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TRANCHES DE VIE : Semaine nationale de la généalogie à BAnQ

 

La Cuisine, 19 février 1939. BANQ Vieux-Montréal (P48, S1, P3952). Photo : Conrad Poirier.

La Cuisine, 19 février 1939. BAnQ Vieux-Montréal (P48, S1, P3952). Photo : Conrad Poirier.

Nous vous invitons à une journée Portes ouvertes le 19 novembre 2016.

Que pourrez-vous y faire?

Vous pourrez renouer avec vos ancêtres et vous familiariser avec la recherche généalogique en découvrant les ressources documentaires et les outils de recherche mis à votre disposition.

Voici quelques activités proposées cette année dans les centres de BAnQ conservant des archives et à la Grande Bibliothèque, à la Collection nationale.

 

À BAnQ Trois-Rivières, de 12 h à 16 h, vous pourrez :

– visiter le dépôt d’archives où sont conservés des documents anciens, dont certains remontent au XIXe siècle ;

– discuter avec des généalogistes au petit salon des exposants. (La Société de généalogie du Grand Trois-Rivières sera présente pour partager son expertise) ;

– vous renseigner aux tables d’information où vous pourrez rencontrer des représentants de BAnQ Trois-Rivières, de la Société de généalogie du Grand Trois-Rivières et de la Société d’histoire de Saint-Stanislas;

– assister aux miniconférences offertes par BAnQ et la Société de généalogie du Grand Trois-Rivières;

– visiter un magasin d’archives dans lequel sera présentée une exposition de documents d’archives.

 

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Famille Allard, 10 avril 1944. BAnQ Trois-Rivières. (P16, D101). Photographe non identifié.

 

BAnQ Trois-Rivières

225, rue des Forges, bureau 208

Trois-Rivières

819 371-6015

 

À BAnQ Québec, de 12 h à 16 h, vous pourrez :

– découvrir la richesse des archives notariales du Québec, particulièrement celles de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, qui témoignent de la professionnalisation du métier de notaire et de la transformation de la société québécoise.

 

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Généalogie de la famille Damours, vers 1720. BAnQ Québec. (P1000, S3, D2836).

 

BAnQ Québec

Campus de l’Université Laval

Pavillon Louis-Jacques-Casault 1055, avenue du Séminaire, Québec

418 644-4800

*Stationnement gratuit le samedi

 

À BAnQ Saguenay, de 12 h à 16 h, vous pourrez :

– vous familiariser avec la recherche généalogique;

– recevoir les conseils de généalogistes de la Société de généalogie du Saguenay ;

– assister à des ateliers portant sur les services offerts par BAnQ et découvrir les outils de recherche mis à votre disposition;

– Participer une visite guidée du centre.

 

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Réunion de la famille Palardy, 1er janvier 1898. BAnQ Saguenay (P1, D144, P48). Photographe non identifié.

 

BAnQ Saguenay

930, rue Jacques-Cartier Est, bureau C-103 Saguenay

418 698-3516

 

À BAnQ Sherbrooke, de 12 h à 16 h, vous pourrez :

– assister à un atelier de recherche en généalogie (initiation aux banques de données généalogiques et aux collections numériques de BAnQ consacrées à l’état civil et aux actes notariés);

– assister à une présentation de documents utiles à la recherche en généalogie (incluant le récit de la petite histoire entourant les pièces choisies);

– assister à un atelier sur la conservation de vos archives personnelles à la maison;

– assister à une visite guidée de la voûte du centre  dans laquelle sont conservés les documents

 

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Famille Télesphore Lemay de Mégantic, 1916. BAnQ Sherbrooke (TP11, S8, SS2, SSS1, D886). Photographe non identifié.

