Les 14e Journées des archives de l’Université catholique de Louvain: une contribution de BAnQ

Logo de l'Université Catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve - Belgique), Wikimedia Commons, 2006
Logo de l’Université Catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve – Belgique), Wikimedia Commons, 2006

J’ai eu le privilège d’assister aux 14e Journées des archives de l’Université catholique de Louvain qui se sont tenues à Louvain-la-Neuve (Belgique) les 24 et 25 avril 2014 sous le thème Projeter les archives : vers de nouveaux fondements. À cette occasion, j’ai pu constater que la prospective peut être abordée de façon fort différente selon que l’on pratique le métier d’archiviste en Belgique, en Suisse, en France ou au Québec et, surtout, selon le milieu dans lequel on le pratique (que ce soit dans un service d’archives traditionnel ou dans un service de gestion des documents numériques d’une entreprise privée). Par ailleurs, ces Journées ont compté sur la présence de plusieurs intervenants issus du milieu de l’histoire, de la documentation et des musées. Des chercheurs interdisciplinaires ont donc contribué à cette réflexion collective sur l’avenir des archives. Pour en savoir davantage sur ces Journées, veuillez vous rendre sur le site de l’Université catholique de Louvain.

Dans cet ensemble de communications diversifiées, la contribution de BAnQ a pris la forme de deux exposés. Dans le premier, Normand Charbonneau, conservateur et directeur général de BAnQ, a entretenu l’assistance de la diffusion, plus précisément sur les nouvelles formes que prend cette fonction dans le contexte actuel. Intitulée Renouveler notre relation avec les clientèlesPour sortir de notre cloche de verre, il  illustre l’importance de la fonction diffusion à BAnQ, fonction qui s’étend à celle, beaucoup plus vaste, de la relation avec les clientèles et les partenaires. Déjà, une analyse de balisage des activités (benchmarking) démontre que la relation avec les clientèles, à la Direction générale des archives de BAnQ, occupe 42 employés à temps complet sur un total de  101. Cela témoigne de l’importance grandissante de cette fonction dans une institution nationale d’archives. Dans sa conférence, Normand Charbonneau a invité les auditeurs à aller au-devant de leurs clientèles, celles qu’il nous incombe de servir. Pour ce faire, il a rappelé que « l’archiviste doit devenir médiateur et travailler en collaboration avec des acteurs de différents horizons (créateurs d’informations, technologues, avocats, gestionnaires en ressources humaines, en ressources financières et en ressources matérielles, etc.) ». Le texte de sa communication sera publié dans les actes qui seront diffusés au printemps 2015, mais on peut dès lors en prendre connaissance sur le portail de BAnQ.

Dans le second exposé intitulé Les principes fondamentaux de l’archivistique à l’épreuve des technologies de l’information et des communications, j’ai dévoilé le résultat d’une enquête réalisée de février à mars 2014 auprès du milieu québécois des archives. Aussi, après avoir rendu compte des écrits récents de certains auteurs sur la question, j’ai exposé  les résultats de cette enquête menée auprès d’archivistes québécois issus de tous les milieux de la pratique : institutions nationales d’archives, ministères et organismes gouvernementaux, sociétés d’État, établissements d’enseignement, municipalités, villes et, enfin, entreprises privées. Cela m’a permis, entre autres choses, de confronter la théorie à la pratique en dévoilant si ces principes avaient une incidence concrète sur le métier d’archiviste à l’ère numérique. En conclusion, j’ai présenté la problématique particulière que pose l’évaluation des archives à l’ère des TIC – fonction transversale qui se trouve au cœur de toutes les actions de l’archiviste contemporain.

Ma participation à la 14e édition de ces Journées des archives fut une expérience inoubliable. Je remercie le personnel du service des archives de l’Université catholique de Louvain de m’avoir invité à y contribuer.

 

 Daniel Ducharme, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal