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Annotations;: Livres, musique et cinéma.

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Macanudismes


Nul besoin d’être un fan fini de bande dessinée pour savourer les Macanudo de Liniers. Un néophyte goûtera peut-être même davantage le plaisir d’une lecture naïve de ces petits strips à l’aquarelle et au crayon. À mi-chemin entre l’absurde et la philosophie, les dessins de Ricardo Liniers font immanquablement sourire et prendre conscience de la valeur des toutes petites choses. Les strips de la série Macanudo paraissent quotidiennement dans le journal argentin La Nacion. En 2008, les éditions de la… Lire la suite
 

Écrire pour assouvir sa faim


Page couverture du livre : Remède pour la faim, de Denis Y. Béchard

Je m’étais promis de vous dégoter un bijou de roman québécois pas trop récent, histoire de lui donner une deuxième vie. Qu’on me pardonne : j’ai failli à la tâche. J’ai grappillé à gauche et à droite pendant les vacances d’été, j’ai lu de tout, mais je ne peux m’empêcher de vous entretenir du livre  qui m’a tenue en haleine de si belle façon, même si c’est une parution récente. Oui, beaucoup de lecteurs le convoitent. Et oui, je comprends leur… Lire la suite
 

Détournement de mémoire


Jean-Simon DesRochers prend visiblement plaisir à créer des histoires en mosaïque. Si, dans La canicule des pauvres, les parcours individuels des locataires d’un même immeuble résidentiel s’entrecroisent, son deuxième roman, Le sablier des solitudes, réunit plutôt de parfaits inconnus lors du dramatique carambolage à l’origine de leur rencontre. Dans Demain sera sans rêves, ce sont les mémoires qui se tissent, s’entremêlent, pour composer une mémoire unique, celle de Marc. Le récit s’ouvre sur une détresse immense, nourrie des effluves d’un… Lire la suite
 

Le dîner


C’est un succès de librairie aux Pays-Bas depuis deux ans. À ce jour, c’est le seul roman d’Herman Koch traduit en français, malgré une réputation qui n’est plus à faire chez les Néerlandais. Une histoire singulière tirée d’un fait divers qui se serait passé à Barcelone. Un roman inclassable, dans une zone qui se situe à la frontière du drame psychologique et de l’enquête policière. Et des évènements qui s’incrustent dans notre tête. Longtemps. Je suis tombée par hasard sur… Lire la suite
 

Partir, version Westfalia


Y’a toujours un projet ambitieux qu’on nourrit en secret, basé sur cette petite fondation si frêle mais si pleine de potentiel qu’on nomme injustement le temps perdu. On a beau se répéter que ça n’aboutira jamais, qu’on poursuit des chimères, rien à faire, on continue : on y investit du temps, de l’argent, de l’énergie et, surtout, du cœur. Je caresse moi aussi un beau grand rêve que je continue d’alimenter sans savoir s’il se réalisera un jour : il prend la… Lire la suite
 

Lettres urbaines


Beaucoup mieux que d’autres villes américaines, Montréal possède ce don singulier d’aviver les élans créateurs chez des écrivains de tous les horizons. N’est-elle pas pourtant une cité insaisissable, qui peut surprendre par ses inégalités, par son inconstance, par la diversité de son architecture, de sa composition sociale et linguistique? Nous pouvons être étonnés que notre incapacité à tracer un portrait homogène de la métropole soit au contraire, pour les écrivains, une source même de stimulation. Dans Montréal à l’encre de… Lire la suite
 

Semer à tous vents


Le hasard a joué en ma faveur au cours des premiers mois de ce bel automne. Mon univers livresque s’est enrichi de plusieurs petites perles lors de mes récentes explorations et, n’arrivant pas à choisir celle dont je vous parlerais dans le présent billet, j’ai penché pour la voie de la facilité : je vous entretiendrai de toutes. Première perle, donc, sur mon parcours : un petit ouvrage de la jeune maison d’édition De ta Mère, Les Cicatrisés de Saint-Sauvignac. De ta… Lire la suite
 

Ceci n’est pas une pomme


Il fut un homme qui, avocat de son métier, eut un jour l’idée folle d’écrire quelques histoires. La folie ne résidait pas dans cette envie soudaine de faire de la littérature, non, car qui un jour n’y rêva point? Ce qui étonna surtout ses collègues du barreau, de même que le Tout-Berlin où celui-ci pratiquait le droit criminel, fut qu’il choisit de placer au cœur de ses histoires quelques-unes des causes les plus intrigantes qu’il avait eu à plaider comme… Lire la suite
 

Lire Myre


       Lire Myre n’est pas de tout repos : on ne la lit pas comme on lirait George Sand. La vie quotidienne selon Myre n’est pas un long fleuve tranquille, même dans ce qu’elle a de plus ordinaire.  J’ai découvert les éditions Marchand de feuilles en 2010 grâce à Suzanne Myre. Un coup de foudre pour une auteure s’est transformé en coup de cœur pour une maison d’édition, étrange opération dérivée de séduction. Mais je veux surtout vous parler… Lire la suite
 

Sous le fil de fer


Beaucoup d’écrivains aiment puiser dans un imaginaire débordant afin d’animer leurs histoires. D’autres, au contraire, nourrissent leurs récits d’un vécu personnel riche d’expériences. L’auteur américano-irlandais Colum McCann fait partie de cette deuxième catégorie. À 21 ans, après avoir émigré de son Irlande natale pour le Massachusetts, où il espérait pouvoir engendrer LE Grand Roman américain en l’espace d’un été, force lui fut de constater qu’il n’arriverait à rien produire de cette façon. Il avait surtout besoin de plonger tête première… Lire la suite
 

Du pain sur la planche à vivre


Véhicule Press a publié au printemps dernier une traduction anglaise des récits d’enfance de Jean-Claude Germain, Rue Fabre, centre de l’univers. On se demande ce qui peut avoir incité un éditeur anglais de notre belle province à traduire pour la première fois un auteur pourtant si ancré dans la culture et la langue française québécoise. Et pourquoi avoir choisi ce titre en particulier? Il n’en fallait pas davantage pour piquer ma curiosité. In Rue Fabre : Centre of the Universe Jean-Claude… Lire la suite
 

Jeu de pistes


Ceux d’entre vous qui apprécient les textes d’Alberto Manguel comprendront de quoi je veux parler : un livre peut ouvrir la voie à dix autres. C’est souvent la faute des écrivains qui lisent beaucoup. Et c’est ce qui m’est arrivé avec Éric Plamondon. Partie de son premier roman (voir mon billet du début juin), j’ai naturellement dérivé vers Mayonnaise, le second tome de sa trilogie et, de fil en aiguille, j’ai cheminé, erré, et surtout beaucoup lu. Plamondon a entamé aux… Lire la suite
 

Le Tarzan hongrois


Un petit roman en mosaïque a retenu mon attention dans la pléthore de nouveaux titres de la rentrée littéraire 2011 : il s’agit d’une plaquette que vous pourrez facilement lire en vingt-quatre heures, Hongrie-Hollywood Express, aux éditions Le Quartanier.  Éric Plamondon nous plonge au cœur de la vie d’une légende olympique et cinématographique de l’histoire américaine, le champion de natation d’origine hongroise Johnny Weissmuller. À travers le chassé-croisé de deux destins qui ne seront jamais appelés à se côtoyer, celui du… Lire la suite
 




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