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Annotations;: Livres, musique et cinéma.

Plaisirs retrouvés

Mes enfants chérissent des livres ou des films qu’ils aiment relire et revoir régulièrement. Pour l’une, c’est Le magicien d’Oz; pour l’autre, la série Harry Potter. Nous aussi, les adultes, affectionnons des œuvres qui nous ont touchés et que nous redécouvrons année après année parce qu’elles nous enchantent chaque fois. Nous vous invitons aujourd’hui à partager nos plaisirs retrouvés.

Catherine Lévesque recommande Ne le dis à personne.

Ne le dis à personneRéalisé par Guillaume Canet et adapté d’un roman à succès d’Harlan Coben, Ne le dis à personne met en scène un couple amoureux, incarné par François Cluzet et Marie-Josée Croze, dont le destin bascule lorsque celle-ci se fait assassiner. Le film raconte surtout la suite de leur histoire, huit ans plus tard, lorsque le mari revoit sa femme dans une vidéo jointe à un courriel qu’il a reçu! Est-elle encore vivante? Tous les espoirs sont permis. On entre alors dans un thriller puissant aux nombreux rebondissements…

 

 

Marie-Ève Roch recommande Nouvelles de Mars de Robinson.

Nouvelles de mars_RobinsonVéritable troubadour pour les petits, Robinson m’a charmée en un instant avec sa voix douce et ses textes d’une grande finesse. Tantôt pleines de poésie, tantôt teintées d’un brin de folie ou d’exotisme, ses chansons toujours délicates nous parlent d’anges, de voyage sur la Lune, d’une dent qui tombe ou de vieux trésors cachés au fond d’un grenier. Robinson est entouré d’une solide équipe de musiciens et de choristes, et tout l’album a fait l’objet d’arrangements soignés. Ne vous laissez surtout pas rebuter par le côté maison de la pochette : voilà un fin travail d’artisan à redécouvrir, et pour lequel je craque complètement.

 

Esther Laforce recommande Sissi, l’impératrice anarchiste de Catherine Clément.

Sissi l'impératrice anarchisteCeux et celles qui auront été charmés par la vie de Sissi grâce à la trilogie des films réalisés dans les années 50 et mettant en vedette la plus que magnifique Romy Schneider, liront ou feuilletteront avec passion, comme je l’ai fait adolescente, le livre de Catherine Clément, Sissi, l’impératrice anarchiste. Publié en 1992 dans la collection Découvertes de Gallimard, ce livre abondamment illustré présente de façon plus réaliste la vie de cette impératrice solitaire et malheureuse dont les poèmes révèlent la révolte qui l’habitait contre les obligations impériales et la monarchie. Marquée par l’anorexie et la mort de deux de ses quatre enfants, elle mourut en 1898, assassinée par un anarchiste. Une vie mouvementée et tragique, bien éloignée de l’univers romantique des contes de princesses…

 

 

Sylvie-Josée Breault recommande La vie devant soi de Romain Gary.

La vie devant soiLe centième anniversaire de la naissance de Romain Gary a été souligné cette année, notamment par la parution d’un texte inédit de 1937 : Le vin des morts. Le détenteur du manuscrit, Philippe Brenot, est l’instigateur de ce projet d’édition et il en signe la préface. Il présente ce roman comme précurseur des ouvrages publiés successivement de 1974 à 1976, sous le pseudonyme d’Émile Ajar : Gros-Câlin, La vie devant soi et Pseudo. Effectivement, on y retrouve des thématiques et un ton similaires : travers humains, problématiques sociales, exposés de façon sarcastique. Et c’est l’intérêt de ce livre, nous rappeler ces titres lus et relus qui ont marqué l’imagination des lecteurs et touché leur sensibilité. Je retiens le prix Goncourt de 1975, La vie devant soi, pour sa tendresse, son humour, malgré le caractère sombre des faits rapportés : traumatismes d’Auschwitz, prostitution, racisme. On se souviendra du langage coloré du jeune Momo et de l’attachante madame Rosa que Simone Signoret avait si bien incarnée dans l’adaptation cinématographique de Moshé Mizhari.

