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Paul Provencher : ingénieur forestier, explorateur, auteur et photographe

 

Le développement de l’industrie forestière au début du 20e siècle entraîne la découverte de nouveaux territoires et l’exploitation de leurs ressources. La Côte-Nord, immense étendue de pays qui s’étend de Tadoussac sur la rivière Saguenay à Blanc-Sablon près de Terre-Neuve, se révèle prometteuse pour cette industrie qui cherche à s’y implanter. Ce territoire de chasse et de pêche occupé par les Innus (Montagnais-Naskapis) et depuis longtemps isolé connaît, vers 1930, une croissance économique rapide.

 

 

Monsieur Paul Provencher, Bagotville, 1951. BAnQ Québec (E6,S7,SS1,P85390). Photographe : Ernest Noreau.

Monsieur Paul Provencher, Bagotville, 1951. BAnQ Québec (E6,S7,SS1,P85390). Photographe : Ernest Noreau.

 

 

En 1929, Paul Provencher entreprend sa carrière d’ingénieur forestier pour la compagnie de papier Quebec North Shore.

 

 

Usines de la Quebec North Shore Paper, Baie-Comeau, 1950. BAnQ Québec (E6,S7,SS1,P78100). Photographe : Paul Carpentier.

 

 

La série photographique E6,S9 témoigne de son parcours entre 1937 et 1963. Pendant cette période,  Paul Provencher explore et inventorie la forêt boréale sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, de la Côte-Nord au Labrador. Il rencontre et accompagne les Innus le long des rivières Manicouagan et Toulnustouc et il visite les communautés de Betsiamites (Pessamit), Sept-Îles, Moisie (Uashat Mak Mani-Utenam), La Romaine (Unamen Shipi) et Fort Mackenzie (Kawawachikamach, Matimekosh). Ses photographies sont les témoins vivants d’un monde amérindien qui demeure encore méconnu du grand public. À cette époque, on considère cet homme comme une figure importante dans la découverte de cette contrée immense. Grâce à la grande aventure de l’exploitation industrielle des ressources naturelles de la Côte-Nord, Provencher favorise la reconnaissance de pratiques ancestrales amérindiennes et se fait le témoin d’une culture en voie d’assimilation.

 

Dans les années 1930, une partie de la population de la Côte-Nord n’a guère de contacts avec le reste du monde. C’est donc un milieu préservé que Paul Provencher apprend à connaître. Son cheminement prend alors une perspective ethnographique très significative. En prévision de ses séjours en forêt, il fait la rencontre de chasseurs nomades amérindiens : Joe « Uapistan » Savard et « Ti-Basse » St-Onge sont ses premiers guides.

 

 

De gauche à droite : Jos. Savard, Montagnais, Paul Provencher et Tibasse St-Onge, 1937. BAnQ Québec (E6,S9,P101A). Photographe : Paul Provencher.

 

 

À leur école, Paul Provencher apprend tout ce qu’il y a à connaître sur la vie en forêt : faire un feu, construire un abri, identifier et utiliser toutes les ressources du milieu, et ce, toujours selon des techniques ancestrales testées et éprouvées depuis des siècles. Au contact de ces communautés innues, il apprend à vivre au rythme de la nature.

 

Entre 1936 et 1940, Provencher filme en 16 mm couleur les faits et gestes de ces Amérindiens. Le cinéaste Jean-Claude Labrecque va également consacrer deux films à l’œuvre ethnographique de Provencher en 1979, sous les titres « Le dernier coureur des bois » (P151, S77, DFC88-251) et « Les Montagnais » (P151, S77, DFC88-250). Vous pouvez visionner ces films à BAnQ Québec.

 

Enfin, voici une sélection des quelques 476 photographies prises par Paul Provencher. Elles sont toutes numérisées et disponibles dans Pistard.

 

 

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Catherine Lavoie, technicienne en documentation –  BAnQ Québec

La naissance de la première Armée des États-Unis

 

Olivar Asselin passe la première moitié de l’année 1918 dans différents camps des forces canadiennes installés dans la campagne anglaise afin d’y compléter sa formation d’officier. À la fin d’août, il écrit à son épouse Alice une lettre au sujet de son état de santé, ses discussions avec des officiers et son intention de retourner au front. Dans l’extrait choisi, il  fait mention du général des armées américaines John Pershing, au moment où il réunit les troupes américaines en une seule armée sous son commandement en prévision d’une offensive américaine.  Avant août 1918, les troupes venant des États-Unis sont réparties parmi les bataillons français et britanniques.

