Portail BAnQ Nétiquette

Les Statistiques de l’édition au Québec en 2016 : tendances

18 avril 2018 par Carnet de la Bn Pas de commentaires

par Amélie Proulx,Technicienne en documentation

Direction du dépôt légal et de la conservation des collections patrimoniales

Les Statistiques de l’édition au Québec présentent la production annuelle de livres et de brochures et, dans une moindre mesure, celle des journaux, des revues et des annuels imprimés édités au cours de l’année et reçus en dépôt légal. Les Statistiques de l’édition au Québec sont publiées annuellement par BAnQ depuis 1983 et disponibles en format numérique depuis 1998.  Auparavant, les statistiques étaient diffusées dans le Bulletin de la Bibliothèque nationale et ce, dès 1969 alors que plus de 800 titres avaient été déposés.

Les données de 2016 viennent tout juste d’être publiées et plusieurs éléments retiennent notre attention dans cette nouvelle mouture. En effet, on dénote une baisse de 18% du nombre de titres de monographies imprimées publiées depuis 10 ans, de même qu’une baisse de 72% du nombre de nouveaux titres (incluant les changements de titres) de périodiques imprimés publiés depuis 10 ans.  L’édition numérique joue probablement un rôle important dans cette baisse, nous y reviendrons plus loin.

Depuis plusieurs années déjà, l’autoédition connait un essor important. Encore cette année, la proportion de titres de monographies imprimées publiés par des individus augmente. Ces publications représentent 10% des titres reçus en 2016, alors qu’ils ne représentaient que 3% des collections acquises en dépôt légal en 2008.

BAnQ acquiert par dépôt légal les publications imprimées éditées au Québec et depuis 2001 s’ajoutent également des documents numériques. Jusqu’à maintenant, ces acquisitions n’étaient pas suffisamment représentatives du marché, leur dépôt étant volontaire, afin d’être comptabilisées. Celles-ci font toutefois leur première apparition dans les Statistiques de l’édition au Québec cette année et elles sont appelées à prendre davantage d’emphase dans le futur. Nous pouvons déjà noter qu’au niveau des publications gouvernementales, les publications numériques surpassent désormais la production imprimée (474 titres imprimés reçus pour 1136 titres numériques, soit plus du double). La réduction des coûts liés à leur production et à leur diffusion explique que de plus en plus d’organismes abandonnent maintenant leurs éditions imprimées au profit d’éditions numériques, autant pour les monographies que pour les publications en série. Dans le secteur commercial, BAnQ a reçu 1441 monographies numériques, provenant de 125 éditeurs commerciaux en 2016. Ces dépôts volontaires ont été rendus possibles notamment grâce à un partenariat avec l’Entrepôt numérique ANEL-DeMarque, qui nous permet de recevoir automatiquement les publications numériques publiées par les éditeurs participant ayant accordé des licences d’autorisation à BAnQ.

Nous vous invitons à consulter les Statistiques de l’édition pour constater l’évolution de l’édition québécoise depuis près de 50 ans!

Regard sur le territoire gaspésien

11 avril 2018 par Carnet de la BN Pas de commentaires

par Philippe Legault,bibliothécaire à la Collection nationale.

 

Edmond-Joseph Massicotte, « Faucher de Saint-Maurice », Le Monde illustré, vol. 17, n° 850, 18 août 1900, p. 241.

Faucher de Saint-Maurice fait partie du groupe des grands intellectuels québécois de la fin du XIXe siècle. Serge Provencher, dans sa présentation de l’homme, précise que Narcisse-Henri-Édouard Faucher, né le 18 avril 1844, décida à 18 ans de s’attribuer, à la grande surprise de son entourage, le nom à particule « de Saint-Maurice »1. Cet ajout à son nom de famille fait référence à ses origines françaises de Saint-Maurice-les-Brousses, près de Limoges. La production littéraire de Faucher de Saint-Maurice comprend plus de 5000 pages. Il a publié au total huit récits de voyageSon esprit d’aventure l’a, entre autres, mené jusqu’en Gaspésie.

De tribord à bâbord

Publié en 1877, De tribord à bâbord est le récit de trois croisières sur le golfe du Saint-Laurent à bord du CGS Napoléon III. Le navire est un steamer du ministère de la Marine et des Pêcheries qui forme avec quatre autres bâtiments l’embryon de ce qui deviendra, un siècle plus tard, la Garde côtière canadienne. Longtemps, il sera le seul moyen de transport reliant les nombreux villages de la côte gaspésienne. Il faudra attendre 1925 pour qu’une voie routière ceinture la péninsule gaspésienne. Elle prendra l’appellation populaire de « boulevard Perron » en l’honneur du ministre de la voirie de l’époque.

