Wes Craven (1939-2015)

par Éric Solitude, bibliothécaire
Musique et films, Grande Bibliothèque

Il y a cinq ans nous quittait le réalisateur américain Wes Craven, l’un des maitres du cinéma d’horreur. Durant près 40 ans, ce professeur d’anglais de formation va faire frissonner le grand public avec Freddy Kruger, son personnage de tueur au visage brulé, ou la série des Scream.

Retrouvez sur Kanopy son classique de 1977 The Hills Have Eyes et suivez le guide, car Wes Craven lui-même vous présente les films qui l’ont le plus effrayé et influencé. Pour les spectateurs au cœur bien accroché!

The Hills Have Eyes* (Wes Craven, 1977, États-Unis)

 Une famille de dégénérés qui vit à l’état sauvage dans une région désertique s’en prend à des voyageurs égarés (Mediafilm).

 

6,3 / 10 sur IMDB et coté (5) sur Mediafilm

 

Brutal et sans concessions, le deuxième film de Wes Craven est considéré comme un classique du cinéma d’horreur américain des années 1970. Sa suite, The Hills Have Eyes Part 2*, qu’il a réalisée huit ans plus tard, est malheureusement beaucoup moins digne d’intérêt.

 

Wes Craven vous présente ses films préférés

The Virgin Spring* (Ingmar Bergman, 1960, Suède)

Des bergers violent et tuent une jeune fille puis demandent asile à ses parents. (Mediafilm)

8,1 / 10 sur IMDB et coté (1) sur Mediafilm

Commentaire de Wes Craven :

« L’intrigue du film m’a servi de cadre pour La dernière maison sur la gauche (son premier film réalisé en 1972). C’était très étonnant de voir à l’écran comment la vengeance tuait l’innocence des victimes pour en faire eux-mêmes des meurtriers. C’était fascinant pour moi ». (Source: The Daily Beast)

8 ½* (Federico Fellini, 1963, Italie)

En cure de repos, un réalisateur prépare de peine et de misère son prochain film.

8 / 10 sur IMDB et coté (1) sur Mediafilm

Commentaire de Wes Craven :

 « À 34 ans, j’ai déménagé dans l’État de New York pour enseigner et il y avait un cinéma dans la ville qui diffusait des films européens. Cela m’a juste fait tomber de ma chaise, toute cette imagination… des gars comme Bergman et Fellini m’ont vraiment séduit et m’ont donné envie de faire du cinéma ». (Source: Filmmaker Magazine)

Don’t Look Now* (Nicolas Roeg, 1973, Grande-Bretagne)

Un couple anglais de passage à Venise est soumis à d’étranges expériences (Mediafilm).

7.2 / 10 sur IMDB et coté (3) sur Mediafilm

Commentaire de Wes Craven :

 « Un film qui m’a à la fois captivé et effrayé. C’est une œuvre d’art émouvante et un merveilleux exemple de la peur que l’on peut créer sans montrer une seule goutte de sang ». (Source: The Daily Beast)

La Belle et la Bête* (The Beauty and the Beast) (Jean Cocteau, 1946, France)

Une jeune fille éprouve de la pitié, puis de l’amour, pour un monstre qui se transformera en prince charmant (Mediafilm).

7,9 / 10 sur IMDB et coté (1) sur Mediafilm

Commentaire de Wes Craven :

 « J’ai été particulièrement marqué par cette scène où le personnage descend un couloir et les supports des lumières sont des mains qui se tendent vers lui. Terriblement effrayant pour moi ». (Source: The Daily Beast)

Nosferatu* (F. W. Murnau, 1922, Allemagne)

Les exploits maléfiques d’un vampire (Mediafilm).

7,9 / 10 sur IMDB et coté (1) sur Mediafilm

Commentaire de Wes Craven :

 « Nosferatu était si terrifiant, il me semblait que ce n’était pas un acteur, mais une vraie créature monstrueuse. Je m’en suis inspiré pour The Hills Have Eyes : j’ai engagé Michael Berryman comme acteur, né avec un crâne déformé ce qui le rendait très effrayant » (Source: The Daily Beast)

Let the Right One In* (Tomas Alfredson, 2008, Suède)

Un écolier solitaire, persécuté par des camarades de classe, se lie d’amitié avec une jeune vampire qui l’aide à trouver en lui-même le courage de se défendre (Mediafilm).