 

BAnQ Sherbrooke

225, rue Frontenac, bureau 401 Sherbrooke

819 820-3010

 

À BAnQ Sept-Îles, de 12 h à 16 h, vous pourrez :

– recevoir des conseils de généalogistes de la Société de généalogie de la Côte-Nord ;

– faire des recherches en salle de consultation (de 14 h 15 à 15 h et de 15 h à 16 h) ;

– assister à des présentations :

De 12 h 15 à 12 h 45 :

La recherche en généalogie à BAnQ (salle de traitement)

Les services offerts

Les ressources en salle (répertoires, microfilms, microfiches, outils de recherche)

La section « Archives » du portail de BAnQ

De 13 h à 13 h 30 :

Les services offerts par la Société de généalogie de la Côte-Nord  (salle de référence)

De 13 h 45 à 14 h 15 :

Visite guidée du centre

De 14 h 15 à 15 h

Recherche libre (salle de référence)

De 15 h à 15 h 15

Les registres de l’État civil (salle de traitement)

De 15 h 15 à 16 h

Recherche libre (salle de référence)

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Famille de Joseph Porlier, vers 1900. BAnQ Sept-Îles (P6, S3, D4, P603). Photographe non identifié.

 

BAnQ Sept-Îles

700, boulevard Laure, bureau 190

418 964-8434

 

À BAnQ Gaspé, de 12 h à 16 h, vous pourrez :

– assister à de courts ateliers portant sur les services offerts et les outils de recherche mis à votre disposition;

– faire une visite guidée du centre .

 

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Pêche, vers 1930. BAnQ Gaspé (P428, S3, SS1, D31, P06). Photographe non identifié.

 

BAnQ Gaspé

Musée de la Gaspésie

80,boulevard de Gaspé, Gaspé

1 800 363-9028 poste 6573

 

À BAnQ Rimouski, de 12 h à 16 h, vous pourrez :

– assister à de courts ateliers portant sur les services offerts et les outils de recherche mis à votre disposition;

– faire une visite guidée du centre.

 

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Orge à brasserie chez Jos Hudon, 1952. BAnQ Rimouski (E6, S7, SS1, P94052). Photo : Omer Beaudoin.

 

BAnQ Rimouski

Édifice Louis-Joseph-Moreault – 337, rue Moreault

Rimouski

418 727-3500

 

À BAnQ Rouyn-Noranda, de 12 h à 16 h, vous pourrez :

– découvrir l’histoire de vos ancêtres;

– avoir accès à des ressources qui font partie de votre patrimoine familial (des photographies anciennes aux registres d’état civil, en passant par les répertoires de notaires);

– découvrir les services, les ressources documentaires et les collections que BAnQ met à votre disposition pour faciliter la recherche de vos ancêtres;

– discuter avec Julie, technicienne en documentation, et Sébastien, archiviste, qui partageront leurs connaissances avec le public lors d’ateliers pratiques et de courtes présentations;

– visiter les coulisses du centre.

 

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Avenue Murdoch, vers 1940. BAnQ Rouyn-Noranda (P124, S40, SS1, P402-1-29). Photo : Joseph Hermann Bolduc.

 

BAnQ Rouyn-Noranda

27, rue du Terminus Ouest

Rouyn-Noranda

819 763-3484

 

À BAnQ Gatineau, de 9 h à 16 h, vous pourrez :

Dès 9 h

– rencontrer des bénévoles de la Société de généalogie de l’Outaouais

– visiter les trois stands d’information consacrés:

  • aux bases de données
  • aux ressources documentaires publiées
  • aux microfilms

De 9 h 30 à 10 h 45

– assister à un atelier d’initiation à la généalogie (salle 204)

De 11 h à 12 h 

– découvrir les ressources généalogiques en salle de recherche.

Dès 11 h

– visiter les stands mettant en vedette des organismes au service des généalogistes :

  • BAnQ
  • Centre régional d’archives de l’Outaouais
  • Société de généalogie de l’Outaouais
  • Ville de Gatineau – Section de la gestion des documents et des archives

De 12 h à 13 h

Au choix :

– découvrir les ressources généalogiques en salle de recherche.

– participer à une visite guidée des coulisses du centre.