 

The War Babies Battalion. 9 mai 1917. BAnQ Vieux-Montréal (CLG72).

 

« Tout le monde ici est dans la jubilation à cause des nouvelles de France, mais où en serions-nous, si Pershing n’avait pas, par son exemple, forcé les A. à accepter l’unité du commandement ? La guerre durera peut-être deux ou trois ans encore, mais elle vient d’être gagnée : d’ici là, la force des empires du centre ne peut que diminuer. J’essaierai de retourner au front, parce que c’est là mon premier devoir* [Note dans la marge : *envers toi et envers nos fils]. Ensuite, — si je suis encore vivant — je retournerai au Canada travailler de mon mieux à votre bonheur. »

 

Vous souhaitez consulter cette lettre d’Olivar Asselin dans son intégralité? Rendez-vous sur Wikisource ou, pour découvrir l’ensemble des lettres sélectionnées, rendez-vous sur la page du projet Première Guerre mondiale de BAnQ.

 

Pour en savoir plus sur Olivar Asselin et sur la diffusion de sa correspondance de guerre, consultez l’article phare du projet

 

Florian Daveau, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Émilie Dufour-Lauzon, agente de bureau – BAnQ Vieux-Montréal

Elena Fracas, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Catherine Lamarche, stagiaire de l’Université de Montréal

 

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Recto verso ou vice versa!

Montréal célèbre son 375e anniversaire. Il s’agit d’une plaisante occasion de se rappeler quelques-unes de ses attractions du début du siècle dernier grâce aux archives d’une femme remarquable, Laurette Cotnoir-Capponi, pionnière de l’enseignement de la coupe, de la couture et du dessin de mode au Québec.

 

Son fonds d’archives, conservé à BAnQ Vieux-Montréal contient, notamment, une importante série de cartes postales illustrées reçues de correspondants durant l’âge d’or de ce moyen de communication. Des lieux d’attraction de plusieurs villes et régions du Québec, dont Montréal, y sont illustrés comme autant de témoins d’une époque aujourd’hui révolue.

 

Le funiculaire du mont Royal

 

Pendant une trentaine d’années, de 1885 à 1918, les Montréalais et les visiteurs peuvent accéder au sommet du mont Royal à bord d’un funiculaire propulsé par la vapeur. L’image de cette correspondance de Bernardin Cotnoir, datée du 2 septembre 1905, montre bien les installations situées dans l’axe de la rue Duluth.

 

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Belvédère du mont Royal

 

Dès 1906, les visiteurs du parc du Mont-Royal peuvent contempler Montréal et ses environs à partir d’un belvédère surplombant l’escarpement sud de la montagne. Les illustrations des cartes postales de Blanche et d’Adrienne, adressées en 1907 et 1911, présentent le belvédère et les pavillons Maxwell, ainsi qu’une vue de la ville à cette époque. Les pavillons seront démolis en 1934, quelques années après la construction du chalet actuel.

 

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Le port de Montréal

 

De Montréal, le 14 octobre 1908, Aurette Cotnoir poste une carte illustrant une partie du port de Montréal avec ses installations et les embarcations qui y accostent à l’époque.

 

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Une autre magnifique correspondance de 1908 offre aussi une vue de la ville.

 

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Le parc La Fontaine

 

Cette carte postale d’un correspondant de Montréal, datée de 1924, montre les grandes serres du parc La Fontaine où, depuis 1889, on y cultive les plantes destinées à l’ornement des places publiques de la ville. Ces bâtiments seront démolis lors du grand réaménagement du parc dans les années 1950.

 

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Cette autre carte, adressée en 1922, témoigne de la popularité des embarcations sur les étangs du parc…

 

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… et de l’usage excessif des « é ». Mille pardons, Monsieur La Fontaine, de la part de l’éditeur…

 

Sylvain de Champlain, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

 

Pertes canadiennes au front

 

Court extrait d’une lettre d’Olivar Asselin à son épouse Alice. Ce dernier lui écrit à propos de son état de santé et lui donne des nouvelles du front. Il est probable que les pertes canadiennes mentionnées aient eu lieu lors de la bataille d’Amiens, dont l’offensive principale s’est tenue le 12 août et à laquelle ont participé des contingents canadiens.

