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Jean-Paul Mousseau – du Refus global à l’intégration des arts urbains au Québec

25 avril 2017 par Instantanés | Domaine(s) : Diffusion et mise en valeur

Né le 1er janvier 1927 à Montréal, dans le quartier ouvrier centre-sud, Jean-Paul Mousseau baptisé Joseph Armand Paul Mousseau entame ses études secondaires en 1940 au Collège Notre-Dame où il est initié aux arts plastiques par le frère Jérôme (Jérôme Paradis).

 

Jean-Paul Mousseau, s.d. BAnQ Vieux-Montréal (P245,P1). Fonds Studio Jac-Guy enregistrée

 

 

Admis à la Contemporary Arts Society en 1944, puis à l’École du Meuble de Montréal l’année suivante, le jeune Mousseau y reçoit un enseignement de Paul-Émile Borduas. Influencé par l’idéologie sociale et artistique véhiculée par son mentor, Jean-Paul Mousseau adhère avec enthousiasme au groupe des Automatistes et participe à la signature historique le 9 août 1948 à la Librairie Tranquille, du manifeste ronéotypé, Le Refus global.

 

Pleinement engagé dans son époque qui a été celle des grands bouleversements au Québec, Jean-Paul Mousseau a témoigné tout au long de sa carrière d’un souci indéniable de démocratisation de l’art en l’intégrant à l’environnement urbain et social. Durant les années cinquante et soixante, il a été un vecteur important du positionnement du travail de l’artiste et il fait figure de pionnier dans la transformation et l’intégration de l’art public au Québec.

 

Pour l’artiste pluridisciplinaire, qui s’est illustré tant sur la scène locale qu’internationale, la théorie s’est toujours effacée derrière l’exploration et l’expérimentation. Celles-ci l’ont entraîné dans plusieurs directions empreintes d’originalité comme en témoigne son corpus divers et hétéroclite où s’amalgament peintures, dessins, affiches, collages, tissus peints, sculptures, objets lumineux, décors de théâtre, etc.

 

Le fonds d’archives Jean-Paul Mousseau (P881) a la particularité de ne rassembler que des documents non textuels. Il porte essentiellement sur quelques-unes de ses créations, notamment au théâtre, ainsi que sur son association avec le groupe des Automatistes. Le pouls de la société québécoise contenu entre la fin des années 1940 et celui du mouvement de contestation mondiale de la fin des années 1960 y sont bien représentés.

 

Décédé le 7 février 1991 à Montréal, l’artiste a laissé en héritage une œuvre riche, variée et présente dans notre quotidien. Ses créations parsèment l’espace urbain, notamment celles des stations de métro Viau, Honoré-Beaugrand et Peel ainsi que sa magnifique murale qu’il est possible d’admirer au siège social d’Hydro-Québec.

 

 

Station de métro Peel à Montréal, 1966. BAnQ Vieux-Montréal (E6,S7,SS1,P662069). Claude Gosselin et Gabor Szilasi

Station de métro Peel à Montréal, 1966. BAnQ Vieux-Montréal (E6,S7,SS1,P662069). Claude Gosselin et Gabor Szilasi

 

 

Escalier de la station de métro Peel à Montréal, 1977. BAnQ Vieux-Montréal (E6,S7,SS1,P770405). Henri Rémillard

Escalier de la station de métro Peel à Montréal, 1977. BAnQ Vieux-Montréal (E6,S7,SS1,P770405). Henri Rémillard

 

Plusieurs archives textuelles concernant Jean-Paul Mousseau se trouvent dans divers fonds d’archives privées conservés à BAnQ. De plus, plusieurs photographies de ses œuvres sont accessibles en ligne dans le fonds du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (E6)

 

En complément

Muriel Guilbault, vedette du théâtre et de la radio

 

Elena Fracas, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

 

Un commentaire pour “Jean-Paul Mousseau – du Refus global à l’intégration des arts urbains au Québec”

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