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Instantané, le blogue des archivistes.

Noël, de Sept-Îles à Schefferville

 

 

Le fonds d’archives de la Compagnie minière IOC (P21), conservé à BAnQ Sept-Îles, contient plus de cent mille photographies qui témoignent de la vie professionnelle et sociale de ses travailleurs. Ces clichés montrent également le développement des infrastructures et la transformation des paysages de la Côte-Nord et du Labrador depuis les années 1950. En parcourant les photographies, on découvre que les habitants de ces régions isolées ont mis sur pied des activités sportives ainsi que divers événements sociaux pour se divertir à l’extérieur de leur milieu de travail.

 

 

Pour que la période des fêtes soit des plus réjouissantes, des activités étaient organisées pour permettre aux adultes de se rencontrer et de fraterniser. Les soirées dansantes à l’hôtel Santerre de Sept-Îles, notamment, étaient très prisées par les employés de la compagnie qui en profitaient pour célébrer.

 

 

 

 

Soirée des employés de la compagnie minière IOC à l’hôtel Santerre de Sept-Îles, 20 décembre 1963. BAnQ Sept-Îles (M-3060-2). Photographe non identifié.

 

 

 

 

Pour leur part, les enfants étaient à l’honneur lors des festivités. En effet, quelques jours avant Noël, les employés et leurs enfants se rassemblaient pour recevoir des cadeaux, des bas de Noël et des friandises de la main du père Noël. En 1956, plus de 1900 enfants de Sept-Îles et de Schefferville rencontrèrent le père Noël en plus d’avoir le privilège d’assister à des projections de dessins animés, dont « Bugs Bunny ».

 

 

 

Des enfants avec le père Noël au théâtre Lido de Sept-Îles, 21 décembre 1957. BAnQ Sept-Îles (M-282). Photographe non identifié.

 

 

 

 

À Labrador City, des jeux étaient organisés. Les enfants récoltaient des cadeaux en jouant, par exemple, à « Fish Pond », soit la pêche miraculeuse. Ils s’amusaient également à tirer sur des « crackers », ces papillotes qui contiennent une surprise. Enfin, la participation des scouts et des guides du Canada contribua au succès du premier Noël des enfants de Labrador City en décembre 1961.

 

 

 

 

Fête de Noël pour les enfants de Labrador City, décembre 1961. BAnQ Sept-Îles (M-2461-8). Photographe non identifié.

 

 

 

À l’approche du temps des fêtes, entrez dans la magie de Noël en parcourant quelques-unes des photographies tirées du fonds de la Compagnie minière IOC.

 

 

 

Le père Noël dans son traîneau en direction du théâtre Roxy de Schefferville pour la distribution de cadeaux et de bas de Noël, 19 décembre 1958. BAnQ Sept-Îles (M-1156-1). Photographe non identifié.

 

 

 

 

Le père Noël donnant des cadeaux aux enfants de Schefferville, 19 décembre 1958. BAnQ Sept-Îles (M-1163-1). Photographe non identifié.

 

 

 

 

 

Le père Noël avec des enfants à Schefferville, 19 décembre 1958. BAnQ Sept-Îles (M-1165-1). Photographe non identifié.

 

 

 

 

 

Le père Noël et une princesse des neiges arrivent par avion à Schefferville, 22 décembre 1959. BAnQ Sept-Îles (M-1709-1). Photographe non identifié.

 

 

 

 

Le père Noël et les princesses des neiges en traîneau, 22 décembre 1959. BAnQ Sept-Îles (M -1709-13). Photographe non identifié.

 

 

 

 

Noël en famille à Schefferville, 1959. BAnQ Sept-Îles (M-1722-5). Photographe non identifié.

 

 

 

 

Noël en famille à Schefferville, 1959. BAnQ Sept-Îles (M-1722-6). Photographe non identifié.

 

 

 

 

Des élèves de 2e année du primaire de Schefferville chantent des chansons de Noël, 18 décembre 1962. BAnQ Sept-Îles (M-2749-1). Photographe non identifié.

 

 

 

Joyeux Noël !