Le Napoléon III avait comme mission le ravitaillement des phares du Saint-Laurent. L’auteur prolifique, curieux et grand érudit, fait une description colorée, voire poétique, de toutes les rencontres et péripéties de son voyage sur la route des phares. L’expédition en territoire gaspésien l’amènera dans la baie des Chaleurs, à Paspébiac, à Port Daniel, à Grande-Rivière, à Percé, à l’île Bonaventure, à Gaspé, à Forillon, à Cap-des-Rosiers, à L’Anse-au-Griffon, à Grande-Vallée, au cap Madeleine, à Mont-Louis et à Sainte-Anne-des-Monts. Il déclare : « Dans le golfe Saint-Laurent tout est puissant, tout est immense. Le Créateur y a semé des paysages les plus grandioses et y a jeté à pleine main archipels enchanteurs, rivières sinueuses et pittoresques, promontoires sombres, riants coteaux»2. Pour l’écrivain voyageur, chaque incident est une occasion d’évoquer des faits historiques, révélant ainsi son érudition. Il souligne l’occupation du territoire en citant des écrits de Cartier, Champlain et Chrestien Le Clercq.

 

« Phares du Bas-Saint-Laurent avec carte de référence », L’Opinion publique, vol. 8, n° 42, 18 octobre 1877, p. 498-499.

 

La Gaspésie

Illustration de la légende du braillard dans La Gaspésie – Histoire, légendes, ressources, beautés, Québec, Office provincial du tourisme, 1933, p. 98.

Faucher de Saint-Maurice est un excellent conteur qui vise autant à décrire les lieux visités qu’à rapporter les contes et légendes associés à chaque coin de la Gaspésie et d’ailleurs. Au phare de Cap Madeleine, situé à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, le nom de localité le plus long du Québec, il apprend la légende du Braillard de la Madeleine. Un bruit sinistre terrorise les marins qui viennent jeter l’ancre à l’embouchure de la rivière. Ces derniers entendent des lamentations ou des hurlements furieux. Il faut la bravoure d’un missionnaire pour découvrir la cause du mystère et faire disparaître ce bruit effroyable. L’abbé Charles-François Painchaud, armé d’une hache à sa ceinture, s’enfonce dans la forêt et découvre l’origine du phénomène. Deux arbres, inclinés en forme de X, produisent des bruits alarmants par leur friction lorsqu’ils sont secoués par le vent. Faucher de St-Maurice sait captiver par sa narration vivante des légendes gaspésiennes.

Près de 100 ans plus tard, De tribord à bâbord est imprimé à nouveau. L’édition de 1975 contient une présentation de Jacques Ferron, grand poète, journaliste, médecin et homme politique québécois. Les paysages gaspésiens lui ont d’ailleurs inspiré plusieurs poèmes.

Faucher de Saint-Maurice est allé à la découverte de la Gaspésie alors que la région était peu connue. Encore aujourd’hui, ce coin de pays est à découvrir et à habiter. 

1. Faucher de Saint-Maurice, Contes et récits, présentation de Serge Provencher, Montréal-Nord, VLB, 1980.
2. Faucher de St-Maurice, De tribord à bâbord, présentation de Jacques Ferron, Montréal, L’Aurore, 1975, p. 208.

Cet article provient du numéro 97 d’À rayons ouverts.

Catégorie(s) : Diffusion
Mot(s)-clé(s) : ,

Les sites Web : un patrimoine documentaire à conserver

4 avril 2018 par Carnet de la Bn 1 Commentaire

par Carole Gagné,
Bibliothécaire – dépôt des publications numériques et collectes des sites web,
Direction du dépôt légal et de la conservation des collections patrimoniales.

Le Web est désormais une source d’information incontournable avec des contenus souvent exclusifs : blogues, vidéos, etc. Pour nous, il s’agit d’une source primordiale pour l’étude de notre société par les chercheurs d’aujourd’hui et de demain. Les sites Web font partie du patrimoine documentaire québécois et à ce titre ils doivent être conservés et diffusés.

Depuis le début des années 2000, nous menons des travaux de réflexions sur le numérique et les questions relatives au Web.