 

« Je crois que les Canadiens ont eu — comme il fallait s’y attendre — des pertes considérables. Je ne serais pas surpris si le colonel avait un bataillon au front; il  est mandé à Londres demain. J’ai demandé officiellement à partir pour le 5e, le 14e, le 24e ou le 84e, tous bataillons de Montréal; la réponse ne saurait tarder. »

 

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Vous souhaitez consulter cette lettre d’Olivar Asselin dans son intégralité? Rendez-vous sur Wikisource ou, pour découvrir l’ensemble des lettres sélectionnées, rendez-vous sur la page du projet Première Guerre mondiale de BAnQ.

 

Pour en savoir plus sur Olivar Asselin et sur la diffusion de sa correspondance de guerre, consultez l’article phare du projet

 

Florian Daveau, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Émilie Dufour-Lauzon, agente de bureau – BAnQ Vieux-Montréal

Elena Fracas, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Catherine Lamarche, stagiaire de l’Université de Montréal

 

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L’esthétisme selon Côté Chabot Morel, architectes

Côté Chabot Morel, architectes maintenant connue sous l’appellation CCM2, Architectes est l’une des plus importantes firmes d’architecture de la grande région de Québec. Solidement établie depuis 1963, la firme privilégie la conception de bâtiments architecturaux qui se démarquent dans le paysage visuel de la ville de Québec.  L’innovation, l’esthétisme, la sensibilité et la convivialité de leurs constructions font partie intégrante de leur philosophie de création.


Parmi les projets majeurs réalisés par Côté Chabot Morel, architectes mentionnons les suivants : la rénovation et l’agrandissement de l’Aquarium du Québec, la construction des sièges sociaux de l’École nationale d’administration publique (ENAP), de la Télé-université et de l’Université du Québec dans le quartier Saint-Roch à Québec ainsi que la modernisation et l’agrandissement de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF) sur le campus de l’Université Laval.


La firme s’est vu décerner plusieurs prix prestigieux au fil des ans :


– Prix d’excellence en architecture de l’Ordre des architectes du Québec et celui du Grand Prix du Design (9e édition) pour le projet d’agrandissement et de réaménagement du Palais de justice de Montmagny.


– Projet lauréat au concours national pour la construction des sièges sociaux de l’ENAP, la Télé-université, le siège social de l’Université du Québec et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS – culture et société).


– Prix d’excellence en design de l’Association des entrepreneurs en revêtement métallique du Québec (AERMQ) pour la construction de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF).


– Prix d’excellence en design de l’AERMQ pour la construction de l’Aquarium du Québec.


BAnQ Québec possède les dessins architecturaux de quelque 90 projets cédés par CCM2, Architectes en 2016. De superbes dessins de présentation accompagnent parfois les réalisations de cette firme dynamique et à l’avant-garde.


Dessin d’architecture du projet d’un abri d'exposition, Expo 67, 1966. BAnQ Québec (P981,D6516). Auteur : Côté Chabot Morel, architectes

Dessin d’architecture du projet d’un abri d’exposition, Expo 67, 1966. BAnQ Québec (P981,D6516). Auteur : Côté Chabot Morel, architectes.


Dessin d’architecture du projet du Parc auto Saint-Roch à Québec, 1972. BAnQ Québec (P981,D7284). Auteur : Côté Chabot Morel, architectes

Dessin d’architecture du projet du Parc auto Saint-Roch à Québec, 1972. BAnQ Québec (P981,D7284). Auteur : Côté Chabot Morel, architectes.


Dessin d’architecture du projet de l’Envirotron de l’Université Laval, 1991. BAnQ Québec (P981,D9165). Auteur : Côté Chabot Morel, architectes

Dessin d’architecture du projet de l’Envirotron de l’Université Laval, 1991. BAnQ Québec (P981,D9165). Auteur : Côté Chabot Morel, architectes.


Dessin d’architecture du projet d’habitations Saint-Roch, rues de la Chapelle, de l'Église et Saint-Vallier à Québec, 1996. BAnQ Québec (P981,D9634). Auteur : Côté Chabot Morel, architectes.

Dessin d’architecture du projet d’habitations Saint-Roch, rues de la Chapelle, de l’Église et Saint-Vallier à Québec, 1996. BAnQ Québec (P981,D9634). Auteur : Côté Chabot Morel, architectes.