 

Simon Boudreautechnicien en documentation – BAnQ Sept-Îles

Chapeau, coup de chapeau, tirer son chapeau, chapeau bas…



 

Magasin Dupuis Frères. Foule rassemblée pour profiter des rabais du 53e anniversaire, mars 1921. BAnQ Vieux-Montréal (P20, S3, P58). Photographe non identifié.

Magasin Dupuis Frères. Foule rassemblée pour profiter des rabais du 53e anniversaire, mars 1921. BAnQ Vieux-Montréal (P20, S3, P58). Photographe non identifié.



 

Il existe plusieurs belles expressions de manifestations de respect, d’admiration et de félicitations qui font référence au chapeau.

 

 

Qu’il soit vêtement de travail, d’autorité, de protection ou accessoire de mode permettant d’exprimer sa classe sociale ou sa coquetterie, le chapeau a longtemps été un incontournable dans la vie quotidienne des Québécois.

 

 

Cet accessoire vestimentaire est magnifiquement représenté sur plusieurs photographies conservées dans les centres d’archives de BAnQ.

 

 

Voici quelques spécimens de couvre-chefs :

 

 

 

 

Un homme, vers 1940. BAnQ Rouyn-Noranda (P124, S1, D7-0-1 À 7-1-344). Photographe : Joseph Hermann Bolduc.

Un homme, vers 1940. BAnQ Rouyn-Noranda (P124, S1, D7-0-1 À 7-1-344). Photographe : Joseph Hermann Bolduc.

 

 

 

 

 

Fonds Famille Jean-Charles Michaud, vers 1900. BAnQ Québec (P824). Photographe non identifié.

Fonds Famille Jean-Charles Michaud, vers 1900. BAnQ Québec (P824). Photographe non identifié.

 

 

 

Au-delà des photographies, les chapeaux sont mentionnés dans une grande variété de documents d’archives. Voici quelques exemples que l’on trouve dans  les archives judiciaires et privées.



Registres de la Prévôté de Québec, 21 mai 1721. BAnQ Québec (TL1, S11, SS1, D57, P49) :

Cause entre Antoine Parent, habitant de Beauport, demandeur, comparant par Charles Parent, son frère, contre Augustin Juchereau, écuyer, sieur de Saint-Michel, défendeur, afin que le défendeur soit condamné envers ledit demandeur à tous les dépens, dommages et intérêts, pour provision alimentaire, ledit défendeur affirme que le demandeur avait son chapeau sur la tête en l’injuriant outrageusement, il lui demanda s’il le connaissait et le demandeur lui a affirmé qu’il ne le connaissait d’aucune manière et qu’il se fichait de lui, suite à quoi il lui fit tomber son chapeau de dessus la tête après quoi il voulut le prendre par la cravate ce qui l’obligea, pour se garantir de lui, de le repousser de son mieux, le demandeur, se voyant déchu de ses prétentions, se jeta sur une roche grosse comme les deux poings, le défendeur poussa alors le demandeur, le demandeur demande à prouver tout le contraire de ce que le défendeur a dit, il est ordonné que lesdites parties feront respectivement représenter par-devant nous.

 

 

Documents de la Prévôté de Québec, 3 mars 1751. BAnQ Québec (TL1, S11, SS2, D1704) :

À la requête de Guillaume-Thomas La Madeleine, demeurant sur la rue Champlain à Québec, assignation du sieur Mongeon, forgeron de Québec, afin qu’il soit condamné à restituer au requérant son chapeau de laine et, vu les circonstances du vol, qu’une amende lui soit imposée.

 

 

Fonds Conseil souverain, Jugements et délibérations, 21 août 1674. BAnQ Québec (TP1, S28, P923) :

Contestation entre Monsieur le Gouverneur et Monsieur l’Abbé de Fénélon, qui a été mis sous la garde d’un huissier, à la Maison de la brasserie, que le Conseil lui donne pour prison, pour irrévérence envers le Gouverneur (…) ledit sieur de Fenelon lui a répondu en enfonçant son chapeau sur la tête (…).

