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Pour sortir de l’hiver…

11 mai 2014 par Catherine Lévesque | Catégorie(s) : Littérature française, Littérature québécoise

Quelque chose comme une odeur de printemps d’Annie-Claude Thériault est avant tout la voix de Béatrice, une adolescente de 13 ans qui raconte l’étrangeté de son univers.

D’abord, il y a ses parents, complètement dépassés par le fait que Joachim, leur fils, présente des symptômes de schizophrénie. Puis Philomène, la petite sœur à l’esprit scientifique dont les réactions sont dénuées d’émotion.

Il y a aussi les amis et les personnages qui habitent le quartier. Wu, la Chinoise adoptée qui peint des personnages difformes et grotesques; monsieur Pham, le propriétaire du dépanneur, qui cuisine des rouleaux impériaux extraordinaires; et Mohammed, le client ventripotent et généreux. Grâce à eux, Béatrice émerge de son cocon familial pour se tourner vers d’autres univers plus légers et remplis d’exotisme.

Émaillé de descriptions colorées et odorantes, ce roman nous fait parcourir les événements qui marqueront l’adolescence et le début de la vie adulte de Béatrice. Une soirée de hockey au Forum de Montréal, le référendum de 1995 sur l’indépendance du Québec et plein de péripéties familiales drôles ou tristes sont racontés avec les yeux de cette adolescente au regard créatif et lucide à la fois.

Voilà le premier roman d’une écrivaine dont on quitte l’univers à regret, car la vie y est décrite avec énormément de saveurs et d’originalité; de la plus âcre à la plus fraîche en passant par l’aigre-douce.

THÉRIAULT, Annie-Claude, Quelque chose comme une odeur de printemps, Ottawa, Éditions David, 2012, 169 p.

 

Si vous avez aimé le livre à succès La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, L’autodomestication, le premier roman de Laurent Weber, pourrait vous plaire aussi. On y retrouve le même thème du gagnant à la loto complètement paralysé par un montant d’argent exorbitant.

Également écrit sur le ton de la confidence, un homme, cette fois, raconte son silence envers son entourage à propos de ce gain. Il parle de ses rêves, de ses craintes, de son bouleversement et, surtout, de sa quête de sens.

Que feriez-vous si vous deveniez soudainement millionnaire ou encore milliardaire? En lisant ce livre, on ne peut que se poser la question.

Laurent Weber travaille dans l’audiovisuel et cela transparaît dans son écriture, car les images y abondent. Il a également une facilité pour les jeux de mots qu’il utilise de façon très amusante.

L’autodomestication est un roman qui nous surprend et qui nous rappelle la force du conditionnement.

WEBER, Laurent, L’autodomestication, Angoulème, Égo comme X, 2012, 78 p.

 

Un commentaire pour “Pour sortir de l’hiver…”

  1. That’s not just logic. That’s really seinebls.

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