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Claude Beausoleil, pour l’amour des mots

27 novembre 2014 par Instantanés | Domaine(s) : Diffusion et mise en valeur

Qu’un loup hurle

Pour changer la douleur en brasier

Qu’un loup hurle

Pour terrasser la mort jusqu’en ses mots vitreux

Il hurle que le désir enseigne

«En une seule phrase nombreuse»

(Claude Beausoleil, Baroque du nord)

 

Claude Beausoleil et son père devant le Rita Snack-Bar dans le quartier Saint-Henri, juillet 1949. BAnQ Vieux-Montréal (P901, S1, D1). Photographe inconnu.

Claude Beausoleil et son père devant le Rita Snack-Bar dans le quartier Saint-Henri, juillet 1949. BAnQ Vieux-Montréal (P901, S1, D1). Photographe inconnu.

C’est en novembre 1948, au Rita Snack-Bar de sa mère, dans le quartier Saint-Henri de Montréal, que Claude Beausoleil voit le jour. Adolescent, il découvre la poésie de Nelligan. Au collège Sainte-Marie, Hubert Aquin lui enseigne. Commence ainsi une passion pour la littérature. Beausoleil devient poète, auteur, professeur, critique littéraire, cofondateur et directeur de la revue de poésie Lèvres urbaines. Il publie de nombreux ouvrages dont «Une certaine fin de siècle», «Fureur de Mexico», «Grand Hôtel des Étrangers», «Oscar Wilde, pour l’amour du Beau». Cette aventure littéraire l’amène à parcourir le monde et sa poésie est traduite dans plus d’une dizaine de langues. Ses œuvres lui valent plusieurs distinctions dont le prix Émile-Nelligan, l’élection à l’Académie Mallarmé, le prix Alain-Grandbois.

Manuscrit du recueil de poésie «Grand Hôtel des Étrangers» de Claude Beausoleil, 1987. BAnQ Vieux-Montréal (P901, S8, SS2, D34)

Manuscrit du recueil de poésie «Grand Hôtel des Étrangers» de Claude Beausoleil, 1987. BAnQ Vieux-Montréal (P901, S8, SS2, D34)

Premier Poète de la Cité, Claude Beausoleil fait don de ses archives à BAnQ au début des années 2010. L’ensemble documentaire est à l’image de l’écrivain foncièrement urbain, véritable ambassadeur de la poésie québécoise à l’étranger, engagé au quotidien dans l’écriture et dans la réflexion sur le pourquoi et la nécessité de la poésie. Des sacs et des sacs de voyage remplis de poèmes, de cartes postales, de carnets d’écrits de Paris, Mexico, Val-David, Prague, Sainte-Luce-sur-mer, Stockholm et autres endroits côtoient la correspondance amicale et littéraire, les photographies de toutes époques, les journaux intimes, les documents scolaires et les liasses de manuscrits d’ouvrages dont les seuls titres font rêver.

Les textes de Beausoleil s’y révèlent dans leurs contextes. Dans le film de la série Au fil des mots, l’écrivain définit justement la poésie comme étant :

(…) l’expression condensée d’un état d’esprit qui est à la fois très personnel et qui touche l’universel.

Quiconque désire explorer cet univers de création à des fins de recherche en littérature, pour le plaisir ou par pure curiosité, peut consulter le fonds Claude Beausoleil conservé à BAnQ Vieux-Montréal.

 

Manuscrit du roman «Architecte des sentiments» de Claude Beausoleil, 1995.

Manuscrit du roman «Architecte des sentiments» de Claude Beausoleil, 1995.
BAnQ Vieux-Montréal (P901, S8, SS2, D74).

 

Manuscrit de l’article «Sur la route de la création» pour la revue Lettres québécoises, septembre 2004. BAnQ Vieux-Montréal (P901, S10, D34).

Manuscrit de l’article «Sur la route de la création» pour la revue Lettres québécoises, septembre 2004. BAnQ Vieux-Montréal (P901, S10, D34).

 

Archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

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