Christian Drolet, archiviste-coordonnateur – BAnQ Québec

Adorables petits officiers à quatre pattes!

 

Olivar Asselin passe la majeure partie de l’année 1918 dans différents camps des forces canadiennes installés dans la campagne anglaise afin d’y compléter sa formation d’officier. Au camp de Witley, il commence à rédiger pour Pierre, son plus jeune fils, des « histoires de chien », racontant la vie d’un chien qui vit au camp auprès des soldats. En juin, le 10e de réserve est posté dans un autre camp à Branshott, où Asselin rédige une nouvelle lettre au sujet de ces compagnons à quatre pattes.

 

« Un être que le beau temps rend parfaitement heureux, c’est le bon chien Marion. Le matin, il va déjeuner chez les soldats; parce qu’il y a plus de restes et parce qu’il ne veut pas aller à la gymnastique, comme les officiers, l’estomac vide. Il accompagne ensuite les soldats à la parade de gymnastique; fait le tour des pelotons en aboyant, pour hâter l’alignement; vient se camper sur le front et aboie encore, et quand tous sont immobiles et que le sergent-major va commander EYES FRONT vient se placer à son côté comme pour surveiller l’exécution du commandement. Durant l’exercice, il se promène, surveille, voit à tout, fait l’important […] Nous avons acquis dernièrement deux autres chiens. L’un est âgé de six(6) mois, est un pur Danois. Il est déjà haut comme toi (je te vois encore comme je te quittai sur le quai des Bermudes, essuyant tes larmes avec le dos de tes petites mains, et haussant les épaules à chaque sanglot, ce qui te grandissait un peu), et debout, grand comme un homme. L’autre âgé de trois mois environ, est une petite ratière irlandaise (Irish Terrier) haute de huit pouces environ. […] Ce qu’il y a de plus amusant, c’est que comme un grand fou, il est jaloux d’elle. Si vous la caressez trop, il se dresse entre vous et elle, pose ses pattes sur vos épaules, et vous regarde dans les yeux en ayant l’air de dire : « Assez, n’est-ce-pas? À mon tour, maintenant. » Et pendant cette scène, Mimi le mort aux jarrets. Mon cher Pierre, c’est tout ce que je puis t’écrire aujourd’hui. Je suis fatigué. Étudie bien les bêtes : elles sont parfois plus intéressantes que les hommes. »

 

Dessin de la lettre du 4 juin 1918. BAnQ Vieux-Montréal (CLG72). Auteur : Olivar Asselin.

 

Vous souhaitez consulter cette lettre d’Olivar Asselin dans son intégralité? Rendez-vous sur Wikisource ou, pour découvrir l’ensemble des lettres sélectionnées, rendez-vous sur la page du projet Première Guerre mondiale de BAnQ.

 

Pour en savoir plus sur Olivar Asselin et sur la diffusion de sa correspondance de guerre, consultez l’article phare du projet

 

Florian Daveau, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Émilie Dufour-Lauzon, agente de bureau – BAnQ Vieux-Montréal

Elena Fracas, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Catherine Lamarche, stagiaire de l’Université de Montréal

 

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Le Chantier du siècle

Le 28 juillet 1876, le gouvernement provincial achète officiellement au gouvernement fédéral le Cricket Field pour y établir le siège de la vie parlementaire de la province. Ce terrain, acheté au coût de 15 000$, est situé tout juste à l’extérieur des fortifications, près de la porte Saint-Louis. Pendant les dix années qui suivront, Eugène-Étienne Taché sera le maître d’œuvre de ce Chantier du siècle, employant pas moins de 400 ouvriers.

 

Eugène-Étienne Taché, 1902-1903. BAnQ Québec (P1000,S4,D3,P16). Montminy et Cie.

Eugène-Étienne Taché, 1902-1903. BAnQ Québec (P1000,S4,D3,P16). Montminy et Cie.

Architecte autodidacte et arpenteur-géomètre de formation, Eugène-Étienne Taché travaille au département des Terres de la Couronne lorsqu’on lui demande, en 1875, de dresser les plans du futur parlement. Taché opte pour  l’architecture Second Empire qui se démarque par un effet de grandeur et de prestige. Il s’agit d’ailleurs d’un style qu’il récupère pour d’autres réalisations qu’il effectue à peu près à la même époque, dont l’ancien palais de justice de Québec près du Château Frontenac et le Manège militaire qui est situé à deux jets de pierre du Parlement.