Carole Gagné
Photo: Martine Renaud

Un programme de dépôt de publications numériques gouvernementales a été mis en place en 2001. Ces publications sont disponibles sur les sites web gouvernementaux en version PDF le plus souvent, mais aussi parfois en HTML. Ces cas nous ont amenés à rechercher une méthode pour conserver et diffuser ces publications dans leur contexte original, afin d’en préserver toute la signification.

La Bibliothèque nationale n’est bien sûr pas la seule institution de mémoire à réfléchir sur ce nouvel aspect du patrimoine documentaire. Nous avons découvert une communauté d’experts en joignant l’IIPC en 2009. L’International Internet Preservation Consortium est un regroupement de 50 institutions, notamment des bibliothèques nationales, des universités et des organisations s’intéressant à la sauvegarde des contenus Web, par exemple Internet Archive.

La mission de l’IIPC est de développer des outils, des normes et des pratiques en matière de collecte de sites web et de faire la promotion de l’accès et de l’utilisation de ce type de contenu. Le regroupement fonctionne selon un mode collaboratif, c’est-à-dire grâce à une mise en commun d’expertise et un développement partagé des outils. Heritrix, le robot qui nous permet de collecter les sites, est né de cette collaboration entre plusieurs membres fondateurs de l’IIPC.

En 2009 ont eu lieu les premières collectes de la Bibliothèque dans le cadre d’un projet pilote, puis en 2012, le programme a officiellement été instauré.

À ce jour, 4 vagues de collectes ont été effectuées :

  • Sites gouvernementaux depuis 2009 jusqu’à présent ;
  • Élections provinciales en 2012 et 2014 ;
  • Élections municipales de 2013 et 2017 ;
  • Collectes thématiques depuis 2015 jusqu’à présent. Il s’agit de 800 sites dans plusieurs secteurs : organismes communautaires, associations, organismes culturels (musées, théâtres, bibliothèques, etc.), individus (artistes, comédiens, musiciens, humoristes, etc.), entreprises privées, organismes parapublics (écoles, hôpitaux, etc.) et sites événements (festivals, conférences, etc.)

Vous pouvez consulter cette collection dans l’interface Archivage web. Dans un prochain billet, nous vous expliquerons quels outils sont utilisés pour rassembler ce patrimoine bien particulier.

 

À titre d’exemple, nous avons collecté le premier site du gouvernement du Québec.  Ce site a été mis en ligne en 1995, alors qu’il n’y avait que 23 000 sites diffusés.

 

 

Le laboratoire de restauration de BAnQ

28 mars 2018 par Carnet de la BN Pas de commentaires

par Marie-Claude Rioux, restauratrice,
Direction du dépôt légal et de la conservation des collections patrimoniales.

 

Photo: Michel Legendre

Dans le but de mieux répondre à sa mission de conserver et de diffuser le patrimoine documentaire québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec a inauguré dans les années 1990 un laboratoire de restauration. À l’aide de son équipement et de ses installations spécialisés, ce laboratoire a permis d’ajouter un volet plus scientifique et plus technique à la conservation des collections de l’institution

Le laboratoire de restauration est constitué de quatre espaces de travail permettant une série de traitements différents. En premier lieu, sur une grande table près d’une fenêtre, sont faits les traitements dits « secs », soit l’enlèvement de la poussière superficielle, la réparation de déchirures, l’enlèvement d’adhésifs, etc. La lumière du jour provenant de la fenêtre permet d’évaluer adéquatement l’état du document et de déterminer les traitements de restauration nécessaires.

Photo: Michel Legendre

On trouve aussi dans le laboratoire un grand évier réservé aux traitements dits « mouillés ». En effet, on dispose à l’intérieur de ce grand évier de petits bassins permettant le nettoyage de documents à l’aide d’eau distillée. Ces bassins peuvent aussi servir de chambre d’humidification pour dérouler les documents avant leur mise à plat.

Un autre plan de travail comporte une table aspirante. Celle-ci permet de faire d’autres types de traitements dits « mouillés ». En effet, lorsqu’il est impossible ou peu souhaitable d’immerger complètement un document dans l’eau, la table aspirante permet de le nettoyer très localement et d’enlever certaines taches à l’aide de solvants. Le dôme situé au-dessus de la table aspirante permet également d’utiliser celle-ci comme chambre d’humidification.