 

 

Fonds Juridiction royale de Montréal, Dossiers, 5 novembre 1720. BAnQ Vieux-Montréal (TL4,S1,D2566) :

Ce procès contient une requête du demandeur disant qu’hier soir il aurait été chez le défendeur, comme de coutume, pour y fumer sa pipe, et que la femme de ce dernier l’aurait insulté et lui a arraché son chapeau et l’a déchiré, par rapport à une saisie faite contre elle par Françoise Petit. Il prétend avoir dû se retirer sans son chapeau, ce qui lui fait un tort considérable et l’empêche de vaquer à sa charge d’huissier, n’étant pas en moyen pour en acheter un autre (…).

 

 

 

 

Procès entre André Dorien, huissier, plaignant et demandeur, et Louis Prévost dit Dix-sept, accusé et défendeur, pour voies de fait et dommages, 4 novembre 1720. BAnQ Vieux-Montréal (TL4,S1,D2566).

 

 

 

Fonds Jacques Ferron (MSS424):

Texte : Petits chapeaux pour grosses têtes, 195-. BAnQ Vieux-Montréal (MSS424, S1, SS8, D51).

Texte : D’un chapeau pointu, 197?. BAnQ Vieux-Montréal (MSS424, S1, SS5, D6).

Texte : Un petit chapeau alpin, 198-. BAnQ Vieux-Montréal (MSS424, S1, SS4, SSS1, D209).

 

 

Fonds Paul Buissonneau (MSS465)

Texte : Les trois chapeaux claque de Miguel Mihura, 1959-1961. BAnQ Vieux-Montréal (MSS465,S14,D13).

 

 

Fonds Jean-Marc Phaneuf (P575)

Caricature : Debout devant un chapeau, Robert Bourassa incite la population à financer eux-mêmes le secteur culturel. Il dit : « Chapeau pour nos artistes », 20 avril 1990. BAnQ Vieux-Montréal (P575, S4, SS4, P773).

Caricature: Deux hommes discutent ensemble. L’un d’eux dit : « Franchement le chapeau est bien trop grand! » L’autre réplique à son tour : « À moins que la tête lui ait désenflée! » Pendant que ces deux hommes font leurs commentaires, [Jean Drapeau] se retrouve avec un chapeau beaucoup trop grand pour lui, vers 1980. BAnQ Vieux-Montréal (P575, S4, SS4, P73).

 

 

 

M. Drapeau, vers 1980. BAnQ Vieux-Montréal (P575, S4, SS4, P73). Auteur : Phaneuf.

 

 

 

 

Fonds Jean Grimaldi (MSS433)

Texte : À qui le chapeau ? (comédie en un acte, Lucien Yody et Jules Robleu), 1905. BAnQ Vieux-Montréal (MSS433, S3, SS3, SSS3,D1).

 

 

Fonds François Barbeau (MSS450)

Le dossier porte sur la création des costumes de la pièce de théâtre « La grande magia ». Il contient un horaire des répétitions, des maquettes de costumes, des esquisses, ainsi que des photographies portant sur la production et sur la création de chapeaux et d’ornements de tête, 1998. BAnQ Vieux-Montréal (MSS450, S3, D495).

 

 

Fonds Anna Malenfant (MSS24)

Partition et chanson de Lionel Daunais: Chapeau perdu, 1955. BAnQ Vieux-Montréal (MSS24,S2).

 

 

Fonds Théâtre du Rideau Vert(P831)

Pièce : Le chapeau magique, 1975-1976. BAnQ Vieux-Montréal (P831, S2, D17).

 

 

Fonds Yvon Deschamps (P765)

Le dossier contient des textes de différents auteurs, dont « Chapeau » une traduction de Luis de Cespedes de la pièce de théâtre de Bernard Slade, 1988-1994. BAnQ Vieux-Montréal (P765, S6, D1).

 

 

Fonds Claude Léveillée, commandes musicales (P813)

Le dossier porte sur la comédie musicale à Radio-Canada « Il est une saison », de Marcel Dubé et Louis-Georges Carrier, musique de Claude Léveillée, enregistrée en avril et mai 1974. On retrouve notamment, dans l’ordre de montage des chansons, la mention de la pièce « Les chapeaux », 1974. BAnQ Vieux-Montréal (P813, S2, SS5, D29).

 

 

Fonds Famille Foran (P137)

Ce dossier contient une liste d’achats de Thomas Patrick Foran au magasin de chapeaux et fourrures R. J. Devlin Co à Ottawa. On y retrouve aussi deux certificats d’achat de parts du Victoria Yacht Club et du Hygiene Ice Company of Ottawa, 1903-1906. BAnQ Gatineau (P137, S8, SS1, D8).

