Les films d’Amérique latine à découvrir sur Kanopy (partie 2)

par Éric Solitude, bibliothécaire
Musique et films, Grande Bibliothèque

Voici la deuxième partie de trois sur les films latino-américains à voir sur Kanopy. Aujourd’hui, gros plan sur le Brésil et le Chili.

Aquarius (Filho Kleber Mendonça, 2016, Brésil)       

Une journaliste retraitée entre en lutte contre la société immobilière qui veut racheter son appartement, situé dans un vieil immeuble au bord de la mer. (Source : Mediafilm)

Une note de 7,5 /10 sur IMDB

À savoir :

  • Le film a gagné l’Otero du meilleur film de l’année (équivalent brésilien des Oscars).
  • Filho Kleber Mendonça a été révélé avec son premier film de fiction Neighboring sounds (2012), également disponible sur Kanopy.

Ce que les médias en ont dit :

  • « Le film donne l’occasion à Sonia Braga de mettre en valeur son talent et son caractère de feu. » (Mediafilm)
  • « Dans le top 10 des films de l’année. » (Cahiers du cinéma)
  • « Envoûtante, Sonia Braga est une créature de cinéma. Sitôt posé sur elle, le regard n’arrive plus à s’en détacher. » (Le Devoir)
  • « La réalisation est pleine de souffle et de grâce. » (Le Devoir)
  • « Le film mêle le désir intime, la force de résistance et l’universalité du combat. » (Positif)
  • « Un imposant portrait de femme. » (Positif)
  • « L’un des plus beaux films de 2016. » (Positif)

Casa Grande (Fellipe Barbosa, 2014, Brésil)

Enfant de l’élite bourgeoise de Rio de Janeiro, Jean a 17 ans. Tandis que ses parents luttent pour cacher leur banqueroute, il prend peu à peu conscience des contradictions qui rongent sa ville et sa famille. (Source : Allociné)

Une note de 7,2 /10 sur IMDB

À savoir :

  • 13 prix internationaux

Ce que les médias en ont dit :

  • « Une réalisation sobre et soignée, une direction d’acteurs parfaitement maîtrisée, des personnages secondaires bien écrits. » (Positif)
  • « Un cinéma préoccupé par les inégalités et où les parcours intimes révèlent toute la complexité des rapports sociaux. » (Positif)
  • « Une finesse critique qui fait toute la beauté et l’intelligence des films de » (Le Monde)
  • « Peinture subtile d’une famille bourgeoise brésilienne qui découvre la disparité sociale de son pays. » (Le Monde)

Found Memories (Julia Murat, 2011, Brésil)

Séjournant dans un village brésilien oublié du reste du monde et peuplé en majorité de vieillards, une jeune photographe se lie d’amitié avec la veuve qui l’héberge. (Source : Mediafilm)

Une note de 7,3 /10 sur IMDB

À savoir :

  • 19 prix internationaux

Ce que les médias en ont dit :

  • « Fascinante méditation sur le temps qui passe et l’appréhension de la mort. » (Mediafilm)
  • « Un rythme contemplatif et des images d’une émouvante beauté. » (Mediafilm)
  • « Un conte envoûtant, au fin fond d’un village fantôme brésilien, sur la mémoire et l’identité. » (Positif)
  • « Son cinéma ose le temps arrêté avec une assurance paisible : c’est assez impressionnant! » (Positif)
  • « Une méditation plastique et languissante sur la suspension du temps. » (Le Monde)
  • « Charmant, délicat, pudique, soigné. » (Cahiers du Cinéma)

Neon Bull (Gabriel Mascaro, 2015, Brésil)

Iremar transporte des animaux pour un rodéo dans le nord-est du Brésil, mais rêve d’une vie meilleure.

Une note de 6,8 /10 sur IMDB

À savoir :

  • Plus de trente prix récoltés à l’international

Ce que les médias en ont dit :

  • « Un véritable cinéaste qui joue avec bonheur sur toute la gamme de l’espace et du temps. » (Positif)
  • « Des héros qui renversent les clichés traditionnels et une lumière puissamment onirique. » (Première)
  • « Le cinéaste décrit, avec une sensualité trouble, la langueur existentielle. » (Le Monde)

Loveling – Benzinho (Gustavo Pizzi, 2018, Brésil)

Une mère de quatre enfants doit affronter le départ de son fils aîné, les problèmes professionnels de son mari, de sa sœur victime de violences conjugales, le tout dans une maison qui manque de s’effondrer à tout moment. (Source : Allociné)

Une note de 7,3 /10 sur IMDB

À savoir :

  • Le film a reçu l’Otero du meilleur film de l’année (équivalent brésilien des Oscars).