 

Après moult modifications au projet, les travaux débutent en 1877. Cette première phase permet d’abord d’ériger les trois ailes latérales où logeront les bureaux de l’exécutif, comprenant entre autres les bureaux du lieutenant-gouverneur et ceux des différents ministères et organismes. Quant à l’hôtel du Parlement qui est réservé au Conseil législatif et à l’Assemblée législative, la  construction de sa façade ne débute qu’en 1883 pour se terminer en 1886.

 

Taché fait appel à plusieurs artistes, dont Louis-Philippe Hébert et Alfred Laliberté, afin de faire de la façade du l’hôtel du Parlement un véritable programme commémoratif. Pas moins de 26 bronzes, représentant à la fois les personnages importants de l’histoire nationale ainsi que  des allégories, prennent place dans des niches. De nombreuses armoiries sculptées dans la pierre s’ajoutent également à cette fresque historique. Le principal travail d’horlogerie est alors confié à la maison Cyrille Duquet, orfèvre reconnu à Québec.

 

BAnQ Québec conserve le fonds Eugène-Étienne Taché (P286) qui contient de nombreux dessins d’architecture de différents projets auxquels il a collaboré. Le fonds  Ministère de la Culture et des Communications (E6) regroupe également plusieurs photographies de l’édifice. De même, plusieurs plans sont disponibles dans le fonds Ministère des Travaux publics et des Approvisionnements (E25), plus particulièrement dans la série Documents architecturaux (S666).

 

Sylvie Bédard, archiviste – BAnQ Québec

 

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Présence des Trudeau père et fils au Lac-Saint-Jean

 

La Traversée internationale du lac St-Jean bat son plein depuis le 22 juillet. Parmi les nombreuses activités organisées à cette occasion, notons, entre autres, le traditionnel souper dans les rues de Roberval qui aura lieu le 26 juillet et auquel le premier ministre du Canada, monsieur Justin Trudeau, participera.  En 1969, il y a de cela 48 ans, son père, monsieur Pierre Elliott Trudeau, donnait le coup d’envoi de cet événement. BAnQ Saguenay conserve plusieurs photographies qui témoignent de sa présence. En voici quelques-unes.

 

Pierre-Elliot Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_011). Photographie : Johann-Natale Krieber.

Pierre Elliott Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_011). Photographie : Johann-Natale Krieber.

 

Pierre-Elliot Trudeau donnant le coup d’envoi de la Traversée internationale du lac St-Jean. Au micro, Pierre Lajoie président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_012). Photographie : Johann-Natale Krieber.

Pierre Elliott Trudeau donnant le coup d’envoi de la Traversée internationale du lac St-Jean. Au micro, Pierre Lajoie président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_012). Photographie : Johann-Natale Krieber.

 

Pierre-Elliot Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_013). Photographie : Johann-Natale Krieber.

Pierre Elliott Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_013). Photographie : Johann-Natale Krieber.

 

Vue générale du coup d’envoi de la Traversée internationale du lac St-Jean, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_016). Photographie : Johann-Natale Krieber.

Vue générale du coup d’envoi de la Traversée internationale du lac St-Jean, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_016). Photographie : Johann-Natale Krieber.

 

Pierre-Elliot Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_027). Photographie : Johann-Natale Krieber.

Pierre Elliott Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_027). Photographie : Johann-Natale Krieber.

 

Pierre-Elliot Trudeau dans une embarcation et une partie de la foule assistant au départ de la Traversée du lac St-Jean, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_112). Photographie : Johann-Natale Krieber.

Pierre Elliott Trudeau dans une embarcation et une partie de la foule assistant au départ de la Traversée du lac St-Jean, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_112). Photographie : Johann-Natale Krieber.

 

Pierre-Elliot Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_116). Photographie : Johann-Natale Krieber.

Pierre Elliott Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D3,P222_116). Photographie : Johann-Natale Krieber.

 

Pierre-Elliot Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D5,P368_007). Photographie : Johann-Natale Krieber.

Pierre Elliott Trudeau à l’ouverture officielle de la Traversée internationale du lac St-Jean accompagné de Pierre Lajoie, président de l’événement, 1969. BAnQ Saguenay, (P66,S2,D5,P368_007). Photographie : Johann-Natale Krieber.