 

 

Fonds Famille Joly de Lotbinière (P351)

Lettre d’Henri-Gustave Joly à son fils Edmond, 12 septembre 1890. BAnQ Québec (P351, S4, SS1, P5610). Dans cette lettre, Henri-Gustave mentionne, entre autres, que le plaidoyer dans la cause d’un dénommé Frenette l’inquiète. Cependant, ce dernier lui a garanti qu’il n’avait jamais enfoncé le chapeau du défendeur.

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus

 BOLOMIER, Éliane. Chapeaux : mode et savoir-faire. De Borée, Sayat, 2014, 187 p.

Expressions

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/chapeau/14674/locution?q=d%EF%BF%BDmanger consulté le 16 novembre 2017.

Musée canadien de l’histoire, Avez-vous vu son chapeau?

http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/hist/hats/hat03fra.shtml consulté le 16 novembre 2017.

MOLLIER, Jean-Yves, Philippe RÉGNIER et Alain VAILLANT, dir. La production de l’immatériel: théories, représentations et pratiques de la culture au XIXe siècle. Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2008, 471 p.

 

 

 

Marie-Pierre Nault, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Les origines de la présence acadienne à Montréal

 

 

À partir de 1755, de nombreux Acadiens forment plusieurs petites « Cadies » au Québec. Fait historique plutôt méconnu, dans la seconde moitié du 18e siècle, certains d’entre eux choisissent de s’établir sur la seigneurie de l’Île de Montréal appartenant aux Sulpiciens. Ces réfugiés arrivent alors des colonies américaines où ils ont été déportés par les autorités anglaises. Pour la plupart, ils préfèrent s’installer dans les régions de Verdun, de Lachine et de Pointe-aux-Trembles. Peu de textes portent sur l’origine de la présence acadienne à Montréal. Dans son ouvrage Les Acadiens du Québec, Pierre-Maurice Hébert y consacre cependant un chapitre révélant plusieurs faits intéressants.

 

 

À titre d’exemple, des témoignages de personnages contemporains offrent quelques détails au sujet de l’arrivée des Acadiens sur le territoire de la future métropole. Entre autres, le 8 septembre 1757, le comte Louis-Antoine de Bougainville écrit dans son journal à propos de l’arrivée de quatre Acadiens en provenance de la Caroline :

« Quatre Acadiens désertés de la Caroline. Ils ont dit que les Anglais de la Caroline n’avaient dans leur capitale que 40 hommes de garnison, milices du pays; que cette partie serait fort aisée à ravager, les habitations étant éparses, que les Anglais ont fait construire un fort du côté des Cheroquis, dans les eaux du Mississippi »[1].

 

 

Toutefois, selon Hébert, ce sont surtout les archives notariales et les archives de l’état civil qui nous permettent de retrouver les traces des Acadiens à Montréal dans les dernières années du régime français. On remarque quelques indices notamment dans les actes de naissance et de mariage de leurs enfants. À cet égard, les généalogistes et les historiens peuvent se montrer reconnaissants envers les curés de paroisse et les notaires de l’époque. Ces derniers ont pris soin de noter l’origine acadienne des parents.

 

 

Par exemple, dans le greffe de Gervais Hodiesne (CN601,S202), on trouve un bail signé le 3 septembre 1761 par Pierre Gaudet, époux de Marie Arsenault, pour une terre située le long de la rivière Saint-Pierre, sur la côte des Argoulets (c’est-à-dire Verdun). À la suite de la déportation, ce même Pierre Gaudet s’est retrouvé prisonnier en Caroline. Veuf de Marie Arsenault depuis le mois de septembre 1766, il épouse, le 10 février 1771, Ursule Lord, fille de Pierre Lord et de feue Jeanne Doucet, à la paroisse Notre-Dame-de-Montréal. On peut trouver le contrat de mariage de ce couple, préparé le même jour, dans le greffe de François Simonnet (CN601,S372).