De 13 h 15 à 14 h 30

– assister à la conférence : La généalogie : les archives et vous! (salle 204)

Votre généalogie, c’est une histoire dont vous êtes la vedette. Nous nous sommes lancé le défi de piquer votre curiosité en vous faisant découvrir une face cachée de nos services et de nos ressources documentaires. L’objectif : mettre en lumière les témoignages laissés par nos familles, les secrets de famille ou l’intimité de la maison. Nos spécialistes sauront ils vous surprendre?

De 14 h 45 à 15 h 45

Au choix :

– découvrir les ressources généalogiques en salle de recherche.

– participer à une visite guidée des coulisses du centre.

– Le jeudi 24 novembre 2016, une autre activité vous permettra d’apprendre à bien utiliser les actes notariés dans vos recherches généalogiques.

 

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Partie de cartes à Buckingham, 1942. BAnQ Gatineau (P28). Photo : Rodolphe Léger.

 

BAnQ Gatineau

855, boulevard de la Gappe

Gatineau

819 568-8798

 

À BAnQ Vieux-Montréal, de 10 h à 16 h, vous pourrez :

À l’Auditorium : de 10 h à 10 h 45

– assister à la présentation-découverte Comment commencer sa généalogie grâce aux ressources de BAnQ.

Cette présentation s’adresse aux personnes qui désirent commencer à chercher leurs ancêtres et ne savent pas comment procéder. Cette initiation à la recherche ainsi qu’à la découverte des diverses ressources documentaires des centres de BAnQ conservant des archives permettra aux participants de percer les mystères des archives et de connaître les bases de données utiles à la recherche.

– participer à une visite guidée du centre :

À l’Atrium : Départ des visites guidées toutes les 30 minutes

D’une durée approximative de 30 minutes, les visites guidées présentent l’histoire et la mission de BAnQ, les services offerts sur place et à distance et les coulisses du centre.

– poser vos questions aux stands-découvertes regroupés à l’Atrium. Vous pourrez approfondir vos connaissances et discuter avec des spécialistes sur les thèmes suivants :

  • les archives photographiques;
  • les archives judiciaires;
  • les bases de données en ligne;
  • les tutelles et curatelles et les enquêtes des coroners;
  • les archives des notaires.

À la salle 2.28

– assister à la présentation de Family Search et échanger avec des bénévoles de cette organisation.

 

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Famille-Mouvement des travailleurs chrétiens, vers 1940. BANQ Vieux-Montréal (P257, P574). Photographe non identifié.

 

BAnQ Vieux-Montréal

535, avenue Viger Est,

Montréal

514 873-1100

 

À la Grande Bibliothèque (Collection nationale,  niveau 1), de 12 h à 16 h, vous pourrez :

participer à une visite d’une durée d’une heure (départs à 12 h, 13 h,14 h et 15 h) 

Cette visite s’adresse aux personnes qui commencent leurs recherches en généalogie. Vous découvrirez  des ressources en généalogie qui se trouvent uniquement à la Collection nationale; parmi celles-ci, on trouve les journaux sur papiers et sur microfilms. De plus, pour alimenter votre histoire de famille : des ressources complémentaires aux documents d’archives.

La visite se divise en deux temps d’une durée d’une demi-heure chacun.

Salle de lecture :  Les journaux, une ressource historique essentielle. Une mine d’informations sur les habitudes, les préoccupations et le quotidien des gens à une certaine époque ainsi que sur les faits divers. Démonstration sur lecteur-numériseur.

Salle 1.553 : Florilège de documents spécifiques à la Collection nationale et explications sur le dépôt légal. Des monographies paroissiales, locales et régionales, des annuaires téléphoniques, des récits de vie, des revues de sociétés d’histoire, etc.

Des ancêtres aux horizons variés : BAnQ Québec exposera au Pavillon Casault des documents exceptionnels sur le peuplement de la Nouvelle-France

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, sur le territoire actuel du Québec, des changements démographiques majeurs se produisent. Aux nations amérindiennes et inuites déjà présentes, s’ajoute un peuplement français provenant surtout de l’Ouest de la France (Normandie, Perche, Bretagne, Poitou, Aunis et Saintonge) et de l’Île-de-France (Paris). Plusieurs nations autochtones se réfugient aussi auprès des Français (Abénaquis, Hurons-Wandats, Iroquois catholiques).

