Heavy Montréal

par Éric Solitude et Éric Labonté, bibliothécaires
Musique et films, Grande Bibliothèque

Cette année, le festival Heavy Montréal avait décidé de faire relâche et de ne proposer que des concerts isolés plutôt qu’un festival. COVID-19 oblige, certains spectacles ont été annulés et la tenue d’autres est encore incertaine.

Retrouvez sur cette page notre sélection d’albums de groupes qui devaient jouer au festival cette année. Sur AVOD, vous trouvez également une belle collection de documentaires sur des groupes de métal américains comme Metallica, System of a Down, Marylin Manson et même le groupe culte Death. Sur Kanopy, découvrez deux longs métrages (une fiction et un documentaire) sur Mayhem et l’émergence du black métal en Norvège dans les années 1990.

Albums

Beneath the Remains (Sepultura, 1986)

Un de nos albums de trash préférés. S’il n’est pas aussi définitif que Reign in Blood de Slayer sorti la même année, il n’en est vraiment pas loin. C’est une merveille de trash metal inspiré, violent et doté d’une production qui n’a absolument pas vieilli.

Koi No Yokan (Deftones, 2012)

Nous apprécions particulièrement le son énorme (le guitariste utilise une guitare 8 cordes) et l’homogénéité de cet album. Ici, rage et mélancolie, les deux facettes du groupe, s’harmonisent à merveille tout le long des 12 compositions puissantes. Notre préféré après White Pony (2000).

Dead Roots Stirring (Elder, 2017), disponible via diMusic*

Notre découverte la plus récente : Elder est un groupe de stoner psychédélique à rapprocher des Allemands de Colour Haze. La qualité de cet album (et des suivants du groupe) réside dans ses compositions longues, mais vibrantes et toujours passionnantes. Aussi bon dans les climats psychédéliques que dans les motifs musicaux lourds à la Black Sabbath, le groupe de Boston a tout d’un grand.

Rust In Peace (Megadeth, 1990)

Comme pour plusieurs, c’est notre préféré de Megadeth. Tout y est parfait et représente le sommet de la période trash du groupe. Ça va extrêmement vite, ça frappe fort, c’est virtuose et c’est absolument indémodable.

The Rise Of Brutality (Hatebreed, 2007)

Les chansons des leaders de la scène hardcore américaine sont simples, mais tellement efficaces! Le soin apporté au son met très bien en valeur la brutalité de l’ensemble et écouter Facing What Consumes You le matin est certainement la meilleure manière de débuter une journée.

Métal québécois

Voivod (thrash futuristic avant-garde experimental)

Voivoid se passe de présentation. Dans Hoopla, on retrouve les cinq premiers albums du groupe mythique de Jonquière. Écoutez sans publicité des éditions spéciales des albums War and Pain (box set) (1984), Rrröööaaarrr (Expanded Edition) (1986), Killing Technology (Expanded Edition) (1987), Dimension Hatröss (Expanded Edition) (1988), Nothingface (1989) et Angel Rat (1991).

Immergez-vous dans le chaos contrôlé de ce groupe à la renommée internationale. En écoutant toute la brutalité de War and Pain, dites-vous que pendant ce temps, à la radio, on jouait à répétition Like a Virgin de Madonna et The Reflex de Duran Duran (aussi disponibles dans Hoopla!).

Gorguts (death metal)

Dans Hoopla, vous pouvez emprunter les deux premiers albums de ce groupe death metal, soit Considered Dead (1991) et The Erosion of Sanity (1993). Leur dernier album, Pleiade’s Dust (2018) a reçu des critiques fort élogieuses dans la sphère métallique. À vous de plonger aux sources noires et brutales de cet excellent groupe de Sherbrooke.

Cryptopsy (technical death metal)

Troisième groupe dont la renommé dépasse largement nos frontières. Hoopla nous offre cinq albums à découvrir. Parmi eux, le mythique None So Vile (1994), un album qui a marqué le monde du métal. On retrouve aussi leur premier opus Blashemy Made Flesh (1994) et leurs trois derniers : Cryptopsy (2012), The Book of Suffering Tome I (2015) et Tome II (2018). À découvrir!