 

Pour en savoir plus :

Consultez le fonds Johann-Natale Krieber (P66), au centre de BAnQ Saguenay

Le Devoir, 4 août 1969

https://fr.wikipedia.org/wiki/Travers%C3%A9e_internationale_du_lac_Saint-Jean

http://traversee.qc.ca/fr/

 

Colombe Dallaire, technicienne en documentation  – BAnQ Saguenay

André Leblanc, agent de bureau – BAnQ Saguenay

Danielle Saucier, archiviste-coordonnatrice – BAnQ Sept-Îles

La guerre n’est pas que morts et blessés…il y a de la vie au camp!

 

Olivar Asselin passe la majeure partie de l’année 1918 dans différents camps des forces canadiennes installés dans la campagne anglaise afin d’y compléter sa formation d’officier. Au camp de Witley, il commence à rédiger pour Pierre, son plus jeune fils, des « histoires de chien », racontant la vie d’un chien qui vit au camp auprès des soldats.

 

Dessin du bon chien Marion. 1918. BAnQ Vieux-Montréal (CLG72). Auteurs : Olivar Asselin et un dessinateur inconnu (officier du 10e de réserve).

 

« Il y a au 10e de réserve un chien si beau, si bon, si fin, que je me dis toujours en le regardant : « Si Pierre avait un chien comme ça! » […] Il s’appelle Marion. Je ne sais pas de quelle race il est, car tu sais que nous n’avons jamais eu de chiens, et je ne les ai pas étudiés. Je crois seulement que c’est un barbet, car il a de la barbe jusque dans les yeux. Peut-être aussi que c’est un ratier […] Il est au 10e depuis une dizaine de mois. Un officier l’apporta dans sa poche, alors qu’il avait un mois environ. Il a grandi dans le bataillon. Le jour, il fait l’exercice et la manœuvre, sans y jamais manquer. Quand les soldats marchent en colonne, le colonel ou son second vient d’abord, puis un peu à gauche, l’adjudant, puis avec son capitaine en tête, comme tu as vu aux Bermudes. Le bon chien Marion trotte et gambade toujours devant le sergent-major comme ceci : (dessin) […] Naturellement, tous les soldats le connaissent et l’aiment. Aux heures des repas, il va, comme Pierre, faire ses visites; il arrive aux cuisines, au réfectoire. Comme Pierre, il est trop poli pour demander, mais assis sur son petit derrière, il vous regarde par en-dessous [sic], avec l’air de dire : « Moi, je mangerais bien de ces bonnes choses-là ». Et on le bourre de soupe, de viande, de desserts. Pour manger, il va chez les hommes : on dirait qu’il les sent moins égoïstes, plus près des bêtes; mais il passe ses soirées et ses dimanches chez les officiers, car c’est un chien de gentleman. Comme il n’a pas appris de catéchisme ni aucune espèce de Bible, il aime également les catholiques, les juifs, les protestants; et tout le monde le lui rend. »

 

Vous souhaitez consulter cette lettre d’Olivar Asselin dans son intégralité? Rendez-vous sur Wikisource ou, pour découvrir l’ensemble des lettres sélectionnées, rendez-vous sur la page du projet Première Guerre mondiale de BAnQ.

 

Pour en savoir plus sur Olivar Asselin et sur la diffusion de sa correspondance de guerre, consultez l’article phare du projet.

 

Florian Daveau, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Émilie Dufour-Lauzon, agente de bureau – BAnQ Vieux-Montréal

Elena Fracas, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Catherine Lamarche, stagiaire de l’Université de Montréal

 

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Les 4 jours marquants de la visite du général de Gaulle au Québec

 

Dans la foulée des événements commémorant les 50 ans de l’Exposition universelle de Montréal de 1967, il ne faudrait pas oublier de souligner la visite mémorable du président français Charles de Gaulle dans la Belle Province du 23 au 26 juillet 1967, en réponse à l’invitation du gouvernement québécois.

 

Lors d’une visite officielle à l’Élysée en mai 1967, Daniel Johnson père, alors premier ministre du Québec, demande à Charles de Gaulle de le soutenir dans sa démarche pour accorder plus de pouvoirs au Québec lors du renouvellement de la Constitution canadienne. En pleine Révolution tranquille, ces retrouvailles symboliques franco-québécoises sont hautement importantes pour le gouvernement du Québec.