Un peu moins de 10 000 Français s’établissent au Canada durant le Régime français dont 770 Filles du roi. Les 2/3 des Québécois descendent de ce noyau initial. Certains ancêtres ont laissé une large progéniture. Les familles Tremblay et Gagnon sont les plus nombreuses.

Au peuplement d’origine française et catholique se sont joints, dès cette époque, des immigrants d’origines diverses. Signalons le chirurgien autrichien Feltz, le marchand londonien Strouds, le captif de la Nouvelle-Angleterre Farnsworth (devenu Phaneuf), l’esclave panis renarde Madeleine, le bourreau noir Léveillé, le chirurgien belge (À l’époque les Pays-bas autrichiens) Hubert dit Lacroix, le navigateur italien Bonaventure dit L’Étoile, le commerçant flamand Lydius ou encore le navigateur basque Bernatchez.

 

Baptême de Catherine Gagnon, fille de Jacques Gagnon et de Marie-Madeleine Rocheron, 11 février 1697, BAnQ Québec, CE301,S11, Registres de la famille de Sainte-Famille (Île d’Orléans)

Baptême de Catherine Gagnon, fille de Jacques Gagnon et de Marie-Madeleine Rocheron, Registres de la famille de Sainte-Famille (Île d’Orléans), 11 février 1697. BAnQ Québec (CE301,S11)

 

Saviez-vous que 30 patronymes remontant à l’époque de la Nouvelle-France regroupent 20% des habitants de la ville de Québec !

BAnQ propose une exposition de ses plus beaux documents d’archives originaux sur la Nouvelle-France, comprenant une trentaine de documents en lien avec les 30 patronymes les plus fréquents dans la ville de Québec et une vingtaine d’autres soulignant l’apport des immigrants étrangers. Cet événement aura lieu le samedi 6 août de 12 h à 17 h à BAnQ Québec, Pavillon Louis-Jacques-Casault, Campus de l’Université Laval, Québec. Il s’inscrit à l’intérieur des Fêtes de la Nouvelle-France (http://nouvellefrance.qc.ca/accueil/)

Rénald Lessard, archiviste-coordonnateur – BAnQ Québec

Le destin hors norme d’Anna Leonowens, institutrice de carrière, née en Inde et décédée à Montréal

Que l’on soit fan de la série de 1972 avec Yul Brynner ou du film de 1999 mettant en vedette Jody Foster, beaucoup d’entre-vous connaissez l’oeuvre Anna et le Roi. Cette histoire, tirée d’un réel vécu, est celle d’Anna Leonowens (1831-1915), institutrice de carrière, née en Inde. Si son séjour à la Cour de Siam (Thaïlande) est connu, la suite de son parcours l’est moins : veuve à l’âge de 28 ans, elle fondera plusieurs écoles au cours de sa carrière, notamment à Singapour, à New-York, et à Halifax. Établie en Nouvelle-Écosse chez sa fille Avis Annie et l’époux de cette dernière, Thomas Fisher, un banquier, elle y résidera pendant 19 ans puis suivra le couple à Montréal (on peut d’ailleurs suivre leurs mouvements grâce aux recensements canadiens). Elle décède à Montréal le 19 janvier 1915 à l’âge de 83 ans et est enterrée au cimetière Mont-Royal. Voici son acte de sépulture, à la paroisse Christ Church Anglican de Montréal (CE601,S63).

 

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Acte de sépulture d’Anna Leonowens de la paroisse Christ Church Anglican de Montréal, 1915. BAnQ Vieux-Montréal (CE601,S63).

 

Vous aussi vous vous intéressez à la généalogie et recherchez des actes de baptêmes, mariages et sépultures? Saviez-vous que BAnQ rend disponible sur son site internet plus d’un million de pages numérisées de registres de l’état civil du Québec des origines à 1914 ?

