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Voyages autour du monde de père en fils : les périples de Pierre-Gustave et d’Edmond Joly de Lotbinière

18 juin 2015 par Instantanés | Domaine(s) : Diffusion et mise en valeur

Lettre d'Edmond Joly

Lettre d’Edmond Joly à son père Pierre-Gustave-Gaspard Joly, 2 juillet 1855. BAnQ Québec (P351,S5,P619)

Avec l’arrivée de l’été, période qui rime avec les voyages, il convient de souligner, en ce 18 juin, le 150e anniversaire du décès de Pierre-Gustave Joly de Lotbinière (1798-1865). Ce riche homme d’affaires et seigneur de Lotbinière était un véritable globe-trotter.

Pierre-Gustave est notamment connu pour les daguerréotypes qu’il prit pendant son voyage en Europe et en Orient en 1839. Il est en effet un des premiers à avoir rapporté des clichés des pyramides de Gizeh et de l’Acropole d’Athènes. Si les daguerréotypes originaux du seigneur de Lotbinière sont aujourd’hui perdus, on peut toutefois compter sur ses journaux de voyage pour témoigner de ses impressions sur les différentes contrées qu’il a parcourues. Ceux-ci sont d’ailleurs conservés au sein du fonds Famille Joly de Lotbinière (P351) à BAnQ Québec.

Et là ne s’arrête pas la richesse de ce fonds d’archives en matière de voyage et d’exotisme! En effet, on y retrouve également la correspondance et le journal personnel du fils cadet de Pierre-Gustave, Edmond (1832-1857), qui s’est enrôlé à l’âge de dix-sept ans dans l’armée britannique. Ces documents retracent le parcours de ce jeune officier lors de ses séjours aux Indes et en Europe ainsi que lors de son passage au siège de Sébastopol pendant la guerre de Crimée. Outre le regard que jette Edmond sur les différentes cultures qu’il découvre, les témoignages qu’il nous a laissés révèlent aussi des conditions de voyage difficiles et périlleuses. Dans une de ses lettres par exemple, Edmond exprime le souhait que son trajet entre Londres et Calcutta ne dure pas plus de 90 à 100 jours! De même, le jeune lieutenant ne cesse de se plaindre des conditions climatiques tropicales qui affectèrent sa santé à quelques occasions.

Bref, en explorant les documents laissés par le seigneur de Lotbinière et par son fils, on découvre un monde d’échanges et de contacts culturels que l’on ne soupçonnerait pas possible au premier abord lorsque l’on songe au Québec des années 1830-1850.

Le saviez-vous?

Mis au point par Louis Daguerre, les daguerréotypes sont un des premiers procédés photographiques à avoir été inventé.

Annie Bigaouette, technicienne en documentation – BAnQ Québec.

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