Les films d’Amérique latine à découvrir sur Kanopy (partie 1)

par Éric Solitude, bibliothécaire
Musique et films, Grande Bibliothèque

Après la Corée du Sud, c’est sur les pays d’Amérique latine que nous jetons un regard cinématographique, et ce, en trois parties.

Southern District – Zona sur (Juan Carlos Valdivia, 2011, Bolivie) 

Dans une maison riche de La Paz, la relation domestique entre les maîtres de maison qui ne parlent que l’espagnol et leurs serviteurs qui ne parlent que l’aymara entre eux.

Une note de 6,5/10 sur IMDB

À savoir :

  • Thématique sociale proche de Roma (Cuaron, 2018) ou Parasite (Boon, 2019).
  • Meilleur film et meilleur scénario au festival de Sundance .

Ce que les médias en ont dit :

  • « Un regard clinique, lucide, critique, sur les derniers jours de représentants de la haute société bolivienne. » (Séquences)
  • « Un dispositif original : des plans-séquences et un mouvement de caméra à 360 utilisé tout le long du film afin de changer de point de vue entre les maîtres de maison et les serviteurs. » (Séquences)

7 Boxes – Siete Cajas (Juan Carlos Maneglia, Tana Schémbori, 2012, Paraguay)           

À Asunción au Paraguay, le jeune Victor est chargé de livrer sept caisses dont il ne sait rien du contenu. Sans le savoir, il s’engage dans une histoire complexe et dangereuse.

Une note de 7,1/10 sur IMDB

À savoir :

  • Plus gros succès du cinéma paraguayen. Lors de sa sortie, il a battu le record de Titanic.
  • Le film paraguayen le plus vu à l’étranger.
  • 7 prix récoltés à l’international.

Ce que les médias en ont dit :

  • « Une caméra au poing et un montage nerveux. » (Séquences)
  • « Une époustouflante poursuite entre voleurs adolescents et criminels barbares à travers un vaste marché en plein air. » (Positif)

The Return – El regreso (Hernán Jiménez, 2012, Costa Rica)

Après avoir vécu près de 10 ans à New York, Antonio retourne dans son pays natal le Costa Rica et confronte ce qu’il avait quitté : sa famille, ses amis, et un pays en proie à la violence.

Une note de 7,1 /10 sur IMDB

À savoir :

  • Deuxième film d’un ancien comédien de stand-up très populaire au Costa Rica.
  • Le film fait partie des plus gros succès du cinéma costaricien.

Ixcanul (Jayro Bustamante, 2015, Guatemala)

Sur les pentes d’un volcan en activité au Guatemala, les parents de Maria organisent son mariage.

Une note de 7,1/10 sur IMDB

À savoir :

  • Film guatémaltèque le plus primé de tous les temps (23 prix).
  • Ours d’argent du réalisateur pour sa « vision esthétique singulière et novatrice » (festival de Berlin).

Ce que les médias en ont dit :

  • « Une maîtrise formelle stupéfiante. » (Le Monde)
  • « Un talent de mise en scène, qui opte avec confiance pour de nombreux plans-séquences. » (Positif)

The Delay (Rodrigo Plá, 2013, Uruguay)

Une mère célibataire de trois enfants se bat pour s’occuper de son père de quatre-vingts ans.

Une note de 7,3 sur IMDB

À savoir :

  • En nomination pour l’Oscar du meilleur film étranger.
  • 21 prix dans les festivals internationaux.

Ce que les médias en ont dit :

  • « Une magnifique leçon d’humanité dont on ressort ébranlé, le poing serré sur le désir renouvelé d’être meilleur. » (Le Monde)
  • « La dépendance des personnes âgées est une question majeure qui traverse toutes les sociétés occidentales et le réalisateur prend chacun à témoin. » (Positif)
  • « Un cinéaste du cadre, soucieux également d’une utilisation dramatique du son pas si fréquente de nos jours. » (Les Cahiers du cinéma)

Embrace of the Serpent (Ciro Guerra, 2015, Colombie)

À quarante ans d’écart, un chaman colombien guide deux scientifiques étrangers le long de l’Amazone, dans leur quête d’une plante sacrée aux pouvoirs miraculeux. (Source : Mediafilm)

Une note de 7,9 /10 sur IMDB

À savoir :

  • Plus de 40 prix internationaux.

 Ce que les médias en ont dit :

  •  « Œuvre mystique fascinante, au carrefour du film d’aventures, du récit historique et du voyage psychédélique. » (Mediafilm)
  • « Un ovni cinématographique au charme indicible, qui envoûte lentement mais sûrement. » (Mediafilm)
  • « Ce film fait vive impression par la solidité de son propos historique, mais aussi par l’ampleur de son ambition formelle. » (Le Monde)
  • « Le récit s’impose comme un vibrant hommage à la nature. » (Positif)
  • « Des images de forêt et de fleuve époustouflantes. » (Positif)
  • « Le film de Ciro Guerra est guidé par le mouvement de l’eau, du vent et des étoiles. » (Les Cahiers du cinéma)

La Yuma (Florence Jaugey, 2011, Nicaragua)

Au Nicaragua, dans un quartier pauvre de Managua, une jeune boxeuse rencontre un étudiant en journalisme.

Une note de 6,5 /10 sur IMDB

À savoir :

  • Film d’une réalisatrice française installée au Nicaragua.
  • Yuma est le premier film nicaraguayen en 20 ans.

Ce que les médias en ont dit :

  • « Le Nicaragua d’aujourd’hui : la violence de la rue, les rapports familiaux dégradés, la misère sociale. » (Positif)
  • « Le film s’impose avec un rythme constant, sans tomber dans l’exploitation des situations à rebondissement, et séduit par une fin inattendue. » (Positif)

Bad Hair – Pelo Malo (Mariana Rondón, 2013, Venezuela)

L’obsession d’un garçon de neuf ans à se lisser les cheveux provoque la panique chez sa mère qui y voit le signe de son homosexualité.

Une note de 6,9 /10 sur IMDB

À savoir :

  • Prix de la meilleure actrice au Festival du nouveau cinéma de Montréal.

Ce que les médias en ont dit :

  • « Mariana Rondón est une réalisatrice talentueuse. » (Positif)
  • « À la fois un film qui touche au plus intime – la formation d’une identité – et une chronique de la vie quotidienne au Venezuela, à l’automne du règne de Hugo Chavez. » (Le Monde)
  • « Une histoire infiniment triste, illuminée par des moments de grâce. » (Première)

 

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