’œil de Québec


À première vue, ce portrait semble celui d’un jeune homme clignant d’un œil en signe de connivence, mais une recherche historique nous apprend plutôt qu’il s’agit d’une blessure de guerre. Celui qui en est affublé est Jean-Louis de La Corne de Chaptes (1666-1732), parti de son Auvergne natale et débarqué en Nouvelle-France en 1685. Au fil d’une riche carrière militaire, M. de La Corne est notamment capitaine au fort Frontenac (1706) avant de devenir major de Trois-Rivières (1714) et major… Lire la suite
 

La Corriveau: De la légende à la vérité


Le 27 octobre 2015, le Musée de la Civilisation annonçait officiellement l’authentification de la cage de La Corriveau. Ce serait donc, bel et bien, dans cette cage que le corps de cette sorcière du folklore québécois fut suspendu pour le meurtre de son mari. http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/453624/la-cage-de-fer-de-la-corriveau-est-bel-et-bien-authentifiee L’exposition du corps de La Corriveau dans une cage en fer a marqué l’imaginaire québécois et a donné naissance à la légende. Mais qui était vraiment La Corriveau ? Marie-Josephte Corriveau est née en 1733… Lire la suite
 

DES QUÉBÉCOIS PRÉFÈRENT LA PRISON AU CHAMP DE BATAILLE !


Acte d’accusation contre Joseph Sicard pour haute trahison, 10 août 1812. BAnQ Vieux-Montréal, Cour du banc du roi, matières criminelles, TL19,S1,SS38.

Le 17 février 1815 – il y a 200 ans aujourd’hui – le président américain ratifiait le Traité de Gand qui mettait fin à la « Guerre de 1812 ». Les procès criminels impliquant des miliciens francophones du Québec est un aspect moins bien connu de cette guerre. Les accusations portées concernent l’opposition à la lecture publique de l’Acte de la milice (Militia Act), la participation à des conversations séditieuses ; la participation à des émeutes ; l’assaut contre un… Lire la suite
 




© Bibliothèque et Archives nationales du Québec