 

Marie-Line Champoux-Lemay recommande Ghost in the shell de Mamoru Oshii

Ghost in the shellParu en 1995, ce film du réalisateur japonais Mamoru Oshii (à ne surtout pas confondre avec la série télévisée du même titre) a fait date. Son lancement à l’international a marqué l’évolution du cinéma d’animation et, plus largement, de la science-fiction. Presque vingt ans plus tard, cette adaptation libre du manga éponyme de Masamune Shirow tient toujours la route, visuellement comme narrativement, et revêt même des allures prémonitoires. L’action se déroule en 2029, dans un contexte où la technologie a déjà investi la biologie humaine pour créer les cyborgs. Les thèmes du cyberterrorisme et de l’intelligence artificielle, la haute technologie et tous les questionnements éthiques que peuvent poser ses applications sont plutôt d’actualité. Il est donc doublement intéressant de (re)découvrir Ghost in the shell en gardant en tête qu’en 1995, le Web n’était encore qu’à ses balbutiements et que les films phares de la SF populaire des années à venir (La Matrice, notamment) ne faisaient pas encore partie du paysage cinématographique. Avis aux intéressés : la suite de ce film, Innocence (2004), est à mon humble avis encore meilleure.

 

Jean-François Barbe recommande Glengarry Glen Ross.

Wall Street ne se laisse pas croquer facilement par les cinéastes, même par des talents aussi confirmés que celui de Martin Scorsese. Son dernier film, Le loup de Wall Street, n’a rien à voir avec une plongée révélatrice dans l’univers de la haute finance. L’action se situe dans un milieu beaucoup plus prosaïque, celui des locaux de vente sous pression (boiler rooms), là où des fraudeurs appâtent des naïfs relativement fortunés au téléphone, avec des promesses de rendements mirobolants basées sur de soi-disant informations privilégiées. Mettant en vedette l’excellent Richard Gere dans la peau d’un gestionnaire de fonds de couverture (hedge fund), le film Arbitrage est une étude de caractère et de milieu social, et non pas l’exploration d’un système devenu instable par l’action de ces oligarques américains, pour reprendre les mots de l’économiste Paul Krugman.

Cela dit, s’il y avait un film à redécouvrir pour ce qu’il nous dit avec un talent incomparable sur une économie livrée à la loi du plus fort, sans foi ni loi, ce serait sans conteste Glengarry Glen Ross. Sorti en 1992, il s’agit d’un incontournable sur la représentation d’un capitalisme coupe-gorge, issu des ruines d’une industrie manufacturière délocalisée aux quatre vents. Les acteurs sont renversants – Alec Baldwin y joue le rôle de sa vie – et les dialogues, d’une vérité accablante. Je le visionne régulièrement et à chaque fois, je remercie le ciel de ne pas vivre aux États-Unis.

 

Gisèle Tremblay recommande 84, Charing Cross Road d’Helene Hanff.

De temps à autre, je m’offre le plaisir de relire ce charmant petit bouquin d’Helene Hanff (1916-1997), 84, Charing Cross Road, paru en 1971. Il s’agit d’un recueil de lettres échangées entre Helene, New-Yorkaise à l’humour décapant, écrivaine fauchée et fan finie de littérature anglaise, et Frank Doel, son libraire londonien, un adorable pince-sans-rire dont l’érudition n’est jamais prise en défaut. Helene – qui a des goûts bien à elle – commente abondamment les auteurs qui font ses délices et s’en prend aussi à ceux qui n’ont pas l’heur de lui plaire. En cela, elle est d’une drôlerie irrésistible! À la suite du succès du livre des deux côtés de l’Atlantique et après la mort de Frank, la nouvelle star littéraire visitera enfin Londres… Invitée par son éditeur pour une tournée de promotion, elle a fait le récit de ce voyage tant espéré dans La duchesse de Bloomsbury Street (1973). Au fil de ses découvertes et de ses rencontres londoniennes, on jubile avec elle, tant son exubérance est palpable.

 

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CANET, Guillaume, Ne le dis à personne, Montréal, Film Séville, 2007, 125 min.