7,9 / 10 sur IMDB, coté (3) sur Mediafilm

Commentaire de Wes Craven :

« Ce film est tellement effrayant ». (Source: MTV)

Rabid* (David Cronenberg, 1977, Canada)

Un docteur expérimente sur une jeune femme de nouvelles méthodes de greffe qui ont d’étranges résultats (Mediafilm).

6,3 /10 sur IMDB et coté (5) sur Mediafilm

Commentaire de Wes Craven :

 « Les premiers films de David Cronenberg sont remarquables ». (Source: The Ruggedman)

The Tenant* (Roman Polanski, 1976, France)

Un homme emménage dans un appartement laissé libre par le suicide de sa locataire et se laisse envahir par l’angoisse (Mediafilm).

7,7 /10 sur IMDB et coté (3) sur Mediafilm

Commentaire de Wes Craven :

 « J’adore l’énergie brute de The Texas Chainsaw Massacre (Tobe Hooper, 1974) mais sur un plan plus raffiné, j’ai adoré The Tenant et Repulsion (1965) de Polanski. (Source: The Windsor Star).

Livre numérique

Wes Craven, quelle horreur?* Emmanuel Levaufre (2016)

Ce livre interroge l’évolution du cinéma horrifique à travers les films et le parcours d’un de ses plus grands maîtres (résumé de l’éditeur).

Trames sonores à emprunter sur Hoopla

Wes Craven’s A Nightmare On Elm Street* (Charles Bernstein, 1984)

Scream 2* (Marco Beltrami, 1997)

Scream 3* (Marco Beltrami, 2000)

Scream 4* (Marco Beltrami, 2011)

Mes 3 films d’horreur préférés sur Kanopy

Trouble Every Day* (Claire Denis, 2001, France)

June et Shane, deux jeunes mariés américains, sont en lune de miel à Paris, mais Shane souffre d’une maladie mystérieuse.

6 / 10 sur IMDB

Un film de vampires sensuel, hypnotique et gore sublimé par la trame sonore du groupe anglais The Tindersticks.

Suspiria* (Dario Argento, 1977, Italie)

Une jeune Américaine s’inscrit à une académie de danse à Munich, qui s’avère être le gîte d’un groupe de sorcières. (Mediafilm)

7,4 / 10 sur IMDB, coté (3) sur Mediafilm

Le chef-d’œuvre de Dario Argento! Un spectacle sonore et visuel baroque et virtuose avec une trame sonore inoubliable des Goblins.

The Whip and the Body* (Mario Bava, 1963, Italie)

Une jeune femme est obsédée par le fantôme de son beau-frère assassiné. (Mediafilm)

6,8 / 10 sur IMDB, coté (5) sur Mediafilm

Les images de ce film de fantômes italien peuvent paraitre aujourd’hui un peu kitsch, mais j’aime particulièrement l’ambiance et chaque apparition de Christopher Lee est un prodige de mise en scène.

Pour les amateurs de Mario Bava, 12 films du réalisateur italien sont disponibles sur Kanopy dont Black Sunday (1960), influence majeure de Tim Burton pour Sleepy Hollow (1999) et A Bay of Blood (1971) qui a lancé la mode du slasher.

D’autres films d’horreur à voir sur Kanopy ou AVOD

Dark Waters* (Hideo Nakata, 2002, Japon)

Ring* (Hideo Nakata, 1998, Japon)

Night of the Living Dead* (Georges Romero, 1968, États-Unis)

Rosmary’s Baby* (Roman Polanski, 1968, États-Unis)

The House by the Cemetery* (Lucio Fulci, 1981, Italie)

The Bird with the Crystal Plumage* (Dario Argento, 1970, Italie)

Deux documentaires sur le cinéma d’horreur

Nightmares In Red, White & Blue* (Andrew Monument, 2009)

Kingdom Of Shadows* (Bret Wood, 1998)

 

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