Julie Roy, archiviste-coordonnatrice – BAnQ Sherbrooke

Il gagnait 0,25$ de l’heure et travaillait 60 heures par semaine !

Grâce aux questions relatives aux revenus contenus dans le recensement canadien de 1911, nous savons qu’Herménégilde Simard, l’arrière-grand-père de Guylaine Tremblay, travaillait non seulement 52 semaines par année, mais aussi 60 heures par semaine pour un salaire annuel de 780 $, soit un taux horaire de 25 sous de l’heure !

Selon le recensement pour le Village de Beaurivage-de-la-Longue-Pointe, Herménégilde Simard est bricklayer au furneau [sic], et en utilisant la collection Plans de villes et villages du Québec, conservés par BAnQ, pour le quartier Longue-Pointe (1912), on peut déduire qu’il était à l’emploi de la Canada Cement Company, installée tout près de la rue Perreault où habitaient les Simard. Cette entreprise possédait de gros fourneaux pour fabriquer le ciment Portland; ces fours étaient construits en briques et demandaient un entretien constant.

 

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Charles C. Goad, Atlas of the City of Montreal and vicinity (…), vol. IV, Longue-Pointe Ward, 1912. BAnQ Rosemont-Petite-Patrie, G/1144/M65G475/C3/1912 CAR

 

Vous découvrirez ces détails lors de la diffusion de l’émission Qui êtes-vous? sur les ondes de Radio-Canada, lundi le 30 novembre prochain. Mais d’ici là, pourquoi ne pas vous rendre dans l’un des centres de BAnQ, ce samedi 28 novembre entre 12h et 16h lors de la journée portes ouvertes? Vous pourrez participer à une variété d’activités gratuites : conférences, visites guidées, kiosques et expositions.

 

Denyse Beaugrand-Champagne, archiviste de référence – BAnQ Vieux-Montréal

Où donc se cachait l’arrière-grand-père de Guylaine Tremblay?

Depuis son enfance, Guylaine Tremblay croit que son arrière-grand-père, Herménégilde Simard, a abandonné femme et enfants et qu’il est disparu dans la nature. Lors de la diffusion de l’émission Qui êtes-vous? vous constaterez que la famille Simard habitait dans le Village de Beaurivage-de-la-Longue-Pointe (Montréal), au grand étonnement de notre invitée !

C’est en utilisant un outil incontournable en recherche généalogique, les recensements canadiens, que nous avons localisé Herménégilde Simard et son épouse Marcelline Bluteau ainsi que leurs enfants: Antoinette (12 ans), Rosa (11 ans), Olivine (9 ans), Antonio (7 ans) et Rolland (4 mois) dans le recensement de 1911. La grand-mère de Guylaine Tremblay, Marie-Ange Simard, n’est pas mentionnée puisqu’elle naîtra l’année suivante.

La famille Simard habitait sur la rue Perreault qui a pris le nom de rue Bruneau après l’annexion du Village de Beaurivage-de-la-Longue-Pointe à la ville de Montréal. En étudiant attentivement le recensement, on découvre que les Simard partageaient leur maison avec trois autres familles, soit 19 personnes en tout !



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Chas. E. Goad, Atlas of the City of Montreal and vicinity, 1914, vol. IV, plate 434, “Part of Longue Pointe Ward” [extrait].


Augustin Bluteau, le frère de Marcelline, habitait aussi sur la rue Perreault. Un peu plus loin, sur la même rue, Léonard Simard de la Petite-Rivière-Saint-François et Raoul Simard, qui travaillait de façon saisonnière comme navigateur sur le Saint-Laurent, partageaient un logement avec des Tremblay et des Lavoie. Ainsi donc, la famille de Guylaine Tremblay côtoyait sur la rue Perreault, plusieurs familles originaires de Kamouraska, Baie-Saint-Paul et Petite-Rivière-Saint-François. Une étude plus approfondie nous ferait sans doute découvrir que d’autres familles de ces mêmes localités étaient installées sur les rues avoisinantes sans doute venues y chercher du travail.

