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Une fabrique d’huile de baleine dans la Baie de Sept-Îles

6 juillet 2016 par Instantanés | Domaine(s) : Diffusion et mise en valeur

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Fabrique d’huile de baleine, vers 1910. BAnQ Sept-Îles (P6, S3, D4, P946). Photographe non identifié.

 

Cette photographie représente des chasseurs de baleine travaillant fort probablement pour la Steam Whaling, une fabrique d’huile de baleine fondée par une société norvégienne, en 1905, à Pointe-Noire, presqu’île de la baie de Sept-Îles.

Entre 1905 et 1913, dernière année d’activités de la fabrique, les chasseurs harponnaient environ 75 baleines chaque année entre juillet et octobre. Le gras du cétacé, une fois fondu, entrait dans la fabrication de certains aliments et servait de combustible pour les lampes à l’huile. Les soixante employés et la vingtaine de pêcheurs norvégiens saisonniers de la Steam Whaling extrayaient plus de 900 000 litres d’huile par année.

 

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Baleinier de la fabrique d’huile de baleine de Sept-Iles, vers 1900. BAnQ Sept-Îles (P6, S3, D4, P452).

 

Les Basques furent les premiers à vivre de la vente des produits de la chasse à la baleine (os, tendons, fanons, etc.). Au XVIe siècle, lorsque les troupeaux de baleine noire furent moins populeux en Europe, ces chasseurs migrèrent en Amérique du Nord et fondèrent des stations baleinières sur la côte nord du Québec. À cette époque, l’huile de baleine était très dispendieuse; elle servait surtout à l’éclairage, à la lubrification du cuir et à la fabrication des peintures, des vernis et des savons.

 

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Fabrique d’huile de baleine à Sept-Îles (Seven Islands), vers 1900. BAnQ Sept-Îles (P6, S3, D4, P451).

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Fabrique d’huile de baleine à Sept-Îles (Seven Islands), vers 1900. BAnQ Sept-Îles (P6, S3, D4, P209). Photographe non identifié.


Au Canada, bien avant l’apparition de cette chasse commerciale, les Inuits pratiquaient une chasse de subsistance, et les diverses parties du mammifère marin servaient à leur alimentation et à la fabrication de leurs vêtements, de leurs outils, de leurs armes et enfin d’objets décoratifs.

 

Émilie Dufour Lauzon, agente de bureau – BAnQ Vieux-Montréal


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