 

Le 15 juillet 1967, Charles de Gaulle embarque à Brest sur le croiseur Colbert de la Marine nationale française. Ayant été invité par le gouvernement du Québec, il a décidé d’effectuer le trajet par bateau puisque, s’il était arrivé par avion, le protocole lui aurait imposé d’atterrir à Ottawa et de commencer sa visite par la capitale canadienne. Après une brève escale à Saint-Pierre-et-Miquelon, il arrive à Québec le matin du 23 juillet.

 

Cette journée est consacrée à la visite de la région, où plusieurs activités sont organisées, dont une messe à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré.

 

Le lendemain, empruntant le Chemin du Roy, il poursuit sa route vers Montréal, s’arrêtant çà et là en chemin, saluant la foule de sa voiture.

 

C’est le soir du 24 juillet 1967, sur le balcon de l’hôtel de ville de Montréal, qu’il prononce un discours inattendu qui se conclut par cette phrase désormais célèbre: « Vive le Québec libre ! ».

 

Les deux journées suivantes se déroulent à Montréal où il visite entre autres l’Expo 67 et le métro de Montréal fraîchement inauguré. Avec tout le tapage médiatique entourant le discours qu’il a prononcé, la visite prévue à Ottawa est annulée et il retourne en France, par avion, le 26 juillet 1967.

 

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 Cette visite officielle fut évidemment suivie par la presse québécoise et  internationale ainsi que par le Québec tout entier. Elle a été abondamment filmée et photographiée et on peut retrouver un grand nombre de ces documents dans les fonds d’archives conservés à BAnQ.

 

Pour poursuivre cette visite en archives :

– Fonds Jules Rochon. BAnQ Québec. (P743)

– Fonds ministère de la Culture et des Communications. Série Office du film du Québec – Documents iconographiques. BAnQ Québec (E6,S7,SS1)

– Fonds Léon Bernard. BAnQ Québec. (P967,S2,SS3,D60 et P967,S2,SS3,D61)

– Fonds Raymond Barbeau. BAnQ Vieux-Montréal. (CLG31,S7,SS6,D1). Extraits des discours de Charles de Gaulle tenus en juillet 1967, accompagnés de commentaires de Pierre Claude Élie

– La visite du général de Gaulle au Québec / Jean-Claude Labrecque; Office du film du Québec. – 1967. BAnQ Québec (E6,S7,SS2,DFC88-102)

– Expo ’67: Visite du général de Gaulle / Office du film du Québec. – 1967. BAnQ Québec (E6,S7,SS2,DFC93-041)

– Visite du général de Gaulle au Québec / Paul Vézina; Daniel Fournier; Charles Desmarteau. – 1967. BAnQ Québec (E6,S7,SS2,DFC06900,P2)

 

Nathalie Vaillancourt, archiviste – BAnQ Québec

 

Références complètes des images :

– « Le Colbert » devant Québec, bateau sur lequel le général de Gaulle a fait la traversée, 23 juillet 1967. BAnQ Québec (E6,S7,SS1,P6741336). Photographe : Neuville Bazin.

– Le général Charles de Gaulle prononce un discours à l’occasion de son arrivée sur le sol québécois. Anse au Foulon, Québec, 23 juillet 1967. BAnQ Québec (E6,S7,SS1,P6711182). Photographe : Magella Chouinard.

– Allocution du général de Gaulle lors du dîner au Petit-Cap, 23 juillet 1967. BAnQ Québec (E6,S7,SS1,P6711204). Photographe : Magella Chouinard.

– Le général Charles de Gaulle passe devant le Parlement de Québec, 23 juillet 1967. BAnQ Québec (E6,S7,SS1,P6741365). Photographe : André Readman.

– Le général Charles de Gaulle et Mme de Gaulle assistent à la messe de la fête de Sainte-Anne à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré, 23 juillet 1967. BAnQ Québec (E6,S7,SS1,P6711189). Photographe : Magella Chouinard.

– Charles de Gaulle salue la foule debout dans sa voiture à Montréal, 24 juillet 1967. BAnQ Québec (P743,D13,P27). Photographe : Jules Rochon.

– Charles de Gaulle prononçant un discours sur le balcon de l’hôtel de ville de Montréal, 24 juillet 1967. BAnQ Québec (P743,D13,P7). Photographe : Jules Rochon.

– Charles de Gaulle visitant l’Expo 67 à Montréal, juillet 1967. BAnQ Québec (P743,D6,P16A). Photographe : Jules Rochon.




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