Marcelline Bluteau est décédée en 1913. Les jeunes enfants du couple furent placés chez les différentes familles de sa parenté. Malgré la dispersion de ses enfants, Herménégilde Simard demeurera toujours en contact avec eux.

 

Denyse Beaugrand-Champagne, archiviste de référence – BAnQ Vieux-Montréal

La généalogie – Une aventure passionnante

Retrouver le village d’origine de vos ancêtres, découvrir la terre qu’ils ont défrichée en Nouvelle-France, recréer le milieu dans lequel ils ont évolué, voilà une activité qui saura vous passionner.

 

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Fonds Joseph Mercure, 1882-1988 (les documents originaux de ce fonds ont été déposés au Centre régional d’archives de Lanaudière à L’Assomption) (P267,S7,D7,P519). Photographe non identifié.



Le seul préalable pour se lancer à la recherche de ses ancêtres est de posséder une âme de détective, un peu de temps libre et beaucoup de curiosité pour amorcer votre recherche. Vous pouvez débuter par inscrire les noms de vos proches dans « Mon arbre généalogique ».

De façon générale, vous aurez besoin de sources documentaires contenant des renseignements nominatifs permettant l’identification d’individus.

 

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La famille de Paddy Martin à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, 1911. BAnQ Vieux-Montréal (P401,S1,P166). William Murray.



L’état civil, dont Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) conserve presque tous les registres antérieurs à 1914, constitue la source documentaire essentielle et incontournable, et certains registres sont disponibles en ligne. La large diffusion de l’état civil, en particulier grâce au microfilmage et à la numérisation, a contribué à la publication des répertoires de mariages, des dictionnaires de patronymes, d’histoire de famille et de bases de données généalogiques.

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Les enfants de la famille Martin, 1910. BAnQ Vieux-Montréal (P401,S1,P88). William Murray.



Si vous désirez écrire l’histoire de votre famille, les sources premières à privilégier seront les recensements, les archives notariales, judiciaires ou gouvernementales, les fonds d’archives privées, et les documents iconographiques et cartographiques pour l’illustrer.

 

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Amis et membres de la famille Papineau, 1866-1927. BAnQ Vieux-Montréal (P7,S13,D1,P85). Laprès et Lavergne.

 

De nombreuses ressources sont disponibles gratuitement sur le site de BAnQ, alors que le personnel dans les différents centres sur l’ensemble du territoire québécois est à votre disposition pour vous aider à poursuivre vos recherches. Nous vous invitons d’ailleurs à une journée portes ouvertes ce samedi 28 novembre de 12h à 16h avec une variété d’activités gratuites offertes selon le lieu : conférences, visites guidées, kiosques et expositions.


Denyse Beaugrand-Champagne, archiviste de référence – BAnQ Vieux-Montréal

Généalogie : Au-delà des noms, les archives au cœur des familles québécoises

Le 14 janvier 2015, j’étais invitée à parler de généalogie dans le cadre de l’émission Quelle histoire! diffusée à Radio-Canada. En guise de préparation à l’entrevue, j’avais dressé, en quelques clics, à l’aide de bases de données généalogiques, la liste des mariages de cinq générations d’ancêtres de l’animatrice Clodine Desrochers et de l’artiste invité Patrick Labbé. Malgré la simplicité et l’efficacité de l’exercice réalisé grâce aux ressources en ligne, des questions surgissaient et allaient certes titiller leur curiosité.

 

Généalogie de Clodine Desrochers.

Généalogie de Clodine Desrochers.

 

Évoquons d’abord l’histoire de Raymond Labbé et Délia Vallée qui unissent leurs destinées en 1903 dans la paroisse Sacré-Cœur-de-Jésus à East Broughton. En consultant l’acte de mariage repéré dans les registres de l’État civil de la Collection numérique disponible sur le site de BAnQ [http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/ecivil/], on y lit que Raymond, cultivateur, et Délia, institutrice, sont mineurs au moment de leur mariage (rappelons que l’âge de la majorité à cette époque était fixé à 21 ans), rendant ainsi l’accord de leurs parents essentiel. On apprend également que Raymond, dont le père et la mère sont décédés, aura quant à lui l’autorisation de ses tuteurs. Vous rencontrez cette situation? Sachez que BAnQ conserve les archives des tutelles et des curatelles depuis le Régime français. Informez-vous auprès de votre centre de BAnQ conservant des archives où l’on pourra vous aider à retracer les documents[http://www.banq.qc.ca/archives/entrez_archives/centres_archives/].