COBEN, Harlan, Ne le dis à personne, Paris, Belfond, 2006, 353 p.

CLÉMENT, Catherine, Sissi, l’impératrice anarchiste, Paris, Gallimard, coll. Découvertes, 1992, 176 p.

FOLEY, Foley. Glengarry Glen Ross, Montréal, Alliance Atlantis Vivafilm, 2002, DVD, 160 min, avec Alan Arkin, Alec Baldwin, Ed Harris, Jack Lemmon et Al Pacino.

GARY, Romain, Le vin des morts, Paris, Gallimard, 2014, 237 p.

GARY, Romain (Émile Ajar), La vie devant soi, Paris, Gallimard, 2005, c1975, 273 p.

HANFF, Helene, 84, Charing Cross Road, Paris, Le Livre de pohe, 2003, c2001, 156 p.

HANFF, Helene, La duchesse de Bloomsbury Street, Paris, Payot, 2002, 189 p.

OSHII, Mamoru, Ghost in the shell, versions anglaise et japonaise, sous-titres en anglais, États-Unis, Manga Entertainment, 1996, c1995, DVD, 82 min.

OSHII, Mamoru, Ghost in the shell, versions anglaise et japonaise, sous-titres en anglais, États-Unis, Anchor Bay, 2014, Blu-ray, 83 min.

ROBINSON, Nouvelles de mars, France, Association Recre Actions, 2005.

Sable brûlant

Où vos vacances vous mèneront-elles cet été? Vers des plages au sable brûlant balayées par un vent chaud, au cœur de montagnes verdoyantes parsemées de beaux lacs bleus ou profiterez-vous plutôt de la ville, de ses rythmes et des parfums des fêtes de quartier? Quelle que soit votre destination, les suggestions de nos blogueurs sauront agrémenter vos vacances.

Marie-Ève Roch recommande D’une île à l’autre : chants et berceuses de Serena Fisseau

Image de Marie-EveQue vous ayez un enfant à endormir sous le parasol ou que vous cherchiez seulement un peu de dépaysement, je vous invite à paresser pieds nus au son des berceuses que nous offre, sobrement, la chanteuse française d’origine indonésienne Serena Fisseau. La voix chantée (ici grave et chaleureuse) dans tout ce qu’elle a d’universel, au seul rythme des percussions.

Coup de cœur 2010 de l’Académie Charles-Cros

 

 

Jean-François Barbe Les ghettos du Gotha et Promenades à Paris de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Dans certains quartiers de Paris, comme le XVIe arrondissement, habite une grande bourgeoisie extrêmement fortunée et hyper consciente de ses intérêts. S’inspirant des travaux sur la reproduction sociale de Pierre Bourdieu, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot examinent de près, dans Les ghettos du gotha, comment cette classe sociale préserve son entre-soi par le contrôle de l’espace. Dans un autre ouvrage, les deux auteurs commentent le Paris d’aujourd’hui à travers quinze promenades sociologiques. Accompagnées de photos et de petites cartes, elles nous font découvrir d’autres angles de la Ville Lumière, comme la rue Oberkampf présentée comme le fief de la « bourgeoisie bohème » ou la Goutte-d’Or, comme « lieu de brassage culturel ». Deux livres pour un regard différent sur l’une des plus belles villes de la planète.

 

Sylvie-Josée Breault recommande Le bestiaire des fruits de Zviane

Le soleil traverse les cases de cette bande dessinée et les fruits exotiques y abondent. L’auteure les examine, les déguste puis, suivant une grille d’évaluation loufoque, rend son appréciation. Ce faisant, elle révèle leurs étonnants attributs par le biais d’anecdotes truculentes. En découle un concours que chacune des créatures fruitées espère remporter. Le ton léger et fantaisiste de l’album est rafraîchissant. Les croquis vifs et expressifs pimentent le tout.