Finalement, deux grandes tables constituent une autre zone où peuvent être effectués des traitements secs, tels la mise à plat ou la couture de reliure abîmée. Une hotte en forme de trompe permet d’aspirer les vapeurs dégagées lors de l’utilisation de solutions chimiques dans les traitements de restauration. Il est à noter que les béchers contenant les solutions chimiques ne sont pas déposés sur les tables de travail, mais bien sur des chariots à roulettes. Ainsi, si par mégarde la solution est renversée, elle ne risque pas de s’étendre sur le document et de causer des dommages.

Photo: Michel Legendre

L’assignation d’un espace de travail à chaque type de traitement de restauration permet de bien gérer les espaces et d’assurer le meilleur rendement possible, en plus de garantir la sécurité des documents. Plusieurs documents transitent par le laboratoire de restauration de BAnQ. Après leur passage, ils ont souvent une seconde vie et sont prêts à poursuivre leur mission.

 

 

 

Article publié à l’origine dans le numéro 92 d’À rayons ouverts.

Catégorie(s) : Conservation
Mot(s)-clé(s) :

Des atlas publiés en pleine tourmente

21 mars 2018 par Carnet de la BN Pas de commentaires

Par Marie Trottier, restauratrice d’œuvres sur papier, Centre de conservation du Québec,
et Jean-François Palomino, cartothécaire, BAnQ Rosemont–La Petite-Patrie.

 

 

Pilote americain septentrional pour les côtes de Labrador, Nlle. Ecosse, Nlle. Angleterre, New-York, Pensilvanie, Maryland, Virginie, les 2 Carolines et Floride, 55,4 x 41,3 x 3,1 cm, Paris, chez Le Rouge, 1778. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

En 2009, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) recevait de la part de la Compagnie de Jésus un don de plusieurs centaines de documents qui ne concernaient pas directement l’histoire de la communauté, notamment deux atlas en trois volumes ayant figuré jadis dans les collections du Collège Sainte-Marie : l’Atlas amériquain septentrional contenant les détails des différentes provinces de ce vaste continent et le Pilote americain septentrional pour les côtes de Labrador, Nlle. Ecosse, Nlle. Angleterre, New- York, Pensilvanie, Maryland, Virginie, les 2 Carolines et Florides. Ces trois volumes sont parmi les rares exemplaires conservés au Canada. S’ils ne concernent pas uniquement le territoire québécois, on y devine en filigrane l’intérêt de la France pour ce territoire nord-américain, quinze ans après avoir abandonné ses colonies nord-américaines à l’Angleterre.

 

Pilote americain septentrional pour les côtes de Labrador, Nlle. Ecosse, Nlle. Angleterre, New-York, Pensilvanie, Maryland, Virginie, les 2 Carolines et Floride, 55,4 x 41,3 x 3,1 cm, Paris, chez Le Rouge, 1778. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

 

 

Publiés à Paris en 1778, en pleine guerre d’indépendance des colonies anglaises, ces atlas contiennent des cartes d’origine britannique parmi les meilleures de l’époque (comme l’atteste l’extrait d’une lettre de l’Académie royale de marine reproduit en page frontispice). Traduites spécialement pour le lectorat français, les cartes permettaient de suivre le théâtre de la guerre en Amérique alors que la France venait de déclarer la guerre à l’Angleterre, en soutien aux rebelles américains. Plus précises, les cartes du Pilote americain septentrional montrent les plans des principaux ports britanniques (Halifax, Boston, Rhode Island, Philadelphie, etc.); elles sont ainsi utiles aux mariniers français impliqués dans la guerre. Les cartes sont soigneusement dessinées, gravées et imprimées selon les normes de l’époque. Plusieurs comprennent les frontières d’État rehaussées au lavis. Attrayants, les frontispices évoquent d’une part l’exotisme des terres américaines – femme au torse nu, ananas, palmier, canot, volcan – avec, en arrière-plan, des Européens venus exploiter ces ressources et, d’autre part, la rencontre européo-amérindienne fondée sur des échanges commerciaux (on y voit William Penn, fondateur de la Pennsylvanie, en train de négocier avec les Amérindiens).