 

 

Bail à loyer et à ferme, entre Dominique Gaudet, puis Pierre Gaudet et Pierre Devaut, contracté chez le notaire Gervais Hodiesne, le 3 septembre 1761. BAnQ Vieux-Montréal (CN601,S202 : contenant 1971-00-000/5690).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contrat de mariage, entre Pierre Gaudet et Ursule Laure [Lord], contracté chez le notaire François Simonnet, le 10 février 1771. BAnQ Vieux-Montréal (CN601,S372 : contenant 1971-00-000/8626).

 

 

 

Acte de mariage, entre Pierre Gaudet et Ursule Laure [Lord], contracté dans la paroisse Notre-Dame-de-Montréal, le 10 février 1771. BAnQ Vieux-Montréal (CE601,S51 : contenant 1971-00-000/12 400).

 

 

Selon Pierre Trépanier, toujours dans l’ouvrage Les Acadiens du Québec, on peut également déceler une présence acadienne dans d’autres greffes de notaires conservés à BAnQ Vieux-Montréal, dont :

  • Pierre Panet de Méru (CN601,S308) ;
  • François-Pierre Cherrier (CN601,S88) ;
  • André Souste (CN601,S376) ;
  • Jean-Baptiste Daguilhe (CN605,S14) ;
  • Louis-Claude Danré de Blanzy (CN601,S108) ;
  • François Simonnet (CN601,S372) ;
  • Louis-Léonard Aumasson de Courville (CN601,S100) ;
  • Barthélemy Faribault (CN602,S29) ;
  • Mathurin Bouvet (CN601,S54).

 

 

En plus des actes de baptême, de mariage et de sépulture reliés à l’arrivée des Acadiens dans la région de Montréal, on peut aussi retrouver des documents très particuliers. Par exemple, le 28 février 1775, dans la paroisse de L’Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles, Thimothé Bourgeois et Elizabeth Ouimet font baptiser leur fille âgée de cinq ans. Par la même occasion, ils demandent que l’on réhabilite leur mariage contracté à Boston le 31 janvier 1769.

 

 

 

 

 

 

Acte de mariage, entre Timothée Bourgeois et Elizabeth Ouimet, contracté dans la paroisse de L’Enfant-Jésus-de-la-Pointe-aux-Trembles, le 28 février 1775. BAnQ Vieux-Montréal (CE601,S5 : contenant 1971-00-000/11 941).

 

 

Ainsi, dès que l’on porte une attention particulière, ce pan de l’histoire acadienne est bien visible dans les documents conservés à BAnQ Vieux-Montréal.

 

Denis Boudreau, bibliothécaire – BAnQ Vieux-Montréal

 

 

Pour en savoir plus :

  • Hébert, Pierre-Maurice, chapitre « 22. Montréal » dans Les Acadiens du Québec, Montréal, Éditons de l’Écho, 1994, p. 359-384.
  • Trépanier, Pierre, chapitre « 33. Relations canado-acadiennes » dans Les Acadiens du Québec, Montréal, Éditons de l’Écho, 1994, p. 431-461.

          Aussi disponible dans Prêtnumérique.ca

 

 

[1]  Louis-Antoine de Bougainville, « Journal de l’expédition d’Amérique commencée en l’année 1756, le 15 mars ». Rapport de l’archiviste de la Province du Québec, tome 4, 1923-1924, p. 361.]

Instantanés prend des vacances

 

Le blogue Instantanés et toute l’équipe de BAnQ vous souhaitent une bonne et heureuse nouvelle année!

 

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Enfants sur un traîneau à Pointe-au-Père, 1927. BAnQ Vieux-Montréal (P157,S4,P446). Photographe non identifié.

 

Instantanés reprend son horaire de publication habituel la semaine prochaine.

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Le blogue Instantanés et toute l’équipe de BAnQ vous souhaitent un très joyeux temps des Fêtes!

 

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Antoine Fortin, Père Noël à Sept-Îles, et Léo Gamache, vers 1950. BAnQ Sept-Îles (P6,S3,D4,P908). Photographe non-identifié.