 

Acte de mariage de Raymond Labbé et Délia Vallée, 27 janvier 1903. BAnQ Québec (CE305, S17).

Acte de mariage de Raymond Labbé et Délia Vallée, 27 janvier 1903. BAnQ Québec (CE305, S17).

 
Acte de mariage de Raymond Labbé et Délia Vallée, 27 janvier 1903. BAnQ Québec (CE305, S17).

Acte de mariage de Raymond Labbé et Délia Vallée, 27 janvier 1903 (suite). BAnQ Québec (CE305, S17).

 

De son côté, la généalogie de la branche maternelle de Clodine Desrochers représentait un défi puisque certains mariages ne figuraient pas dans les registres québécois. Des bases de données américaines, résultat de l’engouement pour la généalogie au-delà de nos frontières, ont permis d’élucider le mystère. Des mariages retracés aux États-Unis ancrent l’histoire de la famille Robitaille dans les vagues de migrations vers les États-Unis qui ont marqué la vie de tant de Canadiens français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

Le quotidien de nos ancêtres forge nos histoires de famille et l’histoire du Québec. Grâce aux archives de l’État ou des familles, ainsi qu’à l’intérêt pour la généalogie qui croît partout dans le monde, il est désormais possible de jouer les détectives en consultant les ressources en ligne ou avec l’aide du personnel de BAnQ et, avec un peu de temps et de patience, de percer le mystère des vies qui se cachent derrière les noms.

Et vous? Quelle est votre histoire?

Nathalie Gélinas, Archiviste-coordonnatrice – BAnQ Gatineau

Des détectives travaillent au courrier de recherche de BAnQ !

Répondre aux questions du courrier de recherche requiert souvent des talents de détective. Voici l’exemple du travail investi pour répondre à une requête relative à l’acte de naissance – il y a plus d’un siècle – d’« Helen Poulos alias Apostolopoulos née en 1909, fille de James Poulos et d’Yvonne Campeau ».

Un mariage entre Demetrius Poulos – qui signe James Poulos – et Yvonne Campeau a été retracé en 1916. Mais lors de son mariage en 1942, le nom de famille d’Helen est Roumeliotis Poulos et son père est «feu Demetrios Rumeliotis». Alors comment James Poulos alias Demetrios Apostolo Poulos peut-il être Demetrios Rumeliotis !

Un «James Poulos alias Demetrios Apostopoulos, époux d’Yvonne Campeau» est décédé en 1945. Pourtant à son mariage en 1942 Helen a déclaré que son père était déjà décédé. S’agirait-il de deux individus ?

En recommençant la recherche du début, nous avons retracé un Demetrios P. Roomeliotes, époux d’Eva Campau, décédé en 1910. Et qui était le témoin? Demetrios A. Apostolopoulos !

La naissance d’Helen Poulos ou Apostolopoulos a été retracée sous Marie Yvonne Helena Romitos, fille de feu James Romitos et d’Yvonne Campeau, née en novembre 1909 et baptisée en décembre 1910 à la paroisse catholique de Saint-Jean-Baptiste à Montréal.

Et la surprise ne s’arrête pas là !

La naissance est aussi enregistrée en juin 1910 à la paroisse grecque orthodoxe Holy Trinity sous Helen Roumeliotes, fille de «Demetrios P. Roumeliotes et Eva D. Campu» !