Ce que les médias en ont dit :

  • « Un mini-maëlstrom domestique, des scènes familiales joyeusement chaotiques. » (Première)
  • « Un personnage, solidement campé par Karine Teles. » (Première)
  • « La générosité de la réalisation repose sur une vraie troupe de comédiens qui émeut avec beaucoup de délicatesse. » (Positif)
  • « Cette saga ne manque ni de charme ni d’humour. » (Positif)
  • « Le charme opère dès les premières séquences du film. » (Le Monde)

Neruda (Pablo Larrain, 2016, Chili)

Accusé de trahison par le régime chilien, le sénateur communiste et poète Pablo Neruda s’amuse à semer des indices à l’intention de l’inspecteur de police qui le pourchasse. (Source : Mediafilm)

Une note de 6,9 / 10 sur IMDB

À savoir

  • Pablo Larrain a également réalisé le film Jackie (2016) avec Nathalie Portman dans le rôle de Jackie Kennedy.

Ce que les médias en ont dit :

  • « Réflexion originale sur la création, ce « biopic » non conventionnel célèbre la poésie, l’humour et la soif de justice de l’écrivain politicien. » (Mediafilm)
  • « Une mise en scène ingénieuse, un récit ludique et une réflexion originale sur la création. » (Mediafilm)
  • « Le biopic revisité : un film noir, un film-poursuite policier, un road movie, une comédie grinçante, un western existentialiste. » (Positif)
  • « Le réalisateur poursuit l’examen critique de l’histoire de son pays natal et signe un film où l’irrévérence et l’inspiration formelle imposent partout leurs lois. » (Positif)
  • « Non pas une biographie filmée, mais bien une évocation de l’univers poétique intérieur de l’artiste et homme politique. » (Positif)
  • « Une fresque monumentale. » (Positif)
  • « Neruda » dote le biopic d’une réjouissante approche carnavalesque du genre, où la question de la véracité des faits devient soudainement bien secondaire, devant le plaisir presque enfantin manifesté par la mise en scène. » (Cahiers du Cinéma)
  • « Un portrait de Pablo Neruda en forme de course-poursuite haletante. » (Le Monde)

El club (Pablo Larrain, 2016, Chili)

Mis au ban de la société pour mauvais comportement, des prêtres tentent d’empêcher la fermeture de leur résidence située dans un village côtier du Chili. (Source : Mediafilm)

Une note de 7,2 /10 sur IMDB

Ce que les médias en ont dit :

  • « Une œuvre honnête, frontale, sans afféteries. » (Mediafilm)
  • « Un tableau pénétrant, émouvant, piqué d’humour, d’un monde ni tout noir, ni tout blanc. » (Mediafilm)
  • « Une intrigue psychologique sourde ponctuée de scènes fulgurantes de brutalité et d’audace. » (Mediafilm)
  • « Un film cru et ténébreux, qui n’hésite pas à vagabonder du côté de la comédie grinçante. » (Positif)
  • « L’impression d’avoir vu trois films au lien d’un seul. » (Positif)
  • « Un de ces films qui ne cessent d’ouvrir de l’espace – poétique, réflexif, imaginaire – au spectateur. » (Positif)
  • « Implacablement construit, le récit s’accorde de moins en moins de respirations jusqu’à un final déstabilisant. » (Séquences)
  • « Puissant mais glaçant. » (Séquences)
  • « Le texte, les situations sont parfois très drôles, mais d’un drôle d’humour. Un humour malade, malaisant. » (Séquences)
  • « Crépusculaire et anxiogène, le film est nappé de bord en bord par la sublime musique d’Arvo Pärt. » (Ciné-Bulles)
  • « Une expérience glaçante doublée d’une satire au ton unique. » (Ciné-Bulles)
  • « Une descente aveuglante dans la ouate affective de ceux qui se sont rendus coupables des pires forfaitures. » (Le Monde)

Violeta Went To Heaven (Andrés Wood, 2011 Chili)

Le film relate la vie de la chanteuse folk Violeta Parra, véritable icone au Chili, connue internationalement grâce à la chanson Gracias a la vida et qui se suicida en 1967.

Une note de 7,3 / 10 sur IMDB

À savoir

  • Andrés Wood est le réalisateur du film Mon ami Machuca (2004), film chilien au succès international.
  • « Poète, chanteuse, musicienne, plasticienne, femme engagée, [Violeta Parra] s’est imposée comme une icône de la musique chilienne, une artiste culte latino-américaine. » (Positif)

Ce que les médias en ont dit :     

  • « Un beau biopic et un vibrant hommage à la femme, à l’artiste et à son héritage. » (Positif)
  • « Le film parvient à transmettre à la fois la force de caractère de l’artiste et les fissures qui la rongeaient. » (Le Monde)
  • « Des similitudes avec I’m not there (sur Bob Dylan) qui savait comment présenter un artiste peuplé à l’intérieur de lui-même. » (Les Cahiers du Cinéma)

 

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