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Les rails nous tombent sur la tête !

18 septembre 2017 par Instantanés | Domaine(s) : Diffusion et mise en valeur

Olivar Asselin est depuis peu de retour sur le front alors que l’armistice est signé le 11 novembre 1918. Cependant, il demeure tout de même en Belgique quelques semaines avant d’être renvoyé à Paris, et ultimement au Canada en 1919. Dans cette lettre adressée à son fils Pierre, il lui raconte quelques anecdotes sur son passage récent en France.

 

« Tu sais que nous sommes en route pour l’Allemagne. Les sales Boches ont tout volé dans les parties de la France qu’ils occupaient. L’autre jour, à Valenciennes, une gentille fillette de six ou sept ans me disait : «Moi, j’ai hâte de voir une vache.» Elle n’a pas bu de lait depuis quatre ans. Dans tout le nord de la France, il n’y a pas d’école depuis quatre ans, parce que les Boches occupaient les écoles qu’ils n’avaient pas détruites; les enfants de six à dix ans ne savent pas lire. […] J’ai vu aussi une autre chose très curieuse. Les Allemands avaient fait sauter, aux joints de tous les rails, un petit chemin de fer établi sur le côté de la route. En face d’une maison, les deux rails avaient été, par un bout, projetés en l’air en même temps avec toutes leurs traverses, sans cependant se détacher à l’autre bout, et ils étaient retombés sur un toit de sorte que, à cet endroit la voie ferrée apparaissait comme ceci : (dessin). On aurait dit les Montagnes russes du Dominion Park.»

 

Lettre du 16 novembre 1918. BAnQ Vieux-Montréal (CLG72).

Lettre du 16 novembre 1918. BAnQ Vieux-Montréal (CLG72).

 

Vous souhaitez consulter cette lettre d’Olivar Asselin dans son intégralité? Rendez-vous sur Wikisource ou, pour découvrir l’ensemble des lettres sélectionnées, rendez-vous sur la page du projet Première Guerre mondiale de BAnQ.

 

Pour en savoir plus sur Olivar Asselin et sur la diffusion de sa correspondance de guerre, consultez l’article phare du projet.

 

Florian Daveau, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal
Émilie Dufour-Lauzon, agente de bureau – BAnQ Vieux-Montréal
Elena Fracas, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal
Catherine Lamarche, stagiaire de l’Université de Montréal

 

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Un commentaire pour “Les rails nous tombent sur la tête !”

  1. […] Now that the war is over, Olivar Asselin has been sent to Paris, and writes home to his son, describing some of his experience…. […]

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