Ainsi l’enfant est née Helena Roumeliotis; son père, Demetrios P. Roumeliotis alias James Romitos, est décédé neuf mois après sa naissance; sa mère Yvonne alias Eva Campeau s’est remariée à un ami de la famille Demetrios Apostolo Poulos alias Demetrios Poulos alias James Poulos alors qu’Helena n’avait que 6 ans. À l’âge adulte, elle a choisi de porter les patronymes de son père et de son beau-père.

Voilà un exemple du travail investi par les techniciennes et techniciens employés au Service de la diffusion de BAnQ.

 

Ginette Robert, technicienne en documentation – BAnQ Vieux-Montréal

Denyse Beaugrand-Champagne, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Souriez! On organise nos photos du temps des Fêtes

Le temps des Fêtes! Période festive propice aux rencontres en famille ou entre amis, ainsi qu’à la redécouverte des plaisirs hivernaux en patin, à ski ou simplement en dévalant les pentes sur une luge. Appareil photo, tablette ou téléphone intelligent à la main, voilà qu’on immortalise ces moments mémorables!

Qui dit photos numériques, dit également quantité de fichiers à sélectionner, à organiser, à décrire et à conserver. Pourquoi me demanderez-vous? Parce que ces précieux souvenirs font partie de votre histoire et qu’ils constituent vos archives personnelles. Pour vous aider à créer votre boîte à souvenir numérique, voici quelques conseils :

– On évite de saturer l’espace mémoire de nos appareils, nos périphériques ou notre nuage informatique en procédant à la sélection de nos photos. Ainsi, on conservera les clichés les plus significatifs et l’on détruira les photos ayant moins d’intérêt à nos yeux ou dont la qualité technique ou esthétique laisse à désirer.

– On organise nos photos en les regroupant par thème, par événement, par date ou par lieu.

– On renomme les fichiers pour un repérage plus efficace.

– On documente nos photos pour se souvenir du contexte, de l’événement, des gens photographiés, de la date exacte, du lieu ou de toute autre information visant à témoigner des événements importants de notre vie et les faire connaître à nos parents, amis, enfants ou petits-enfants.

– On sécurise cette mémoire en faisant une copie de conservation sur 2 ou 3 supports différents tels qu’un CD ou un disque dur.

 

Vous êtes un novice en ce domaine, sachez qu’un atelier d’initiation intitulé Mon projet photos sera présenté à la Grande Bibliothèque en février et en avril. Surveillez le calendrier des activités culturelles.

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Famille Lepage dans leur salon au temps des fêtes, 7 janvier 1953.  BAnQ Gatineau (P174, S6, D4267). Photographe : Champlain Marcil.

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Jean-Bernard Chénier sur sa luge, vers 1930. BAnQ Gatineau (P28, D277). Photographe : Rodolphe Léger.

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Repas de la famille Banks à Worthing dans le Sussex en Angleterre, 1937. BAnQ Gatineau (P132, S1, D451). Photographe F.H. Summers.

Nathalie Gélinas, archiviste-coordonnatrice – BAnQ Gatineau

Comme Antoine Bertrand, lancez-vous sur la trace de vos ancêtres avec un coup de pouce de BAnQ

En partant à la recherche de ses ancêtres dans le cadre de l’émission Qui êtes-vous ?, Antoine Bertrand a découvert les archives de BAnQ! Dans la magnifique salle de lecture de BAnQ Vieux-Montréal, je l’ai aidé à commencer ses recherches, à consulter des bases de données, à faire des copies des registres de l’état civil et à déchiffrer un ancien contrat de mariage. Il s’est aussi penché sur une carte ancienne afin de poursuivre sa quête : parcourir à l’envers le chemin emprunté par ses ancêtres pour venir s’installer au Québec. Patient et intéressé, il a analysé attentivement les indices dévoilés par les documents du passé.

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Denyse Beaugrand-Champagne et Antoine Bertrand lors du tournage de Qui êtes-vous ?   Photographe :  Karine Dufour.

 

Faites comme lui, lancez-vous dans l’aventure fascinante de l’histoire de votre famille grâce aux ressources de BAnQ!

 

Denyse Beaugrand-Champagne, archiviste de référence – BAnQ Vieux-Montréal




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