 

 

Aurore Deterre recommande Bonjour tristesse de Françoise Sagan

L’été de ses dix-sept ans, Cécile, son père Raymond et sa jeune maîtresse partent en vacances sur la Côte d’Azur. La chaleur de l’été est écrasante, heureusement la Méditerranée n’est qu’à deux pas. Cécile y découvre la brûlure du sable sur sa peau, les premiers vertiges de la passion. Mais l’arrivée d’Anne, une femme séduisante et brillante dont Raymond s’éprend, va remettre en question leur vie légère et insouciante. Craignant de perdre sa liberté, Cécile va élaborer un jeu cruel. Publié en 1954, ce roman n’a pas pris une ride. Sa simplicité et la justesse des sentiments qui y sont dépeints sauront charmer chacun.

 

 

Esther Laforce recommande Cet été-là de Véronique Olmi

Un roman pour accompagner des vacances à la mer et qui nous tient en haleine avec le rythme lent d’un drame psychologique bien mené et écrit avec finesse. Trois couples, trois adolescents et deux enfants, réunis le temps de la fin de semaine du 14 juillet dans une grande maison située sur une plage de Normandie. On plonge dans les questionnements, les espoirs, les culpabilités et les dépits de ces personnages dont la vie, au sortir de leur séjour, sera transformée. Secrets enfouis, ruptures annoncées, amours déçus et amitiés indéfectibles sont au programme de Cet été-là.

 

 

 

Gisèle Tremblay recommande Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière

Rythmé, plein de saveurs et de couleurs, ce petit bouquin se présente comme un saucisson découpé en rondelles, avec ses courts récits formant un tout bien ficelé. Le héros, c’est Vieux Os, alter ego de l’auteur, un adolescent tendre et drôle, encore à moitié pendu aux jupes de Da, sa grand-mère adorée. L’odeur du café – Da en boit sans interruption!  – se mélange au parfum enchanté des après-midi parfaits de l’enfance presque en allée. Au fil d’expériences inusitées, le garçon au drôle de nom va son chemin, entouré d’une foule de personnages bigarrés. Sous le soleil d’Haïti révélant mille détails de la vie quotidienne, la joie de vivre éclate et rayonne dans le Petit-Goâve de Dany Laferrière. Un très beau livre, aussi beau que son titre…

 

Christine Durant recommande Adios Hemingway de Leonardo Padura.

Quoi de mieux que de lire un petit roman policier en se prélassant au soleil? Que diriez-vous, alors, d’un roman policier relax dont l’action se déroule à Cuba? Dans Adios Hemingway, le célèbre détective Mario Conde, personnage d’une série de quatre autres romans policiers de Leonardo Padura, doit résoudre une énigme entourant le légendaire Ernest Hemingway, auteur américain qui a séjourné à Cuba entre les années 30 et 50. La lecture de ce roman est d’autant plus intéressante que l’auteur, avec son style, arrive de façon très habile à insérer des faits réels de la vie d’Hemingway dans une histoire de meurtre tout à fait fictive.

 

 

Marie-Line Champoux-Lemay recommande The great artistry of Django Reinhardt de Django Reinhardt

image de marie-lineDjango Reinhardt est l’un des guitaristes de jazz les mieux connus et les plus respectés, lui qui a littéralement introduit la guitare dans ce genre musical. Inventeur du jazz manouche et soliste virtuose (malgré un accident qui lui a fait perdre l’usage de deux doigts à 18 ans), il n’a jamais cessé de travailler son style. Ce disque à la couverture orange distinctive est son tout dernier enregistrement. C’est aussi un des quelques albums où il joue d’une guitare électrique, ce qui lui donne un son bien particulier. Les rythmes bondissants et les mélodies nostalgiques des huit pièces qu’il contient, dont Nuages, sa composition la plus célèbre, sont tout indiqués pour accompagner les belles soirées d’été.

 

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FISSEAU, Serena, D’une île à l’autre : chants et berceuses, Paris, Naïve, 2010.

LAFERRIÈRE, Dany, Le charme des après-midi sans fin, Montréal, Boréal, 2010, 241 p.

OLMI, Véronique, Cet été-là, Paris, Grasset, 2010, 281 p.

