Portail BAnQ Nétiquette
Instantané, le blogue des archivistes.

Une “cicatrice” en plein centre-ville de Montréal: l’autoroute Ville-Marie.

24 août 2016 par Instantanés | Domaine(s) : Diffusion et mise en valeur

À l’image des travaux de recouvrement d’une section de l’autoroute 720, les chantiers de construction fourmillent à Montréal afin de rénover ou de démanteler certaines infrastructures érigées au cours des décennies 1960-1970.  Nous vous proposons de redécouvrir l’un de ces mégaprojets, l’autoroute Ville-Marie, symbole par excellence d’une époque où le béton était synonyme de progrès.


Construction du tunnel Ville-Marie, 20 avril 1972. BAnQ Vieux-Montréal (P244,D8120). Studio O. Allard photographes incorporée.

Construction du tunnel Ville-Marie, 20 avril 1972. BAnQ Vieux-Montréal (P244,D8120). Studio O. Allard photographes incorporé.

 

Depuis le début du XXe siècle, plusieurs projets ont été annoncés pour doter Montréal d’une voie rapide traversant la ville d’est en ouest. On étudie à l’époque différents scénarios d’aménagement de boulevards urbains pour limiter la congestion du centre-ville et, paradoxalement, augmenter l’achalandage automobile sur l’île.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale naît l’idée d’une autoroute est-ouest. L’un des tracés, jamais réalisé, comprenait des voies surélevées dans l’axe de l’actuelle rue de la Commune, traversant le Vieux-Montréal et condamnant de nombreux édifices patrimoniaux aux pics des démolisseurs. La décision fut finalement prise en 1955 de construire d’abord l’autoroute Métropolitaine, épargnant pour un temps le centre-ville de Montréal.

Il faut attendre le 18 novembre 1970 pour que le premier ministre Robert Bourassa annonce officiellement à l’Assemblée nationale la construction de l’autoroute Ville-Marie, dont les deux  premiers tronçons s’étendent de l’échangeur Turcot au Square Viger.

À l’instar des autoroutes Décarie et Métropolitaine, c’est une véritable barrière physique qui sépare le Vieux-Montréal du centre-ville situé plus au nord, rendant complexes les déplacements de part et d’autre de la voie rapide. Ce chantier colossal s’échelonne de 1971 à 1985, en tenant compte du prolongement à l’est, sous le square Viger, vers le pont Jacques-Cartier.

 

Construction du tunnel Ville-Marie, 1er janvier 1972. BAnQ Vieux-Montréal (P244,D8052). Studio O. Allard photographes incorporée.

Construction du tunnel Ville-Marie, 1er janvier 1972. BAnQ Vieux-Montréal (P244,D8052). Studio O. Allard photographes incorporé.

 

Les centaines de photographies conservées à BAnQ Vieux-Montréal, en particulier dans les fonds du Studio Allard et du photographe Marc-André Gagné, nous permettent aujourd’hui de saisir l’ampleur des travaux qui ont été réalisés pour creuser et bâtir le tunnel Ville-Marie.

Nous vous proposons une sélection de plus de 150 clichés permettant de suivre l’évolution du chantier entre mars 1971 et juillet 1973.

 

Construction du tunnel Ville-Marie, 20 août 1971. BAnQ Vieux-Montréal (P672,D71-1-992). Photographe Marc-André Gagné.

Construction du tunnel Ville-Marie, 20 août 1971. BAnQ Vieux-Montréal (P672,D71-1-992). Photographe Marc-André Gagné.

 

Pour en savoir plus :

 

Nous tenons à remercier Émilie Nichol, Pierre Blanc et Jérôme Dubois-Grenier du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) pour leur collaboration dans ce projet de mise en ligne de l’album consacré au tunnel Ville-Marie.

 

Florian Daveau, archiviste, et Hyacinthe Munger, technicien en documentation – BAnQ Vieux-Montréal

Laissez un commentaire




© Bibliothèque et Archives nationales du Québec