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Olivar Asselin – Un témoignage de la Première Guerre mondiale à travers ses lettres et ses croquis.

24 avril 2017 par Instantanés | Domaine(s) : Diffusion et mise en valeur

 

Olivar Asselin est un journaliste et pamphlétaire québécois, un des premiers polémistes et ardent défenseur de la langue française, militant activement pour une plus grande autonomie des provinces et la libéralisation des instances sociales. Fondateur du journal Le Nationaliste en 1904, il participe aux prémices du quotidien Le Devoir fondé en 1910 par Henri Bourassa, et il devient le rédacteur en chef du Canada en 1930. Homme complexe aux idéologies parfois paradoxales, il fait notamment la promotion d’une éducation nationale obligatoire et contre l’influence du clergé, en collaborant par la suite avec l’abbé Lionel Groulx à L’Action française.

 

À la surprise générale, et au grand déplaisir de ses compatriotes nationalistes, Asselin décide de se rendre dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale en tant que volontaire de l’armée britannique et de former un nouveau régiment franco-canadien, le 163e régiment. Son objectif : aider à la libération de la France, terre de la «race» à laquelle il considère appartenir. Rattaché au 22e régiment à titre de major, une fois en Europe, il passe trois mois dans les tranchées. Il aura l’occasion de participer aux opérations entourant la prise de la crête de Vimy, en avril 1917, mais il n’a pu prendre part à l’action. Accablé de la fièvre des tranchées, il est évacué du front à la fin du mois de mai 1917. Malgré tout, il continue son service comme attaché militaire et conférencier en charge de promouvoir la mission canadienne à Paris. Il poursuit sa formation d’officier en Angleterre jusqu’à l’automne 1918 et il est finalement envoyé en Belgique avec le 87e régiment. À la fin de la guerre en 1919, il revient au Canada au lendemain de la Conférence de Versailles, décoré de la Légion d’honneur.

 

Tout au long de sa participation outre-mer, Asselin a entretenu avec sa famille et ses amis une correspondance assidue, parfois illustrée de croquis du front.

 

À l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, nous présenterons à chaque semaine sur le blogue Instantanés, un extrait d’une des lettres rédigées par Olivar Asselin. Celles-ci sont principalement adressées à son épouse Alice, deux de ses fils Jean et Pierre, ainsi qu’à quelques collègues et amis. Elles ont été écrites entre 1916, année de son départ vers l’Europe, et la fin de la guerre alors qu’il était stationné en Belgique.

 

Les numérisations intégrales des 22 lettres sélectionnées seront disponibles sur Wikisource et accessibles pour les contributeurs désirant les transcrire.

 

Première lettre : Gare à la baleine!

 

Bonne lecture !

 

Florian Daveau, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Émilie Dufour-Lauzon, agente de bureau – BAnQ Vieux-Montréal

Elena Fracas, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Catherine Lamarche, stagiaire de l’Université de Montréal.

 

Sources :

Baillargeon-Pelletier, Hélène. « Asselin, Olivar ». Dans Dictionnaire biographique du Canada, vol.XVI (1931-1940). Repéré le 21 avril 2015 à : http://www.biographi.ca/fr/bio/asselin_olivar_16F.html.

Cauchon, Paul. « Olivar Asselin : journaliste agitateur ». Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Repéré le 21 avril 2015 à : http://www.fpjq.org/olivar-asselin-journaliste-agitateur/.

Fonds famille Olivar Asselin. BAnQ Vieux-Montréal (CLG72).

Un commentaire pour “Olivar Asselin – Un témoignage de la Première Guerre mondiale à travers ses lettres et ses croquis.”

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