PADURA, Leonardo, Adios Hemingway, Métailié, 2012, 150 p. (Aussi disponible en version numérique sur PRETNUMERIQUE.CA)

PINÇON, Michel et Monique PINÇON–CHARLOT, Les ghettos du gotha : comment la bourgeoisie défend ses espaces, Paris, Éditions du Seuil, 2007, 294 p.

PINÇON, Michel, et Monique PINÇON–CHARLOT, Paris : quinze promenades sociologiques, Paris, Payot, 2009, 260 p.

REINHARDT, Django, The great artistry of Django Reinhardt, France, Universal Music France, 2010, ©1953.

SAGAN, Françoise Bonjour tristesse, Paris, Julliard, 2008, 155 p.

ZVIANE, Le bestiaire des fruits, Montréal, La Pastèque, 2014, 118 p.

Bien plus savoureux que du Pablum

La musique pour enfants a parfois bien mauvaise presse. Je me souviens d’un dossier sur le sujet, paru il y a quelques années dans La Presse (Musique pour enfants – Fini le Pablum musical!), qui à l’époque m’avait laissé une drôle d’impression. Non que j’apprécie particulièrement le Pablum, mais j’avais été surprise (et triste) de constater que l’alternative audit Pablum qu’on y proposait se limitait à faire écouter aux enfants de la musique pour adultes, triée sur le volet, ou son adaptation pour clochettes synthétiques, à la Rockabye Baby (Black Sabbath en version édulcorée, fallait y penser), ou encore l’interprétation de chansons pour enfants par des chanteurs… pour adultes. À la décharge des auteurs, on a pris la peine de souligner ici l’excellent travail accompli par La Montagne secrète, où les Ariane Moffatt et compagnie réinterprètent avec bonheur nos classiques pour le jeune public.

Vous comprendrez que je n’ai rien contre l’exploration par les plus jeunes de musiques qui ne leur sont pas destinées; que l’on veuille faire découvrir aux enfants ce qui nous allume, nous, les grands, voilà qui est tout à fait naturel. Mais qu’en est-il des créations pour les enfants? Les artistes qui osent les cibler méritent-ils tous l’étiquette « Pablum musical »?

Mon (beau!) défi, dans ce blogue, sera de vous faire découvrir à quel point les univers sonores et poétiques destinés aux plus jeunes peuvent parfois être riches, surprenants, rigolos et émouvants. Certains auteurs-compositeurs-interprètes pour enfants font preuve d’autant (et parfois plus) d’inventivité que bien des créateurs pour le « grand » public. Je souhaite porter à votre attention ce concentré de bonheur pour les oreilles, souvent méconnu faute d’une distribution à grande échelle. Et, question de marquer les esprits, je commence avec un poids lourd dont je risque de vous reparler, juste pour me faire plaisir.

À tous, petits et grands, bonne écoute!

 

Hervé Suhubiette

Tremblements de tête, Hervé Suhubiette, Paris, Didier Jeunesse, 2010. J’ai eu un immense coup de foudre lorsque j’ai découvert cet artiste il y a quelques années. Musicien et chanteur habile et éclectique, il concocte pour la jeunesse des univers foisonnants portés par des chansons vastes, bouleversantes, d’une très grande finesse. En 2010, il a remporté le Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros pour son album Tremblements de tête (écouter un extrait). Un piano, un accordéon, un trombone, une voix, deux ou trois rythmes syncopés… et nous voilà partis.

« Ma grand-mère est au ciel

Est-ce qu’elle joue à la marelle

Au milieu des nuages?

Ma grand-mère est au ciel

Est-ce qu’elle peint des aquarelles

Et des paysages? »

(« Ma grand-mère est au ciel », tirée de : Tremblements de tête,

Hervé Suhubiette, Paris, Didier Jeunesse, 2010.)

 

À découvrir :

Tremblements de tête

Hervé Suhubiette, Paris, Didier Jeunesse, 2010.

La grande évasion

Hervé Suhubiette, Paris, Adami, 2004.

Quartier libre

Hervé Suhubiette, France, Adami, 2000.

La java des couleurs

Hervé Suhubiette, Paris, Naïve, 1996. 




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