Portail BAnQ Nétiquette
Annotations;: Livres, musique et cinéma.

Les clowns thérapeutiques

24 août 2014 par Catherine Lévesque | Catégorie(s) : Documentaires québécois, Récit autobiographique

En lisant Clowns d’hôpitaux, c’est du sérieux!, j’ai découvert un art d’une délicatesse infinie. Ces clowns sont de grands équilibristes qui se promènent sur une ligne très mince entre le drame de la maladie ou de la vieillesse et leur désir d’apporter de la légèreté sans tomber dans le ridicule. Le rôle des clowns thérapeutiques est de soulager, d’apporter du réconfort, de la compassion et, souvent, de faire sourire voire rire les patients!

Cela exige d’eux de nombreuses qualités. D’abord, une grande ouverture d’esprit, une sensibilité et un doigté hors du commun. Ensuite, une imagination et un sens de l’improvisation dignes des plus grands acteurs, car ils doivent composer avec les divers éléments que chaque situation présente.

À partir des commentaires d’un patient, de son attitude ou d’un objet de sa chambre, les clowns saisissent l’occasion d’établir un lien vers une histoire, un sketch, une chanson ou une conversation qui stimulera l’imaginaire du patient et lui fera momentanément oublier son quotidien difficile.

C’est avec émerveillement que je lis les récits de Michèle Sirois, comédienne professionnelle et clown d’hôpital. Avec beaucoup de finesse et un sens du portrait, elle raconte ses histoires uniques vécues auprès de personnes âgées ou d’enfants malades.

On comprend que ce travail joue un rôle d’une grande importance auprès d’eux, car il vient éclairer leur vie magnifiquement! Quelquefois, la visite des clowns d’hôpitaux est le seul rayon de soleil de la journée, parfois même de la semaine!

Loin d’infantiliser, comme certains peuvent le croire, les clowns thérapeutiques font appel à l’imaginaire, à l’intelligence et à la mémoire des patients grâce à leurs interventions. Ce sont souvent les patients eux-mêmes qui dictent les scénarios aux clowns, car ils connaissent leurs besoins. Les clowns doivent se laisser guider par leur légèreté et leur sens de l’exagération pour entrer dans le jeu. Au fil des rencontres, la complicité grandit.

Pour pratiquer cet art, Michèle Sirois suggère de suivre d’abord une formation de clown afin de découvrir celui qui nous habite (www.formationclown.com). Il s’agit d’utiliser nos défauts et nos failles, puis de les caricaturer. Cela semble très libérateur au dire de l’auteur!

Les clowns thérapeutiques existent dans plusieurs pays. Au Québec, ils sont engagés par l’organisme Jovia (www.jovia.ca).

 

SIROIS, Michèle, Clowns d’hôpitaux, c’est du sérieux!, Montréal, Éditions La Semaine, 2014, 204 p.

Laissez un commentaire




© Bibliothèque et Archives nationales du Québec