La chasse-galerie. De la légende au grand écran

Le 26 février 2016 a eu lieu le lancement du dernier film de Jean-Philippe Duval, La chasse-galerie. Cette légende bien connue raconte l’histoire de bûcherons qui vendent leur âme au Diable afin de faire voler un canot et de pouvoir rendre visite à leurs femmes demeurées au foyer. Mais certaines conditions s’appliquent : ne pas prononcer le nom de Dieu ou du diable et ne pas toucher aux clochers d’églises! « Acabris! Acabras! Acabram! Fais-nous voyager par dessus les montagnes »…

 

« La chasse-galerie », photographie d’une peinture réalisée par Henri Julien, février 1943, BAnQ-Québec, E6,S7,SS1,P10926, Office du Film du Québec. Photographe: Raymond Audet

« La chasse-galerie », photographie d’une peinture réalisée par Henri Julien, février 1943. BAnQ-Québec, (E6,S7,SS1,P10926) Office du Film du Québec. Photo: Raymond Audet.

 

Cette légende, qui aurait des origines en France, a été associée à des mythes amérindiens par les colons français. On dit même qu’elle serait inspirée d’un conte viking mettant en scène un traîneau et des chiens volants. C’est Honoré Beaugrand, fondateur de La Patrie et ancien maire de Montréal, qui l’a immortalisée en 1900 dans son livre La chasse-galerie et autres légendes. Il s’agit là de la version la plus connue au Québec. Il y a aussi des rééditions, des versions inspirées de celle de Beaugrand et des bandes dessinées.

BAnQ possède plusieurs fonds et collections contenant des pièces inspirées de la chasse-galerie ou ayant un lien avec celle-ci. Claude Dubois en a fait une chanson, La chasse-galerie (1978), tout comme La Bottine souriante avec Martin de la chasse-galerie (1994) et Mes Aïeux avec Acabris, acabras, acabram (2000).

Bien sûr, les versions acoustiques traditionnelles et les chansons à répondre ont toujours leur part. Un film d’animation de l’Office national du film a vu le jour en 1996. Plusieurs pièces de théâtre, comédies musicales et expositions de toutes sortes ont aussi été créés autour de l’histoire de la Chasse-galerie. Et que dire des représentations que l’on en a fait, tant en statue, sculpture, peinture, montages et innombrables versions racontées.

La Chasse-Galerie a déjà été un bar-cabaret situé à côté de Chez Gérard à Québec. La brasserie Unibroue a récupéré l’image du canot volant sur l’étiquette de sa bière Maudite. La chasse-galerie, c’est également un bar étudiant de l’UQTR, un café culturel à Lavaltrie ainsi qu’une galerie d’art à Québec et l’Ile d’Orléans. L’ouverture officielle des Jeux Olympiques de Vancouver en 2010 nous présentait un Ashley MacIsaac personnifiant le Diable et jouant du violon dans un canot suspendu face à une pleine lune orangée! Même le parc d’attractions de La Ronde a immortalisé ce fameux canot dans son manège La pitoune.

Les références à la Chasse-galerie sont nombreuses…À vous de les découvrir!

 

Sylvie Bédard, archiviste – BanQ Québec

Mack Sennett, producteur hollywoodien originaire des Cantons-de-l’Est

Connaissez-vous Michael Sinnott (1880-1960), alias Mack Sennett ? Baptisé dans la paroisse Sainte-Bibiane-de-Richmond, il passe les 18 premières années de sa vie en Estrie avant d’immigrer aux États-Unis en 1898. Fondateur du studio Keystone à Hollywood, il produit plus de 675 films de style burlesque entre 1911 et 1949. Surnommé le « Roi de la comédie », Sennett lança notamment la carrière cinématographique de Charlie Chaplin. Le registre de l’état civil, qui contient l’acte de baptême de Mack Sennett, est conservé à BAnQ Sherbrooke (CE501,S6).

Acte de baptême de Michael Sinnott de la paroisse de Sainte-Bibiane-de-Richmond, 1880. BAnQ Sherbrooke (CE501,S6).

Acte de baptême de Michael Sinnott de la paroisse de Sainte-Bibiane-de-Richmond, 1880. BAnQ Sherbrooke (CE501,S6).

 

BAnQ rend disponible sur son site internet plus d’un million de pages numérisées de registres de l’état civil du Québec des origines à 1914.

 

Julie Roy, archiviste-coordonnatrice, BAnQ Sherbrooke.

 




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