Beaucoup d’autres groupes de métal québécois se trouvent sur Hoopla :

Anonymus (trash metal) –État Brute (2011)
Blackguard (melodic death metal) – Profugus Mortis (2009)
Blinded By Faith (death metal) – cinq albums : Veiled Hideousness (2000), Under an Occult Sun (2003), Imperial Collapse : Live in Quebec City (2007), Weapons of Mass Distraction (2007) et Chernobyl Survivor (2012)
Decadawn (melodic death metal) – Solitary Confinement (2014)
Get the Shot (hardcore) – Infinite Punishment (2014)
Insurrection (death metal) – quatre albums : Prologue (2008), Fracture (2010), Prototype (2013), Extraction (2017)
Ion Dissonance (mathcore) – Breathing is Irrelevant (2003)
Kataklysm (death metal) – Live in Germany (2007)
The Last Felony (death metal) – Aeon of Suffering (2008)
Neuraxis (death metal) – Live Progression (2007)
Slaves on Dope (alternative metal) – Klepto (1999),  One Good Turn Desserves Another (2007).

N’oubliez pas d’encourager vos groupes québécois préférés. Eux aussi ont souffert du confinement, beaucoup de spectacles ayant été annulés.

D’autres albums à écouter

Lifesblood For The Downtrodden (Crowbar, 2005)
As the Palaces Burn (Lamb of god, 2006)
From Mars to Sirius (Gojira, 2005)
A Sense Of Purpose (In flames, 2008)
Plays Metallica by Four Cellos – A Live Performance (Apocalyptica, 2018)
The Crusade (Trivium, 2006)
I Disagree (Poppy, 2019)
Ignorance & Surf Nicaragua (Sacred Reich, 2014)
Ramble Beyond (Bäsk, 2017)
Bring ‘Em Back Alive! (Sebastian Bach, 2017)

Films

Lords of Chaos (Jonas Åkerlund, 2018)

6,7 /10 sur IMDB

Prix du meilleur film au Festival du film de Molins

Les avis sont partagés sur ce biopic consacré aux leaders de Mayhem et de Burzum et aux dérives criminelles du mouvement black métal norvégien des années 1990, mais le film a le mérite d’être est un des rares films de fiction sur le sujet.

Prenant comme figures centrales des personnes peu glamours (meurtriers, soupçon de  cannibalisme), le film est certainement le biopic sur des musiciens le plus intriguant de ces dernières années.

Until the Light Takes Us (Aaron Aites, Audrey Ewell, États-Unis, 2008)

7,1 /10 sur IMDB

Deux documentaristes américains vont interroger les acteurs de la scène black métal norvégienne pour comprendre l’émergence et les dérives du mouvement au début des années 1990. La liste des intervenants est vraiment impressionnante. On retrouve des membres de Mayhem, d’Immortal, de Satyricon, d’Emperor et surtout le très controversé leader de Burzum, Varg Vikernes.

Mission to Lars (James Moore, William Spicer, Grand Bretagne, États-Unis, 2012)

6,7 / 10 sur IMDB

En Angleterre, Kate et Will promettent à leur frère Tom, atteint du syndrome du X fragile de l’aider à réaliser son rêve : rencontrer Lars Ulrich, le batteur de Metallica.

Plus que le suspens (Tom va-t-il rencontrer son idole?), ce qui importe dans ce documentaire est la « lumière faite sur une pathologie peu connue [le syndrome de l’X fragile] et le portrait de ceux qui vivent auprès des malades, entre compassion et incompréhension, acharnement et abandon » (Source : Première)

Autres films sur AVOD

Aural Amphetamine: Metallica and the Dawn of Thrash
System of a Down: Psycho Messiahs (2002)
Metallica: Dark Souls (2008)
Metallica: Phantom Puppets (2007)
Death By Metal (2016)
Eric Carr: Tale of the Fox (2004)
Marilyn Manson: Fear of a Satanic Planet (2005)

 

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