 

Pilote americain septentrional pour les côtes de Labrador, Nlle. Ecosse, Nlle. Angleterre, New-York, Pensilvanie, Maryland, Virginie, les 2 Carolines et Floride, 55,4 x 41,3 x 3,1 cm, Paris, chez Le Rouge, 1778. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Le traducteur, compilateur et éditeur de l’ouvrage est Georges Louis Le Rouge, ingénieur cartographe né en Allemagne vers 1712 qui s’est ensuite installé au cœur de Paris, rue des Grands Augustins. L’ouvrage original traduit est l’œuvre du cartographe éditeur britannique Thomas Jefferys, qui publie en 1776 The American Atlas, compilé grâce aux levés exécutés par plusieurs militaires commissionnés par les autorités britanniques pour cartographier leurs colonies nord-américaines (Samuel Holland, Joseph F. W. Des Barres, etc.). On y trouve en tout 58 cartes, parmi les plus prisées des collectionneurs : « Amerique septentrionale par le docteur Mitchel », « Nouvelle carte de la province de Quebec selon l’edit du roi d’Angleterre du 7 8bre 1763 par le capitaine Carver », « Province de New York… par Montresor », « Carte des troubles de l’Amérique… par Sauthier et Ratzer », etc. Ces cartes publiées sont parmi les plus précises de l’époque, et elles le demeureront jusqu’à la publication de l’Atlantic Neptune, quelques années plus tard.

 

 

Article publié à l’origine sous le titre Une seconde vie pour des atlas anciens, dans le numéro 95 d’À rayons ouverts.

Assistez à la conférence de Jean-François Palomino et Alban Berson le 26 avril : Les mystères d’une carte de l’époque de la Nouvelle-France

Catégorie(s) : Diffusion
Mot(s)-clé(s) :

Bienvenue sur le nouveau blogue de la Bibliothèque nationale

2 mars 2018 par Carnet de la BN Pas de commentaires

Notre nouveau blogue, Carnet de la Bibliothèque nationale, est consacré aux activités de la Bibliothèque nationale où sont rassemblées, conservées et diffusées les collections patrimoniales québécoises. Ce blogue est une façon de souligner cette année nos 50 ans d’existence.

Bibliothèque nationale du Québec, par Gabor Szilasi (1969), Fonds du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Office du film du Québec

En effet, c’est le 12 août 1967 que les députés québécois adoptent à l’unanimité le projet de loi 91, créant ainsi la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ). La nouvelle loi entre en vigueur le 1er  janvier 1968, désignant la BNQ comme dépositaire et diffuseur du patrimoine documentaire québécois publié. On la dote alors d’un puissant levier de collecte, le dépôt légal. En écho au double mandat de diffusion et de conservation, l’éditeur d’un document a désormais l’obligation d’en déposer deux exemplaires auprès de la BNQ. Un programme ciblé d’acquisition par don et achat permet d’inclure dans les collections les titres antérieurs à l’instauration du dépôt légal mais également les titres relatifs au Québec publiés à l’extérieur du territoire québécois. Au fil des ans, le nombre des familles de documents ciblées par le dépôt légal a augmenté considérablement, passant de 4 à 13.

En 2006, la BNQ et les Archives nationales du Québec fusionnent pour donner naissance à Bibliothèque et Archives nationales du Québec. L’institution déploie maintenant ses activités de bibliothèque nationale dans deux lieux physiques : BAnQ Rosemont–La Petite-Patrie ainsi qu’à la Collection nationale, à la Collection nationale de musique et au Centre québécois de ressources en littérature pour la jeunesse, regroupés à la Grande Bibliothèque.

 

Bibliothèque nationale du Québec, par Gabor Szilasi (1969),  Fonds du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Office du film du Québec

 

Bibliothèque nationale du Québec, par Gabor Szilasi (1969), Fonds du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Office du film du Québec

À travers le Carnet de la Bibliothèque nationale, les lecteurs pourront découvrir les grandes missions de la Bibliothèque nationale : l’acquisition, le traitement, la conservation et la diffusion des documents québécois et relatifs au Québec, ainsi que son évolution et les recherches et les travaux effectués à partir de ses collections.

Le Carnet de la Bibliothèque nationale s’adresse à tous ceux qui s’intéressent au riche patrimoine documentaire québécois publié et aux activités liées à la diffusion et à la conservation de ce patrimoine, qu’ils soient amateurs, chercheurs chevronnés ou professionnels du milieu documentaire.

À l’occasion du 50e anniversaire de la Bibliothèque nationale, une série de visites-conférences intitulée Mémoire de papier est offerte, nous vous invitons à venir découvrir  chaque mois, les trésors de nos collections et  les réserves de BAnQ Rosemont–La Petite-Patrie ainsi que les coups de cœur de nos bibliothécaires.  Le dernier numéro de notre revue À rayons ouverts est également consacré à cet anniversaire, bonne lecture!

 

Catégorie(s) : À propos de la Bibliothèque nationale
Mot(s)-clé(s) :



© Bibliothèque et Archives nationales du Québec