Plantes à la maison

par Jean-François Barbe, bibliothécaire
Histoire, sciences humaines et sociales, Grande Bibliothèque

Confinement oblige, la maison devient notre centre de gravité. A-t-on l’impression d’y passer trop de temps? Les plantes d’intérieur peuvent en alléger le poids grâce à des ambiances propices à la relaxation. Surtout si l’on n’a ni jardin ni grand balcon.

Voici quelques ressources choisies sur le site de BAnQ et sur le web afin de créer ses ambiances et décorations végétalisées. Avec un peu de temps et quelques outils simples d’utilisation, ces résultats sont à la portée de tous.

Pouces verts débrouillards

Bien illustré, Végétale thérapie* permet de se familiariser avec une trentaine de plantes d’intérieur « faciles à vivre » ainsi qu’avec les volets d’arrosage, de luminosité et de rempotage. Ce livre montre aussi comment s’y prendre pour réaliser des terrariums, des jardinières, des murs végétaux et mettre en valeur des fleurs séchées. Une section porte sur la fabrication de produits à base de plantes tels des infusions et des huiles essentielles.

Intitulé Baby plantes*, ce petit guide de 79 pages suggère de réaliser des compositions florales miniatures avec des objets aussi variés que des tasses à café et des voitures jouets. Il faut utiliser de petits outils comme des pinces à couper et, parfois, une perceuse. Les compositions mettent en valeur les succulentes, une variété de plantes « au pouvoir d’adaptation incroyable ». Une condition de base : avoir « de la lumière en quantité dans un environnement sans humidité. »

« Végétalisez murs et plafonds », propose l’autrice de Mini-jardins suspendus*. Ce guide comporte douze concepts de petits jardins suspendus à mettre en œuvre avec quelques outils. Les bocaux aromatiques, conserves têtes en bas et autres tiroirs végétaux de ce guide mettront en valeur des mini-orchidées, succulentes, fougères et plantes retombantes.

Traduit du norvégien, L’effet Skogluft : air des forêts* veut démontrer que « l’air des forêts en intérieur » diminuerait la fatigue et le stress tout en suscitant des effets positifs sur la santé comme un sommeil de meilleure qualité. Afin d’arriver à ces résultats, l’auteur propose, en deuxième partie, d’aménager des murs de plantes. Les diverses étapes de mise en œuvre de ces murs végétaux sont illustrés, de la mise en place de jardinières aux murs à l’installation de lumières spécifiques.

Sur le web

Longtemps collaborateur au quotidien Le Soleil, Larry Hodgson suit l’actualité de l’horticulture sur son blogue Le jardinier paresseux. Ce vulgarisateur de premier ordre décrit certaines plantes d’intérieur comme le spathiphyllum, « facile d’entretien à la condition de surveiller étroitement les arrosages ».

Selon une récente étude de marché rapportée par Larry Hodgson, les plantes d’intérieur enregistrent une popularité grandissante auprès des millénariaux « qui ont moins d’espace, de temps et d’argent. » L’echeveria, l’aloès, le monstera, le piléa, la plante des dauphins et de façon générale, les succulentes seraient particulièrement recherchés.

Source : https://jardinierparesseux.com/2019/12/31/tendances-2020/
@sarah.la.lune et @jamies_jungle

Moyen d’information privilégié des millénariaux, les réseaux sociaux se prêtent d’ailleurs admirablement bien à l’apprivoisement de cet univers végétal. Ainsi, Instagram se révèle une source intarissable d’inspiration visuelle. Voyez, par exemple, la page de l’horticultrice Sarah Quesnel-Langlois (@sarah.la.lune). Hégémonie de l’anglais oblige, la page du Britannique @jamies_jungle affiche plus de 265 000 abonnés! Ses photos illustrent l’enthousiasme sans borne que suscitent, chez certains, les plantes d’intérieur.

Les groupes d’échanges d’informations sur Facebook revêtent une grande importance. Le groupe La passion des plantes au Québec vise à répondre aux préoccupations des consommateurs relatives à l’achat, à l’entretien et aux besoins de ces végétaux.

Rapido presto

  • Les plantes sont-elles nocives pendant la nuit?, se demande le magazine Québec Science. La réponse est négative…
  • Les plantes dépolluent-elles l’atmosphère? Pour cela, il en faudrait au moins cent par pièce, signale le quotidien britannique The Guardian
  • Selon des travaux de psychologie environnementale cités par le site de vulgarisation scientifique The Conversation, la contemplation de la nature a une fonction psychiquement restaurative, favorisant la réflexion et le fait de soutenir l’attention sans effort.

 

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